Compteur

Vendredi 18 décembre 2009                                                                                                                                        Conseil de la CCEG du 23 septembre 2009  : Discussion sur le PPAD -   

Le texte ci-après est la reproduction intégrale du débat qui a eu lieu lors de ce Conseil de Communauté. Même si les termes employés par les responsables du Bureau d'Etudes notamment sont parfois relativement abscons, et souvent des néologismes, on peut estimer intéressant ce débat ainsi que les idées émises : on peut remarquer la vision plus large et évoluée de certains élus, et au contraire celle qui est plus frileuse et toujours tournée vers le nombril de sa place de l'église pour d'autres élus...
Pour ce qui concerne Saint Mars, ses représentants  ont été totalement absents du débat: Absence du maire, M. Maindron; délégués marsiens sans doute à court d'idées ou ne possédant pas une connaissance minimale de ce dossier important pour nos communes dont la nôtre, ou de personnalité trop effacée pour participer et enrichir voire essayer d'orienter le débat.
On peut ne pas partager toutes les idées émises, on peut être inquiet du développement de nos communes qui sera de plus en plus tributaire de décisions prises par des instances dans lesquelles nos voix compteront peu. Mais, il faut bien comprendre qu'au même titre que nous sommes face à  la mondialisation, nous avons une départementalisation "bouffante" elle même de plus en plus tributaire de l'aménagement de nos grandes agglomérations et des Régions.
Notre identité sera sans doute mieux préservée si nous cessons de contribuer au mitage de notre paysage: Sachons au contraire organiser notre développement urbain, le contrôler dans son expansion, et peser sur le développement des moyens de transports notamment vers les lieux de travail, en étant aux côtés des autres communes de la Communauté.
C'est malheureusement trop demander à l'équipe en place: ses atermoiements dans l'étude du PLU, sa frilosité pour ne pas dire son rejet - au moins implicite - des transferts de compétence au niveau communautaire, autant d'aspects pénalisants pour faire entendre notre parole.  " Duportal"

TEXTE DU DEBAT COMMUNAUTAIRE :
«Schéma de secteur - débat sur les orientations principales du PADD
Monsieur le Président cède la parole à Madame Thérèse LEPAROUX, vice-présidente de la commission aménagement de l'espace-urbanisme, qui expose :
En séance plénière des conseils municipaux du 28 mai dernier, une présentation des orientations majeures du PADD du schéma de secteur a eu lieu sous forme de diaporama. Il s'en est suivi un premier débat non formel en présence des élus des communes et des membres du conseil de développement présents.
Dans la continuité de cette présentation, le projet rédigé de schéma de secteur a été transmis fin juillet dans les communes dans la perspective de préparer un débat en conseil de communauté sur les orientations du document.
Ce débat, non sanctionné d'une délibération, est une phase formelle de la procédure d'élaboration du schéma de secteur comme le prévoit l'article L.112-8 du code de l'urbanisme qui stipule :
" Un débat a lieu au sein de l'organe délibérant de l'établissement public prévu à l'article L 122-4 sur les orientations générales du projet d'aménagement et de développement mentionné à l'article L 122.1, au plus tard quatre mois avant l'examen du projet de schéma " (par examen du projet, il est sous entendu l'arrêt en conseil de communauté du projet de schéma de secteurs composé de l'ensemble de ses pièces prévu pour la CCEG au 1er trimestre 2010).
Une présentation des orientations générales du PADD du schéma de secteur d'Erdre & Gesvres est par conséquent exposée à l'assemblée par Mme Thérèse LEPAROUX, MM. HOURS et NOURRY des bureaux d'étude " Terres Neuves et Impact Environnement " chargés de cette mission et Guilaume COUTAND - responsable service aménagement de l'espace.
La présentation du document était articulée comme suit :
. Pourquoi le Schéma de Secteur d'Erdre & Gesvres ?
. A quoi doit répondre le Schéma de secteur d'Erdre & Gesvres ?
Le PADD du Schéma de secteur de la CCEG doit s'imposer dans un rapport de conformité avec le SCOT de la métropole Nantes-Saint Nazaire comme le prolongement stratégique de ce dernier : le schéma de secteur permet d'opérer un changement d'échelle apportant les précisions nécessaires au développement de la CCEG.
. Le PADD s'articule autour de 5 grands objectifs primaires identifiés.
Objectif n°1 :
Préserver le cadre de vie du territoire d'Erdre et Gesvres par une gestion durable des milieux agro-naturels;
Objectif n°2 :
Promouvoir un modèle urbain solidaire et équilibré;
Objectif n°3 :
Diversifier les modes de transports pour optimiser les relations entre les pôles urbains de la CCEG et vers l'agglomération nantaise;
Objectif n°4 :
Promouvoir de nouvelles formes urbaines économes en espace et intégrées à leur environnement;
Objectif n°5 :
Organiser le développement économique d'Erdre et Gesvres pour favoriser un rééquilibrage actifs / emplois
. Les moyens identifiés pour atteindre ces cinq objectifs :
. la confortation de l'activité agricole et la valorisation d'un espace agricole pérenne
. le renforcement du maillage urbain de la métropole Nantes Saint Nazaire
. le logement et la solidarité territoriale
. l'amélioration de l'accessibilité de la métropole et la structuration des transports collectifs
. le développement des richesses et de l'emploi
. la valorisation de l'environnement et la définition d'un cadre de vie pour tous.
Les membres de l'assemblée plénière ont été invités à débattre sur ces orientations présentées.
Monsieur Bruno MIOT fait remarquer que lors de la commission, il avait été fait état de mentionner des corridors autour de la zone aéroportuaire.
Monsieur Guillaume COUTAND précise que les corridors en question ont été identifiés sans prendre compte particulièrement de la plate-forme aéroportuaire dans l'état initial de l'environnement ; en phase PADD, le projet de plate forme vient se positionner sur ces corridors ; on insiste, dans la légende de la carte, sur le fait qu'il y a à garantir le rétablissement de ces continuités de corridors en fonction de l'arrivée potentielle de la plateforme.
Monsieur Jean Luc BESNIER demande si l'amélioration des voies de communication entre Nort sur Erdre et Nantes a été prise en compte dans la classification des infrastructures.
Monsieur Guillaume COUTAND précise que les infrastructures routières concernant cet axe identifiées sur la carte présentée dans le PADD sont de niveau 2, c'est-à-dire qu'elles participent au réseau routier majeur de la métropole, notamment le projet de RD 178 en tant qu'axe aujourd'hui existant.
On pourrait, conformément à l'avis de Petit Mars, mentionner le fait que sur la RD178, il existe un projet visant à apporter des aménagements de sécurité et de déviation de bourg qui participera à améliorer le confort de circulation sur le territoire, sachant que cette carte vise aussi à représenter ce que pourraient être les incidences et nuisances sonores liées aux infrastructures routières.
Monsieur Yves DAUVÉ précise que c'est la même problématique sur l'axe Ancenis-Nort-Savenay ; l'axe et le fuseau ont été retenus après discussion pour améliorer la sécurité en priorité.
Monsieur GOISET ajoute concernant la RD178 qu'il s'agit d'un projet à l'étude depuis une vingtaine d'années ; aujourd'hui, les communes sont d'accord sur le tracé, mais l'on se heurte toujours à des difficultés auprès des services de l'Etat entre autres pour obtenir la réalisation des ces travaux indispensables ; il faut que ce projet aboutisse.
Yves DAUVE ajoute qu'il a bien été pris en compte que ce projet est complémentaire à l'ouverture de la ligne ferroviaire.
Suite à ces interventions, il est acté de faire figurer le projet de la RD 178 sur la carte du PADD en affirmant qu'en état actuel de la voie, les élus souhaitent qu'elle soit aménagée conformément au plan départemental routier afin de véritablement la sécuriser et d'éviter le bourg de Petit Mars.
Concernant le renouvellement urbain, Monsieur GAUGEZ s'interroge sur la pertinence d'attribuer à chaque commune, quel que soit le type de famille défini, le même pourcentage de renouvellement urbain. Il pense que la population ira vers les pôles structurants qui sont dotés d'équipements contrairement aux autres communes qui n'offrent qu'un minimum de services.. Il émet son désaccord sur ce qu'il considère comme une vision uniforme de l'application du pourcentage de renouvellement urbain. Cette interrogation a été soulevée par le Conseil municipal de Petit Mars.
Réaliser du R+1 ou R+2 sur les communes, ce qui constitue, selon lui, le renouvellement urbain des centres bourgs, expose ces communes à ne pas trouver de public.
Pour lui, il existe un risque d'établir des plans d'urbanisme non réalistes.
Monsieur Benjamin HOURS du Bureau d'études explique que la notion relation équipements services/ typologie résidentielle reste à mesurer, car les communes pourront accueillir des populations en individuel demandeuse également de services et d'équipements.
Monsieur GAUGEZ précise ses propos en ajoutant que les habitants qui vivront en petits collectifs ont besoin de services et que cela est une condition sine qua none de leur installation.
Monsieur Jean GOISET comprend la position de M. GAUGEZ, cependant, il considère que cette typologie R+1, voire R+2, existe sur quelques communes qui trouvent des occupants pour ces logements ; il cite Fay de Bretagne avec la réalisation récente d'une trentaine de logements ; même s'il existe un turn over important sur ces logements ; ce qui est leur fonction dans le parcours résidentiel.
Ce débat, expose Monsieur Guillaume COUTAND, renvoie au projet urbain dans une perspective de schéma d'aménagement de centre bourg ; l'urbaniste qui y travaillera aura systématiquement le référentiel de hauteur de centre bourg pour recomposer la forme urbain. En fonction de l'endroit où l'on se trouve dans la zone U, on se trouvera dans des situations différentes ; mais ce type de logements permet de construire la ville et de restructurer un front urbain.
Il pense qu'effectivement la population appelée à occuper des petits collectifs aura besoin de services de proximité.
Pour Monsieur Jean Louis Charbonnier, il ne faut pas poser ces questions indépendamment des équipements de vie collective qu'il faut instaurer sur les communes où il y a des carences ; il y a des besoins qui devront être satisfaits notamment pour des communes en évolution en passe d'atteindre un certain seuil de population ; certains besoins devraient même être satisfaits dès à présent.
Monsieur Emile SAVARY pense que les capacités de renouvellement d'une commune à l'autre sont différentes et que cet état de fait est plus lié au parcellaire ; Treillières par exemple dispose d'un bon nombre de grandes parcelles même dans le centre bourg que les propriétaires divisent ; la commune doit par conséquent gérer ce problème pour garder une densification urbaine cohérente conforme à la partie ancienne du bourg.
Par ailleurs, Monsieur SAVARY considère que le terme " objectifs " concernant le nombre de logements n'est pas approprié, ayant une connotation de course au plus grand nombre d'habitants. Il s'agit plus de s'interroger sur la façon de rendre possible ces objectifs plutôt que d'être dans l'optique de les atteindre.
Par contre, les objectifs de diversification du logement sont nécessaires, car certains types de logement deviennent de plus en plus inaccessibles à une certaine catégorie de population.
La commune de Treillières se dit prête à travailler pour rendre possible la densification proposée, mais ce ne sera réalisable que si la commune dispose d''un système de transport en commun nettement plus efficace qu'aujourd'hui ; c'est une condition totalement indispensable.
Il faut estimer aussi le besoin d'équipement lié à ces objectifs d'accueil de population.
Monsieur Benjamin HOURS explique que par le terme d'objectifs, ce qu'il faut percevoir c'est essayer d'anticiper la pression maximale qui pourrait être celle pesant sur le territoire d'Erdre & Gesvres tout en consommant le moins d'espaces possibles et le mieux possible.
Monsieur SAVARY comprend cette idée, mais craint que l'affichage auprès de la population introduise une mauvaise compréhension ; il faut plutôt parler de potentiel ou de capacité à construire.
Serge DREAN s'interroge sur le schéma de secteur en termes d'écologie ; on parle de taxe carbone que les gens qui ne peuvent se loger près de leur travail devront payer pour leurs déplacements. Par ailleurs, il rebondit sur le développement de Fay de Bretagne et se demande s'il faut aller sur ce type de développement pour le type famille 4. Il pense que l'on va à l'encontre du développement durable dans lequel la CCEG s'inscrit. Il pense que le type d'habitat collectif devrait se faire plutôt dans les pôles structurants.
Monsieur HOURS rappelle que les élus, lors des ateliers de travail, ont exprimé la notion de solidarité territoriale défendue par la CCEG par la participation de toutes les communes à la production de logement social et à la production de réinvestissement des centres urbains.
Jean Luc BESNIER pense que sans entrer dans une course au plus grand nombre d'habitants, il faut tout de même assurer le renouvellement de la population qui est un enjeu pour les communes pour faire vivre les structures existantes.
Il demande par ailleurs quels outils ont été utilisés pour faire la répartition entre les communes de la famille 4. Il s'interroge également sur le bilan carbone pour la commune de Petit Mars à proximité de Nantes qui subira une circulation importante.
Monsieur Guillaume COUTAND précise que les bases utilisées sont les chiffres du PLH révisés par les éléments du PDH ; ce sont les capacités maximales que les communes souhaitaient atteindre en termes de développement urbain.
Les éléments qui ont permis la ventilation par commune, correspondent à des hypothèses de logement recueillies auprès des communes pour bâtir le PLH.
Monsieur Jean Luc DURAND précise que le calcul fait par le Bureau d'études pour démontrer ce qui relève du renouvellement urbain est basé sur les chiffres du PLH. Il rappelle que l'on considérait qu'à terme, après exécution du PLH, on devait rester avec les équipements scolaires existants ; Si l'on veut maintenir ce même nombre d'élèves dans les équipements existants, il faudra des logements suffisants.
Les petites communes devront continuer à progresser, car sinon elles se heurteront au problème de vieillissement de population et donc perdront leur dynamisme.
La question à se poser et de savoir quel est le seuil minimum pour chaque commune pour maintenir son niveau de développement et son dynamisme.
Monsieur Daniel CHATELLIER confirme ces propos en illustrant avec l'exemple de la commune de Sucé sur Erdre dont la population n'a pas augmenté pendant six ans et qui a fermé deux classes. Concernant la densification de l'habitat, il y a un vrai problème de stationnement dans les bourgs qui limitera cette densification. Il faut également conserver les commerces en centre bourg.
Comment développer et rajeunir la population sans reconstruire d'équipements supplémentaires type écoles ? En fonction des habitants qui viendront sur la commune, les objectifs seront à réexaminer en fonction de la typologie de la population accueillie.
Monsieur Jean GOISET précise que la notion de surfaces maximum à consommer en matière d'habitat sera à prendre en compte par les communes qui devront densifier suffisamment leur bourg compte tenu entre autres qu'il n'y a plus d'extension de constructions dans les villages.
Monsieur HOURS rappelle que le SCOT impose une réduction d'au moins 10% de la surface foncière consommée : l'objectif du schéma de secteur est plus important que celui du SCOT, mais le territoire de la CCEG doit gérer d'autres problèmes agroenvironnementaux que d'autres secteurs du SCOT de la métropole Nantes-Saint Nazaire.
Pour Daniel MITRE le mot " objectifs " utilisé est mal défini ; il serait intéressant qu'il soit clairement défini.
Madame LEPAROUX pense effectivement que l'on devrait employer le terme " valeurs maximales " ; le document sera modifié dans ce sens.
Elle ajoute que sur la notion de réduction de consommation de l'espace, l'objectif est bien que les communes vivent et se renouvellent en dehors de toute idée de course au plus grand nombre d'habitants. Ceci dit, les schémas proposés, issus des données des communes dans le cadre du PLH, ont pour but de montrer la cohérence du montage du schéma de secteur et les engagements à venir.
Monsieur COUTAND précise que le territoire enregistre sur les deux dernières années une production de logements bien inférieurs à l'objectif de production de 500 logements présenté (2008 : 330 logements).
Monsieur GOISET souligne toutefois qu'en matière de logements sociaux, le territoire se trouve bien face à des objectifs minimum fixés et qu'il doit tout mettre en oeuvre pour les atteindre.
Jean Luc BESNIER en accord avec la notion d'économie d'espace, revient sur le nombre maxi de logements qui pour la commune de Petit Mars est le moins élevé. Il n'est pas sûr que ce nombre soit suffisant pour assurer, entre autres, un renouvellement de jeunes permettant de sauvegarder les structures scolaires et enfance jeunesse. Il demande s'il est possible de reventiler la production de logements pour la commune de Petit Mars.
Guillaume COUTAND apporte deux éléments de réponse :
Est-ce que la CCEG veut garder cet objectif de 500 logements et ne pas le dépasser ? Auquel cas il faut reventiler la production de logements entre type de familles.
Il rappelle que l'atteinte des objectifs du PLH s'apprécie par secteur du PLH et pas par communes.
Il ajoute qu'il faut absolument être vigilant dans le rapport de présentation du PLU pour justifier le scénario de développement de manière à démontrer la compatibilité du PLU par rapport au secteur du PLH.
Monsieur DREAN, par rapport à l'objectif de diminution de 30% de consommation foncière, s'interroge sur deux points :
que font les autres communes autour de Nantes puisque le territoire de la CCEG est plus proche des communes de la deuxième couronne de Nantes que de Saint Nazaire et dans le cas d'un objectif assez ambitieux à 30%, le territoire ne sera-t-il pas moins attractif car plus de densité, de petites parcelles et de collectifs ?
Il pense qu'il y a un intérêt à regarder ce qui se passe sur les communes de la deuxième couronne de Nantes.
Pour M. HOURS, la densification n'est pas une entrave au dynamisme et à l'attractivité d'un territoire, au contraire.
Guillaume COUTAND fait référence au schéma de secteur de la CARENE, pour lequel l'objectif fixé est de 30 logements à l'hectare (en dehors de Saint Nazaire).
Dans le DOG, il pourrait être proposé de fixer des densités suivantes : 15 logements à l'hectare pour le type de famille 4 :, 19 à 20 logements à l'hectare pour le type de famille 3, 23 pour la famille 2 et 27 pour les pôles structurants type de famille 1.
Monsieur Alain ALVERHNE demande comment a été déterminé le chiffre des 32 000 ha de zones agricoles pérennes.
En second point, il observe que la nécessité impérative de mener en parallèle la question du transport collectif, voire même de la voirie - notamment pour Treillières un accès sur la route nationale - n'apparaît pas suffisamment ; ce qu'il regrette.
Monsieur Dominique MICHENOT, pour rebondir sur les différents propos échangés sur le développement durable, expose la position exprimée par le conseil de Treillières qui considère qu'il ne faut pas aborder le développement urbain uniquement sous l'angle du logement ; il s'agit d'habitat, de zones commerciales et tertiaires. Il est important de l'écrire. Il faut travailler à l'articulation de l'habitat et du transport en priorisant le transport collectif et à la création d'emplois en veillant à la localisation de ces emplois, car il faut éviter les villes dortoir.
A propos des objectifs, il existe selon lui un objectif qui est celui des 660 ha dédiés à l'habitat; le nombre minimal de logements à l'hectare est un réel objectif à tenir.
Monsieur Ronan LE LAYEC souhaite savoir si l'on a et si l'on peut mesurer le phénomène du vieillissement de la population puisque l'on parle d'horizon 2030 ainsi que le phénomène du relogement sur le territoire (maisons trop grandes…)
Monsieur HOURS répond que cette prise en compte du vieillissement de la population est en partie considérée dans la notion de renouvellement réinvestissement urbain et réappropriation de l'urbain existant.
Concernant l'amélioration de l'accessibilité et la structuration des transports collectifs, les membres du Conseil de communauté ont exprimé leurs observations.
En préalable Mme LEPAROUX procède à la lecture de l'extrait du projet de PADD sur les infrastructures routières de niveau 2 et notamment de l'axe RD16/RD 164 :
" l'axe RD16/RD 164 est traité non pas comme une liaison structurante de niveau 1, mais comme une route principale à 1x2 voies intégrant des aménagements de sécurité dans l'esprit de l'actuel projet départemental de RD 178 (échanges avec carrefours à niveau et accès directs regroupés, éventuels créneaux de dépassement). Cette infrastructure ne doit pas être déstructurant pour le territoire de la CCEG, mais au contraire servir à son irrigation. A ce titre :
1) elle doit se rapprocher au plus près du tracé des RD existantes, en privilégiant, quand c'est possible, la réutilisation de leurs emprises, pour favoriser la liaison fonctionnelle et temporelle entre Ancenis et Savenay.
2) elle doit permettre de contourner les bourgs et villages les plus proches (Nort sur Erdre, Les Touches…) en étant suffisamment perméable pour permettre d'assurer le développement des projets urbains (notamment des gares) et économique (parc d'activité stratégique de la Cosnière) raccordés à leur contournement. A cet effet, il sera privilégié le giratoire à l'échangeur, ce qui concourra en outre à une meilleure économie de la consommation de l'espace ;
3) elle doit contribuer au développement de Nort sur Erdre dans le cadre de la confortation de ce pôle structurant et ne pas servir à la création de nouvelles zones d'activités le long de cette itinéraire ;
Devant être le moins consommateur d'espace possible, l'aménagement de cet axe ne doit être ni une barrière, ni un facteur de déstructuration de l'espace agricole "
Monsieur Lionel LARDEUX expose qu'effectivement la commune de Héric est concernée par cet axe qui traverse la commune sur environ une douzaine de kilomètres. Au même titre que la limitation d'espace pour le logement, il considère que cela concerne également les routes et les zones économiques. En ce qui concerne l'axe RD164, la commune souhaite qu'il ne consomme pas plus d'espace ou ne vienne couper le territoire plus qu'aujourd'hui et occupe les axes existants de façon à limiter l'emprise sur les zones agricoles.
Concernant le contournement des bourgs, il faut également prévoir ce dispositif pour les communes de Héric et de Fay de Bretagne.
Monsieur GOISET rappelle qu'il est d'accord sur le principe de minimiser la consommation de l'espace et de se rapprocher au plus près de l'axe existant. Par contre, il exprime son désaccord sur le fait d'écrire que l'axe RD16/RD164 n'est pas une voie structurante et ne voit pas comment un PADD peut s'opposer à un plan départemental routier. Pour lui, on ne peut pas considérer que le territoire, et notamment le nord du Département, regorge d'axes structurants en dehors de l'axe Nantes Rennes.
Il constate une contradiction, car pour atteindre les objectifs de rééquilibrage actifs-emplois, il faut mieux desservir l'Est du territoire ; comment développer une zone d'activités -La Cosnière à Nort sur Erdre- sans axe routier structurant.
Par ailleurs, si le contournement des bourgs n'aboutit que sur des axes secondaires ou existants, se pose le problème de la prise en charge de ces réalisations.
Le conseil de Nort sur Erdre, à l'unanimité, a demandé de revoir l'écriture de ces paragraphes.
Par ailleurs, concernant la commune de Petit Mars et la RD 178, Monsieur GOISET regrette, même si c'est un oubli, qu'elle ne figure pas sur les cartes présentées car elle nécessite d'être sécurisée ; il faut donc la faire figurer sur les cartes.
Monsieur Jean Jacques KOGAN expose que le problème de cet axe a été débattu aussi en commission infrastructures.
Le département dans un premier temps prévoyait une 2x2 voies, mais revient sur l'idée d'une 2 voies avec cependant une emprise foncière d'une 2x 2 voies avec l'hypothèse d'une voie de desserte en site propre pour le transport en commun.
La réponse en termes de création de routes au problème de circulation entrainera un surplus d'utilisation des axes routiers et donc de circulation ; dans le cadre du développement durable, faut-il miser sur la route à tout crin.
Le Département devrait davantage se pencher sur développement du transport collectif dans le sens Est-Ouest actuellement inexistant.
Pour Monsieur Daniel CHATELLIER, considérant le revirement de position du Département, on constate que l'on se trouve toujours sur la même emprise foncière, mais avec un souhait d'irriguer le territoire Est-Ouest avec du transport en commun et en site propre.
Il se dit totalement en désaccord avec un projet 2x2voies. Il lui parait indispensable d'avoir des engagements du Département s'il persiste dans son schéma départemental sur le développement du transport en commun sur cet axe.
Monsieur Yves DAUVÉ considère que l'on se trouve dans la même problématique que pour la RD 178, si l'on refait des routes ce n'est pas pour attirer les voitures mais pour sécuriser et aussi pour permettre le développement du transport en commun.
La commune n'est pas pour une 2x2 voies, mais pour un axe structurant devant être utilisé, sécurisé et utilisé par le transport en commun qui devra être rapide pour être attractif.
Monsieur Jean Jacques KOGAN ajoute que la commission infrastructures avait aussi soulevé le problème de la redondance de ce barreau avec le projet de barreau Sud de l'aéroport ; situation qui va à l'encontre de l'économie de l'espace et génère un doublement de dépenses.
Monsieur Dominique MICHENOT vient compléter ces derniers propos. Il estime positif le fait que, pour une fois sur un département, on organise le développement du territoire en ne ramenant pas tout sur la métropole, mais en réalisant des liaisons transversales et en ménageant la possibilité de transport collectif.
Monsieur Emile SAVARY signale que lors du débat au sein de sa commune, il a été aussi évoqué qu'il ne fallait pas exclure la nécessaire création de voies nouvelles à certains endroits pour fluidifier la circulation et diversifier les lieux de passage - exemple à Treillières accès à la RN137.
Madame LEPAROUX par rapport à cela explique que le schéma de secteur a été présenté en Bureau du SCOT le 25 septembre.
Par rapport aux axes routiers, le SCOT dit qu'il ne faut pas créer des routes partout ; l'écriture du PADD sur RD 16/RD 164 convient aux membres du Bureau du SCOT ; par contre, une nouvelle écriture sollicitant la construction de voies nouvelles risquerait de ne pas être jugée compatible.
Monsieur ALVERHNE fait remarquer que, pour Treillières concernant l'accès à l'axe national, il n'y pas grand-chose à faire pour qu'il existe ; il ne s'agit pas là d'une création de route nouvelle.
Monsieur GOISET insiste sur le fait que s'il n'y a pas d'axes structurants sur le territoire pour l'amélioration de la circulation routière, il y aura situation de blocage en matière de développement de l'habitat.
Monsieur DREAN pense qu'il faut assortir l'objectif des valeurs maximales en matière de politique habitat d'une réserve faisant état de la nécessité d'une politique de transports comme condition de réussite.
Pour Monsieur Jean Luc DURAND, ce n'est pas seulement une réserve, il s'agit de l'afficher comme un préalable à la politique de développement de l'habitat.
A propos de l'objectif n°5 : organiser le développement économique d'Erdre & Gesvres pour favoriser un rééquilibrage actifs/emplois, Monsieur Philippe TROTTÉ demande si l'élargissement de la RN165 a été pris en compte dans le calcul des surfaces situées hors des 32 000 ha de zones agricoles pérennes.
Monsieur COUTAND répond que cet axe est globalement pris en compte puisque cette route est, pour partie, en droit des zones d'activités, déjà classée en zone Ue avec une zone non aedificandi.
Monsieur SAVARY s'interroge : est-ce qu'il ne faudrait pas aussi chiffrer des objectifs ou des planchers à atteindre en termes d'emplois pour avoir des repères en proportion de l'habitat souhaité de telle façon qu'au minimum le rapport ne se dégrade pas entre le nombre d'habitants et d'emplois sur le territoire et pour rendre possible une évaluation.
Monsieur Albert FREMONT en réponse, considère qu'il faut fixer des critères rapport surface nombre d'emplois à appliquer ; les entreprises ne vont pas s'installer sur les zones sans l'aval des élus qui ont la main.
Monsieur DURAND rappelle que c'était l'objectif premier du projet de territoire : rééquilibrage actifs/emplois.
Madame LEPAROUX explique que l'on n'a pas trouvé les moyens pour traduire cet objectif et le quantifier dans un document d'urbanisme. Certains éléments ont été portés : par exemple, le souhait que tout l'emploi tertiaire doit être prévu prioritairement près des gares ou des pôles structurants.
Il faut reprendre l'expression du projet de territoire et de la stratégie économique.
Pour Dominique MICHENOT, il est important d'exprimer cette orientation. Par ailleurs, il ajoute qu'il ne faut pas oublier les emplois que génèrent les artisans.
Madame LEPAROUX répond que cette problématique a été prise en compte par le maillage de zones de proximité sur tout le territoire.
Monsieur Jean Luc DURAND n'est pas tout à fait convaincu que les élus auront la main sur l'installation des entreprises ; par contre, la CCEG peut se doter d'une stratégie économique en exprimant la volonté de privilégier un certain type d'activités économiques porteuses d'emplois pour un meilleur rapport occupation du territoire/nombre d'emplois.
La CCEG doit donc bien réfléchir sur la spécialisation des zones.
Monsieur DREAN rebondit sur les propos de M. DURAND sur l'objectif de rééquilibrage actifs/emploi sur lesquels il est en accord ; par contre, selon lui, la CCEG n'a pas de stratégie économique bien définie et surtout pas de politique de communication qui devrait être plus pertinente.
Madame LEPAROUX rappelle que lors de l'inauguration du siège et plus particulièrement de l'hôtel d'entreprises, une information sera faite sur le domaine du développement économique et de l'emploi.
Monsieur Jean Pierre GAUGEZ intervient pour exprimer deux observations.
La première porte sur le manque d'expression sur le captage de l'eau potable de Mazerolles.
La seconde remarque porte sur la forme du document qui pour lui est un document très lourd, difficilement lisible et compréhensible ; il y a de nombreuses redondances ; il mériterait d'être restructuré dans la mesure où ce document sera soumis à la population pour concertation.
Monsieur LE LAYEC souhaite que, sur les cartes présentées, figurent des indications de situation géographique par rapport aux secteurs limitrophes pour en faciliter la lecture.
Remarque qui sera prise en compte.
Madame LEPAROUX conclut en notant les deux grandes remarques exprimées par les élus du Conseil ; l'une sur la densité et une autre sur la problématique des transports.
Sur l'ensemble des objectifs avancés, en prenant compte des remarques sur les points à revoir et sur la forme qui seront prises en considération, Madame LEPAROUX s'assure de l'accord des membres du Conseil pour poursuivre dans ce sens là l'écriture du document d'orientation générale (DOG).
Pour Monsieur Daniel CHATELLIER, il n'y a pas d'ambigüité sur les objectifs. Cependant, par rapport à la population notamment, il faut avoir une vision des moyens qui seront mis en oeuvre pour aider les communes à atteindre ces objectifs en sachant qui assurera la maîtrise d'ouvrage et la prise en charge financière des actions à mener.
Madame LEPAROUX précise qu'aujourd'hui, la CCEG est dans un projet d'aménagement et de développement durable qui a pour but de s'entendre sur les objectifs. Ensuite, la deuxième étape sera l'élaboration du document d'orientation générale qui concrétisera les objectifs.
Elle ajoute que ce document projet devra être soumis au Syndicat Mixte du SCOT qui pour l'instant, à l'issue des premières réunions de concertation, est jugé compatible au SCOT de la métropole Nantes-Saint Nazaire en dehors peut-être d'un point particulier concernant la question des villages qui sera sans doute à écrire différemment, notamment la reconnaissance en tant que village du secteur Curette-La Loeuf-Tunières.
La concertation va se poursuivre avec, d'une part, la réunion publique du 21 octobre avec la contribution du Conseil de Développement d'Erdre & Gesvres sur ce sujet et d'autre part, les réunions avec les Personnes Publiques Associées(PPA) Etat, Conseil Général, SCOT voisins, chambres consulaires. Une exposition itinérante dans les communes destinée à l'information de la population sera également mise en place immédiatement après la réunion publique.
Débutera ensuite le travail pour l'élaboration du Document d'Orientation Générale 2010 à échéance début mars, document prescriptif aux PLU et outil de travail pour construire les PLU en regard des objectifs affichés dans le PADD.
Monsieur COUTAND ajoute que l'objectif des élus est d'arrêter le schéma de secteur au 1er trimestre 2010, ce qui doit permettre d'obtenir les avis des Personnes Publiques Associées pour début juin et ainsi envisager une enquête publique qui pourrait être programmée en juin et juillet 2010 pour mettre à profit la période d'été pour permettre le travail du commissaire enquêteur. Il pourrait ainsi être envisagé d'approuver le Schéma de Secteur fin 2010.
Madame LEPAROUX remercie les communes et les membres du Conseil de communauté pour leur contribution sur ce document qui sera revu par le Bureau d'études en tenant compte des modifications souhaitées par le Conseil.
Elle remercie également le bureau d'études, le responsable du service aménagement de l'espace-urbanisme-habitat pour tout le travail fourni sur cet important dossier.
Monsieur le Président, Jean Goiset remercie Thérèse LEPAROUX pour son investissement sur ce dossier en collaboration avec la commission, le comité de pilotage et le responsable du service.»

  L'enquête sur les déchetteries - Jeudi 14 mai 2009

Le 5 décembre 2008, Duportal vous informait dans cette rubrique, de la décision prise "à une large majorité" par la Communauté de poursuivre l'étude d'implantation d'une déchetterie à Notre Dame des Landes pour la somme de 41500 euros- les représentants de Saint Mars avaient voté pour ce projet et Duportal estimait pour le moins "douteuse" cette position.
Il ne semble pas que ce projet ait été évoqué lors d'un Conseil à Saint Mars; en tout cas, il ne fut pas mentionné dans le bulletin municipal.
Or, qu'apprend-on sur le site de la Communauté?? Que l'étude est gelée dans l'attente des résultats de l'enquête lancée en mars 2009 par le cabinet Girus auprès de 501 habitants de la Communauté...
Mais l'étude pour N-D des Landes a bien été financée? des provisions ont été versées au cabinet concerné? Si cette étude ne va pas à son terme, il y aura probablement un dédit? Aura-t-on le courage de nous informer très précisément sur les conséquences: y-a-t-il eu ou non mauvais engagement de fonds publics?
Non seulement cette affaire doit être évoquée publiquement au Conseil Communautaire, mais de plus, elle doit être retraduite auprès des populations: On ne peut être élu sans assumer ses responsabilités.
Quant à l'étude du cabinet Girus : 37 personnes ont été consultées sur notre commune: personnes choisies selon les règles scientifiquement exactes dans ce genre d'étude pour constituer un panel très représentatif : profession, âge, etc...
Le titre du rapport d'enquête est à lui seul significatif du but recherché " Enquête de satisfaction" !!
Mais qu'est ce que cela veut dire dans ce domaine bien particulier de "service, de réponse à un besoin" que représente une déchetterie? Une commune de 4200 habitants dont près de la moitié sont répartis dans environ 50 villages du Nord au Sud de la commune  sur une longueur d'environ 7 kilomètres !
Il est regrettable que les commanditaires de cette étude - dont les représentants de Saint Mars - n'aient pas compris qu'un tel panel ne pouvait être valable notamment pour Saint Mars, tant au niveau du très faible nombre de personnes consultées qu'en terme de découpage des secteurs d'habitat (La Renaudinière ou la Déchausserie, la Goulière ou la Gâcherie...que voulez-vous tirer de valable d'une telle "interrogation téléphonique" dite "étude" par ce cabinet sans doute compétent basé à Lyon (environ 70 collaborateurs pour des études sur l'ensemble du territoire français si nos informations sont bonnes)?
Ainsi, le rapport estime qu'aller 1 à 3 fois par an à la déchetterie est signe d'utilisation régulière! De ce fait, on obtient une satisfaction  de 92 % !
Une lecture objective conduit plutôt à considérer que les 2/3 au plus sont des utilisateurs réguliers!
Duportal - utilisateur très régulier et adepte du tri sélectif - remarque que - quel que soit le jour d'ouverture - ce sont les mêmes utilisateurs pour 75 % d'entre eux...et ils ne représentent certainement pas le même poids dans la population.
quand on relève que sur les 8 % de "faibles ou non utilisateurs", 38 % n'ont pas de déchets à y apporter..Peut-on le croire? même s'il est vrai que l'habitat est essentiellement pavillonnaire avec jardin, mais le compostage ne répond pas totalement à l'interrogation...
Les résultats concernant Saint Mars notamment laissent pantois: Les Marsiens vont à 100% à la déchetterie de la Goulière, et ce sont les 37 personnes interrogées qui le disent...MAIS, les rédacteurs de "l'étude" ajoutent:
«Constat: Cependant dans l'étude des données chiffrées, nous sommes partis d'hypothèses relevées à partir des entretiens, d'une analyse de la répartition spatiale de la population et d'une interprétation croisée avec le réseau de communication »
Si, avec de tels critères d'ajustement(de la vraie bouillie pour chat), des élus responsables trouvent encore une quelconque valeur aux conclusions de cette étude...
Quelques autres points donnant matière à réflexion:
  • page 16 : 32 % des personnes interrogées ne savent pas qu'on peut utiliser les autres déchetteries de la Communauté. Effectivement, Duportal ne se souvient pas avoir vu une information à ce sujet dans un bulletin...
- page 17 : « 97 % des personnes interrogées estiment la déchetterie qu'ils fréquentent suffisamment proche de chez eux »:
Cette seule réponse justifie le maintien du réseau de déchetteries actuelles.
Alors, pourquoi toute cette enquête?? Chaque mairie ne connaissait pas le sentiment de ses concitoyens?? Nos communes sont de telles villes que les municipalités ne pouvaient prendre le "pouls" dans cette affaire?? La raison de cette étude est toute autre  et nous y reviendrons.
Concernant les heures et jours d'ouverture, il serait intéressant de connaître le profil des demandeurs d'aménagement: l'étude ne mentionne pas les fréquentations selon les jours ou les plages horaires...et c'est très regrettable!
  • page 27 : Les temps d'attente: c'est parfois un peu long mais il y aurait un minimum de police à faire: refuser l' accès à des "artisans un peu déguisés" parfois le samedi...exiger le stationnement perpendiculaire aux bacs de décharge et non pas le long de ceux-ci, intervenir parfois quand des personnes ne sont manifestement pas pressées et "taillent une bavette" un peu longuette...
  • page 39 : il est dit que 82 % des utilisateurs potentiels sont ouverts ou neutres à au moins "un levier de maîtrise des coûts", mais c'est une question fourre-tout!! Jugez-en :
  * aller plus loin pour déposer ses déchets
  * accepter des horaires d'ouverture plus réduits,
  * accepter que la déchetterie la plus proche accepte des catégories limitées de déchets,
  * payer pour des apports importants de déchets,
Et la question concernant la solution acceptée pour maîtriser les coûts donne le résultat  attendu par la CCEG:
- page 40 : «Pour Saint Mars, 50 % des personnes interrogées (rappelons qu'elles étaient 37) sont généralement d'accord pour aller plus loin pour déposer les déchets »...

MAIS, en même temps, ils sont 64 % à ne pas être d'accord pour réduire les durées d'ouverture de la déchetterie la plus proche (Dont celle de Saint Mars???)
Enfin, la cerise sur le gâteau : «85 % des personnes interrogées n'étaient pas informées qu'une enquête allait avoir lieu...Dont 78 % à Saint Mars » alors que le Maire de Saint Mars - M. Maindron - et son "opposition" en faisaient leur cheval de bataille.
(Pour sa part, Duportal avait donné l'information sur son site dès qu'il en avait eu  connaissance par ses informateurs habituels.)
En conclusion: une "étude" sans doute coûteuse,  mal préparée et incomplète... pour aboutir vraisemblablement à la suppression de la déchetterie de La Goulière.

L'EMPLOI - Les structures et les moyens - Vendredi 5 Décembre 2008

Comme chacun sait, l'ANPE et l'ASSEDIC doivent fusionner afin de créer un "pôle emploi" (pour l'instant, c'est plutôt l'esprit de leurs agents qui est fusion..)
Il s'agira d'une bonne simplification pour les citoyens obligés d'avoir recours à ces services, mais en toute logique, cette restructuration devrait s'accompagner de réduction de personnels. Il faut savoir que la réduction de près de 900.000 demandeurs d'emplois au cours des dernières années n'a pas entraîné de réduction significative des effectifs.
Il faut aussi savoir qu'outre ces services dont les missions sont très complémentaires avec parfois des redondances peu compréhensibles pour le citoyen "ballotté" d'un guichet à l'autre, des services supplémentaires totalement financés par des fonds publics (de la commune à la région et à l'Etat) ont été créés avec des délégations de compétences notamment de l'ANPE.
Les employés de ces services sont de véritables fonctionnaires - même s'ils n'en ont pas le statut - compte tenu de leur financement. Il s'agit notamment des Missions locales et PAIO - plus spécifiquement chargées des moins de 25 ans, et des services communaux ou intercommunaux qui s'occupent aussi des demandeurs d'emploi.
En fait, ce qui manque dans notre pays, ce ne sont pas les services à la recherche d'emplois, mais tout simplement du boulot...Au fait, est-ce que tous ces services qui se côtoient et vivent souvent en autarcie, de réunion en réunion, de phases de réflexion en phases d' expérimentation, ne fatiguent pas autant les demandeurs d'emploi sérieux (et c'est la très grande majorité) que des employeurs manquant de main d'oeuvre (et ceux-ci existent aussi...même s'ils sont souvent plus pingres qu'il ne faudrait)

Dans le département de Loire-Atlantique, on dispose de 20 agences de l'ANPE, 18 agences de l'ASSEDIC, 9 Missions locales ou PAIO dont le siège de la Mission locale Nord à Nozay.
De plus, le territoire communautaire dispose de deux services emplois: l'un à Nort-sur-Erdre, l'autre à Grandchamp des Fontaines.
Ces services assurent aussi par délégation certaines missions de l'ANPE, mais sans contrepartie financière. Duportal se demande parfois à quelle porte frapper face à tous ces organismes...Ne risque-t-on pas, à la limite, en fréquentant tous ces services, de repartir avec plusieurs emplois offerts alors qu'on ne peut souvent n'en assumer qu'un seul à la fois (pardonnez à Duportal de rire sur un tel sujet!)
Enfin, tout n'est pas perdu pour tout le monde: si l'aménagement de la maison pour l'emploi à Grandchamp semble d'un coût parfaitement correct, par contre Nort-sur-Erdre coûtera - pour l'instant il s'agit des chiffres de l'Avant Projet définitif - 1.898.000 euros dont 989.000 seraient couverts par auto-financement  et emprunt (de la CCEG)
(Note: dans la rubrique "emploi" de la CCEG, on a bien les adresses des deux services emplois de la Communauté, mais on n'a pas les adresses des Missions locales de rattachement ou des antennes de l'ANPE)

UNE REFLEXION COMPLEMENTAIRE SUR LE NOMBRE DE FONCTIONNAIRES

L'article ci-dessus conduit Duportal à vous proposer une autre réflexion qui dépasse largement notre petite Communauté.
C'est l'hypocrisie parfaite des responsables de l'Etat, y compris sous M. Sarkozy, lorsqu'on affirme "dégraisser" les effectifs. En apparence, c'est vrai : le nombre de  personnes à statut de fonctionnaires d'Etat diminue, mais les effectifs croissent régulièrement dans des établissements ayant des statuts très variables - de l'association 1901 classique à l'établissement para-public - et dans tous les cas financés sur fonds publics.
Et,je ne vous parle pas des augmentations considérables d'effectifs dans les collectivités territoriales: les mairies ne réduisent pas leurs effectifs malgré les transferts de charges vers les Communautés, la mise en ouvre de moyens informatiques facilitant les tâches administratives, la délégation de nombreux travaux à des entreprises spécialisées...et tout ceci sans  réduire les personnels de voierie ou d'une autre technicité.

COMMUNICATION DE LA CCEG - Vendredi 5 Décembre 2008

Le compte rendu du Conseil Communautaire du 19 novembre est déjà publié sur le site: il faut saluer l'efficacité en matière de communication, et des représentants de notre commune devraient suivre des stages au siège de la Communauté.
A ce Conseil, Saint-Mars était représentée par Mmes Coulon, Launay, et M. Rousseau, le Maire étant absent et représenté par Mme Nourry.
Au fait, le Bureau de la CCEG a rappelé que la Communauté avait pour cible de communication privilégiée: les élus municipaux, la presse, et les habitants (en collaboration avec les communes)
Encore faut-il que la CCEG rappelle à la municipalité de Saint-Mars que ses habitants ont droit à l'information et qu'un site internet de la commune ne serait pas un luxe déplacé...

Anecdote sans gravité :  sur le site de la CCEG - rubrique "démarches administratives" - je recherche "Mission locale":
J' ai alors le choix entre 33 fiches et 8 questions réponses ....et notamment:
"Quelles sont les formalités nécessaires pour procéder à une exhumation" (d'un dossier"??)
"Comment travailler dans l'Administration" (c'est pas si simple que l'homme de la rue le croit !)
 

PROJET DE DECHETTERIE  à N-D-des LANDES ?- Vendredi 5 Décembre 2008

Nous vous avons indiqué qu'un cabinet serait retenu pour déterminer le réseau le plus adapté à mettre en place sur le territoire de la CCEG. Pendant ce temps, on ne fait aucun travaux même a minima à La Goulière.
Cela n'empêche pas la CCEG de décider l'attribution d'un marché d'étude de réalisation d'une déchetterie à Notre Dame des Landes, celle-ci étant inscrite au Contrat territorial avec la Région, une subvention étant parallèlement demandée.
Un représentant communautaire s'interroge néanmoins pour savoir si cette déchetterie sera bien réalisée au terme de l'étude en cours...A une très large majorité, le Conseil communautaire décide cependant de poursuivre l'étude pour Notre Dame des Landes; coût : 41.500 euros...
Qui honorera cette dépense si l'étude du plan d'aménagement global ne retient pas cette implantation? Ou alors, l'étude générale sur le territoire n'est que poudre aux yeux: la création, le maintien -ou non- de sites étant déjà décidé?
Sachez que les représentants de Saint Mars - malgré les inquiétudes sur la pérennité du site de la Goulière - ont voté pour ce projet pour le moins " douteux" et qui n'est pas la marque de la sagesse en matière de gestion des fonds publics. 

DANGER SUR LE RESEAU DES DECHETTERIES  - Vendredi 21 novembre 2008

Le 11 octobre dernier, Duportal vous faisait part de ses inquiétudes sur le devenir des déchetteries, notamment celles de Saint Mars et de Petit-Mars.
Dans son éditorial de novembre, le Maire n'en fait pas état.
Or, une procédure de marché a été lancée par la Communauté et publiée dans les journaux habilités le 30 octobre 2008 : l'objet du marché est une étude sur le réseau des déchetteries intercommunales de la CCEG.
Deux options devront être soumises par les cabinets d'études:
1- réalisation d'une enquête de satisfaction;
2- réalisation d'un bilan carbone des déplacements (usagers et transports des déchets)
La durée du marché est de 10 mois, les candidatures devant être déposées au plus tard le 17 novembre. La validité des offres sera alors de 90 jours à compter de la date limite de réception des offres.
On peut donc estimer que cette campagne - enquête et études- sera terminée pour la fin de l'année 2009.
Mais, un tel marché d'études a été décidé par le Conseil communautaire, les crédits doivent être prévus au budget primitif ou dans le cadre d'un budget additionnel.
Nos représentants ne pouvaient  ignorer cette décision? Ils y ont pris part, ils ont donné leur aval!
Alors pourquoi le Conseil n'a-t-il pas évoqué cette étude depuis son installation en Mars 2008??
Pourquoi ce silence radio?? Tant de la majorité que de l'opposition ! Les membres de l'opposition ne peuvent quand même pas avoir ignoré cette démarche engagée par la CCEG: un cahier des charges ne se réalise pas en quelques jours, de plus, il est discuté en commission.
Or, nous relevons que le 3 septembre, une personne a interrogé M. Marciadri sur son site, lui demandant si la déchetterie de Saint Mars serait maintenue ou non.
Le 2 octobre, M. Marciadri répond: "ce sujet comme bien d'autres n'a toujours pas été abordé par le Conseil municipal.Il ne semble pas toutefois qu'une remise en cause de notre déchetterie soit à l'ordre du jour - affaire à suivre - J'en parlerai lors du prochain Conseil. "


Résultat : le bulletin municipal de Novembre n'en fait aucunement état, tant au cours des deux pages que s'est attribué le Maire - dont on sait que le maintien de la déchetterie était son cheval de bataille par excellence- qu'à la lecture des tribunes libres de ses opposants dont celle de M. Marciadri qui aurait pu communiquer sur ce sujet...
Duportal reste confondu face à ce silence alors que le problème a bien été évoqué à la CCEG et en présence de représentants de la commune.
Il est urgent d'informer la population marsienne sur ce projet afin que l'enquête ne ressemble pas à un sondage de la Star Ac'... On peut être certain que 90 % de la population veut le maintien de cette déchetterie et qu'elle soit réhabilitée. Il faut bien insister sur le fait que la majorité des membres de la CCEG ne connaît pas la géographie ni la répartition des populations sur notre commune.
Il est évident que le Maire sera jugé sur le résultat de cette affaire: Il s'est engagé, il doit bouger et publiquement.
nota bene: Ecrivez "déchetterie" et non pas les fantaisies du genre "déchèterie", déchètterie". (Robert)

DECHETTERIE - Samedi 11 octobre 2008

Cheval de bataille du maire depuis quelques années... même le site de M. Marciadri se pose la question concernant l'avenir de la déchetterie de la Goulière.
Un bref rappel: en 2000, la Communauté Erdre & Isac veut alors racheter la déchetterie de St Mars pour le seul prix de la terre agricole.
R. Lecomte, alors maire, s'il est d'accord pour un transfert de compétence, conscient que le problème de traitement des déchets ne se gère plus au niveau d'une seule commune, accepte mais sous la réserve du maintien de la déchetterie et d'un prix de transfert couvrant la totalité du solde des emprunts courant encore pour cette déchetterie.
La Communauté, malgré la forte opposition de son président de Commission Environnement ( Conseiller général maire de Nort-sur-Erdre à l'époque) finit par céder et le maire de St Mars a la satisfaction de connaître un aboutissement conforme à se propositions  avant de quitter la mairie de St Mars en mars 2001.
Depuis, cette Communauté a été absorbée par celle d'Erdre et Gesvres et les mêmes positions hégémoniques prédominent. Ainsi, on ne fait aucun travaux de mise aux normes de la déchetterie de St Mars, on n'accepte pas certains dépôts (peinture, batteries, etc..); parallèlement la déchetterie des Dureaux à Petit-Mars, devient exiguë.
Alors, braves gens, ne rêvez pas, tout est fait afin que:
1) la déchetterie de St Mars soit fermée : le motif sera "insalubrité et non mise aux normes"
2) la déchetterie de Petit-Mars n'est pas nécessairement sauvée....
Alors quelle position avoir??
Négocier fermement avec la Communauté et en cas de manoeuvres dilatoires, ce qui est le cas depuis de nombreux mois - on nous prend pour des demeurés - taper du poing sur la table et faire des propositions si possible en accord avec Sucé ou une autre commune (Petit-Mars?)de telle sorte qu'une déchetterie puisse desservir tant le bourg de St Mars que le "bas St Mars", Petit-Mars et Sucé-Est.
Il faut savoir qu'une implantation sur le versant de l' Erdre sera combattue notamment par les écolos défenseurs du sanglier (avant de défendre la facilité de vie des gens).
Alors,pourquoi ne pas réfléchir aux terrains "gelés" depuis des décennies, route de de la Forêt, (conduisant à la N.23), là où jadis, avait été envisagé de mettre en exploitation une carrière ?? Certes, les terrains sont hors commune mais si proches...L'Etat et le Conseil Général sont aussi là pour faire sauter des obstacles et pas toujours pour compliquer les choses, mais il faut que les politiques prennent les dossiers et ne les laissent pas aux fonctionnaires des Administrations de l'Etat.
Au fait, combien de responsables de communes siégeant à la Communauté Erdre et Gesvres savent comment est constituée notre commune, long ruban étroit et "piégé" par les Marais pour un tiers de sa superficie?
Bon courage, M. le Maire, mais ne lâchez pas, vous pouvez les faire céder.

Communauté de Communes "Erdre et Gesvres"  - 18 avril 2008

Le nouveau Conseil :

Le 11 avril 2008 a été installé le nouveau Conseil Communautaire dont le Président est désormais Jean Goiset, maire socialiste de Nort sur Erdre.
Celui-ci a été élu par 23 voix contre 18 accordées à Jean Luc Durand, maire de Granchamp des Fontaines, et ancien président de la commission des finances.
On voit ainsi un basculement de la majorité du Conseil au profit de la gauche socialiste, avec l'écartement de la Présidence d'un homme de qualité , à savoir M. Durand, ce qui n'était pas évident au premier examen des résultats intervenus dans les communes....Transparence, transparence...
Les 11 postes de vice-présidences ont été attribuées et notre commune sera éminemment représentée par une adjointe, Mme Launay, élue 8ème vice-présidente, le maire ayant sans doute estimé que sa voix ne serait pas entendue au sein de la Communauté. Mais, de ce fait, le maire ne sera pas membre du bureau, instance interne  où se préparent généralement les positions qui seront soumises au Conseil...
(Nos autres représentants sont : M. Maindron, Mme Coulon, M. Rousseau, et en suppléants: M. Macé et Mme Nourry.) Aucun élu de l'opposition : Sucé, par exemple, a été plus fair-play...

Le nouvel aéroport: Une nécessaire mise au point !!

Lors du dernier Conseil communautaire de la mandature précédente, M. Amossé, conseiller général et ancien maire de Nort sur Erdre, n'avait pas manqué de rappeler dans un discours repris in extenso, mais en langage parfois jésuitique (la formation est là) qu'il regrettait les atermoiements de ses collègues : en clair, au sujet  du nouvel aéroport dont il est, aux côtés de ses amis socialistes du Conseil Général, un farouche défenseur.
Il faudra  désormais que M. Goiset, nouveau Président, mais aussi maire socialiste de Nort sur Erdre et successeur de M. Amossé, son mentor, joue franc-jeu concernant le refus de cet aéroport, car sa majorité ne le suivra pas s'il devient le porte parole de MM. Mareschal et Ayrault. Sa majorité n'est pas monolithique, qu'il y veille bien !
Cet aéroport, voulu par nombre de politiques et d'élus locaux  en l'absence de toute sagesse et de tout raisonnement à long terme, est condamné par les défis auxquels on doit répondre en terme d'environnement notamment. (au fait, quelle est la position du maire de St Mars ?? Il faudra bien qu'on connaisse désormais ses positions...)
Le succès des lignes TGV qui va entraîner à juste titre, faute de rentabilité, la suppression de dessertes de plusieurs grandes villes de province par voie aérienne, condamne encore plus ce projet d'aéroport qui serait dévastateur pour le nord de l'agglomération nantaise et anormalement coûteux par rapport au projet de réaménagement de Château-Bougon.
Mais, au fait, pourquoi Air-France a cité Rennes comme desserte non rentable mais pas Nantes ?? Oubli imposé par le pouvoir?
En conclusion, l'abandon de ce projet ne se fera pas sous la pression d'élus locaux sans  réels poids et pouvoir face au Conseil Général, à la Communauté de l'agglomération de Nantes, et au Conseil Régional, tous organismes verrouillés actuellement, et désormais plus rassurés par la nouvelle majorité d' Erdre et Gesvres. On laissera notre C.C.E.G. continuer son petit bonhomme de chemin pour un recours gracieux, puis administratif...etc..
L'abandon du projet ne se fera que sous la pression populaire qui devra déborder résolument les pouvoirs en place : alors, des élus se positionneront plus franchement pour aider à la disparition de ce projet et à la mise en réflexion d'autres pistes moins onéreuses et plus respectueuses de l'environnement.