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6 juin 2017 - Humour présidentiel

"Kwassa - Kwassa : on y ramène plus (+) du comorien que de la pêche"
Une fine plaisanterie de cette nature proférée par Le Pen lui vaudrait une réaction violente des associations de défense des droits de l'homme ou de la Licra, voire même un procès. Mais, dans le cas présent, c'est de l'humour, certes maladroit, mais sans conséquence, selon la presse toujours aussi laudative devant son messie Emmanuel 1er. Humour maladroit aussi selon l'Elysée...
Il est vrai que Macron sortant cette "plaisanterie" en public, avec le sourire bien large, n'est pas totalement responsable: pendant plusieurs années, il eut un maître : François Hollande...Il n'empêche ! la phrase prononcée au café du commerce n'aurait guère d'importance, mais là, il s'agit du chef de l'Etat; celui-ci ne peut ignorer que des drames humains sont en cause à deux niveaux: les Comoriens qui migrent vers Mayotte avec de nombreux naufrages, et l'exaspération de la population de Mayotte qui doit déjà faire face à ses propres problèmes de vie. Enfin, il ne s'agit pas d'objets, mais d'êtres humains : "du comorien' !
En tout cas, après avoir montré sa virilité devant Trump, Macron va devoir montrer sa finesse devant le Président des Comores...et ne pas lui répondre en Français mais en shimassiwa. Il n'a pas de raison de ne privilégier que les Etats-Uniens.
Cela montre -si besoin en était - l'habitude de l'analyse de tous ces problèmes au travers du prisme des gens de la haute finance ou de la haute administration, ce qui conduit à ces comportements : les nombreux Français bernés lors de l'élection présidentielle auront bientôt la gueule de bois.