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23 juin 2017 - Député caméléon : Garot au ras du sol

Duportal a déjà eu l'occasion de vous dire tout le bien qu'il pensait de ces candidats députés cachant leur appartenance et leurs envies honteuses.
Guillaume Garot fait partie de ceux-là : c'est un des plus beaux spécimens qui ont conduit la France dans la situation sans repères  dans laquelle elle se trouve aujourd'hui.
Donc ce Guillaume Garot est fils d'un ancien député socialiste européen, en Mayenne et, ce qui ne gâte rien, cousin de Méhaignerie, le centriste vitréen actuellement en cours de congélation politique. Après des études correctes, rien de mieux que devenir assistant de cabinet auprès de Vaillant, Delanoë, et autres caciques socialistes, puis de conseiller en conseiller, maire de Laval, soutien de Ségolène Royal, député,  sémillant ministre sous Ayrault d'un ministère s'occupant des petits pois en boîte, poste éminent crée spécialement pour lui afin d'avoir un peu de vert là où il y a du rose, et Ségolène lui devait bien çà. Il perd son ministère, il perd sa mairie, il faut bien qu'il fasse quelque chose : on le propulse en qualité de Président du domaine royal de Chambord : sinécure qui a ses avantages et évite le chômage et la recherche d'un job où il faut un vrai C.V....
Et voilà de nouveau les élections mais drame ! le P.S. est "out"! Comment faire ?
Tout simple : on garde le logo du P.S. sur la profession de foi, mais quasi en filigrane et surtout pas en rose, couleur honnie! en gris pâle s'harmonisant bien avec le bleu pâle des affiches macronesques... et je rajoute que je suis pour la majorité présidentielle,et je rajoute un petit mot gentillet de quatre maires de la profonde campagne mayennaise qui ont parrainé Macron, et bien qu'il y ait une candidate " En Marche", enfin je rajoute une photo avec Macron à mes côtés...Quand il faut, il faut !
Avec cela, je suis élu avec 61% des voix. Ouf ! je n'ai que 51 ans; il faut que je tienne à ce rythme des engagements sérieux et bien assumés jusqu'à 60 années et un peu plus sans doute. Alors trois mandats maxi çà va faire juste...mais avec un peu de chance, je pourrai obtenir un dernier poste de la République boîteuse, par exemple, Président des plus vieux visages de la France en Marche cahin -caha...

15 juin 2017 - Merci qui ?

La règle veut que le candidat, même battu, remercie ses électeurs, et même indique vers quel concurrent il pourrait orienter son propre vote. Le blog de M. Maindron est resté désespérément muet.
Pensera-t-il alors à féliciter le lauréat ou la lauréate lundi matin? 

15 juin 2017 - Le costard était trop large (5ème circonscription Loire-Atlantique)

Le résultat est sans appel. Certes, il était attendu, le candidat Maindron cumulant de nombreux handicaps :
  • d'abord celui de l'appareil politique dont il se revendiquait, savoir l'U.D.I., agglomérat de plusieurs groupuscules ayant les yeux de Chimène pour Macron, même si Maindron semblait plus réticent, tout en restant ambigü : ainsi, en indiquant être "en soutien à une majorité ...que j'appelle de tous mes voeux, ou à une opposition que je souhaite intelligente plutôt que systématique".
Jouer sur tous les tableaux...c'est bien le reproche qu'on peut faire aux vieux politicards qu'ils soient dans des mandats locaux comme Maindron ou dans des mandats nationaux.
  • ensuite l'absence de réel soutien des Républicains et c'est logique : ces derniers ne pouvaient qu'être méfiants vis à vis d'un ancien adhérent RPR qui n'avait jamais assumé publiquement son appartenance, et qui avait su plus tard se recommander des "divers droite", cette espèce de nébuleuse dans laquelle aiment touiller les politiciens retors.
  • de plus, une politique de communication du candidat Maindron totalement ringarde avec un blog statique, figé dans son contenu, fade dans son graphisme. Une profession de foi tristounette émise sur un ton monocorde et ânonné par un candidat sans charisme.
Des images de campagne représentant un candidat paraissant fatigué, politicien d'il y a quarante ans faisant le tour des kermesses, alors qu'à tort ou à raison l'image qui prévaut chez les macronistes et est de plus en plus vantée, est celle du jeune cadre dynamique à l'allure conquérante ou éventuellement du bobo qui saisit à bras le corps les délices des plaisirs défendus.
On dirait que les conseillers en communication du candidat Maindron voulaient le faire apparaître comme l'antithèse de sa jeune concurrente El Hairy, voire même de Michel Ménard, classique mais alerte et intéressé par ses rencontres de terrain.
  • pour terminer, un déficit de notoriété patent au vu des résultats y compris en zone rurale ou moins urbanisée.
Maindron fait un score inférieur de 6 points à celui de François Fillon à la Présidentielle, sur l'ensemble de la circonscription, ne dépassant ce score qu'à Saint Mars du Désert...Hormis les communes voisines de Saint Mars, et encore les seules communes rurales, Maindron souffre d'un très fort déficit de notoriété même là où les maires de sensibilité UDI le soutenaient.
La personnalité du candidat Maindron s'est donc trouvée mise en cause, alourdie aussi peut-être par son action au sein d'une Communauté Erdre et Gesvres, génératrice de nouvelles charges financières, avec un débordement de ses actions dans des domaines non prioritaires, mais coûteux pour l'administré.
Maindron n'est donc pas apparu comme le candidat "neuf" ni comme le cheval fougueux, mais plutôt comme le vieux cheval qui essaie encore de labourer un terrain qui ne supporte plus le poids des sabots.
Chef d'entreprise ainsi qu'il se plaît à le répéter sur son blog, ses réseaux se sont en fait révélés inexistants ou défaillants : le soutien Morin par exemple n'apparaissait pas des plus emballants pour déclencher l'adhésion.
Ce candidat, ainsi désavoué lourdement par la population locale puisqu'il n'obtient que 8 % des suffrages par rapport aux inscrits, devrait en tirer les conséquences et démissionner de sa vice-présidence de la CCEG.
Campagne mauvaise, candidat inapproprié aux enjeux en cause, message généraliste et "blablaté", communication médiocre : Cela explique la médiocrité du score que la droite et le centre auraient pu voir plus proche des 25 % compte tenu de la qualité de son suppléant "Républicain" de Carquefou, et de l'erreur de Michel Ménard d'avoir affiché le logo "majorité présidentielle".
Il faudra donc se déterminer dimanche 18 juin lors du second tour : la question est simple si le citoyen estime qu'il doit voter et doit veiller au maintien d'une démocratie dans ce pays où une dictature des esprits se déploie de manière sournoise.
Vote blanc ? vote Ménard ?
Pourquoi M. Ménard s'obstine-t-il à coller autant au programme Macron notamment en matière de C.S.G.?? Pourquoi est-il plus "à droite" que ne l'était la majorité de son parti auquel il dit toujours appartenir? M. Ménard sera peut-être et sans doute battu (*), mais le niveau de son score sera important: Il peut aider à mobiliser que ce soit dans son camp ou celui des Républicains, les deux forces qui devront se reconstruire et animer le paysage politique dès que leur période de purgatoire sera terminée.
Entre un vote blanc et le vote pour un honnête représentant du peuple, peut-être faut-il encore avoir le réflexe du "front républicain".
(*) certains esprits semblent se réveiller et se rendre compte que la macromania a ses limites et présente des dangers pour la démocratie...mais il est à craindre que le réveil soit tardif!

6 Juin 2017 - 14 Candidats dans la 5ème circonscription de Loire Atlantique

Les candidatures :
  • Ménard, député sortant, soutenu par le parti socialiste, mais arborant le logo "majorité présidentielle" bien que non investi par "En Marche" !
  • El Haïry, investie par La République en Marche, mais partie visible du Modem bayrouiste.
  • Andromaque, de La France Insoumise, porte parole d'un irresponsable politique national, parti pêcher la sardine sur la Canebière, faute d'avoir pu dévorer le parti socialiste qui l'avait nourri.
  • De Rigné, investi par le Front National, mais sur lequel il est préférable de ne pas investir pour éviter des déconvenues encore pire qu'avec Macron.
  • Laboureur, investi par le Parti Communiste et le Front de gauche : il va lui falloir labourer profond pour trouver quelques voix là où sera passée Andromaque...Et pour le citoyen même un peu au fait des subtilités idéologiques, il faudra expliquer les différences entre le Front de gauche et la France insoumise...
  • Maindron, investi par l'UDI, et "soutenu" par les Républicains (soutien "tiède" et on peut comprendre les responsables Républicains car ce candidat n'a pas de références gaullistes, mais surtout beaucoup d'envies)
  • Pêle-mêle: régionalistes, écolos, gauchistes et  autres représentants de groupuscules qui essayeront de récupérer quelques sous de la République s'ils font au moins 1% des voix dans plusieurs départements...

Duportal a déjà exprimé sa pensée sur ces oiseaux, regrettant que Michel Ménard n'ait pas veillé à conserver son indépendance et une stricte appartenance à son parti. Son allégeance - sans contrepartie - au parti de Macron, est une faute politique car elle amoindrit encore le poids de son parti qui sera déjà largement laminé lors des élections, mais c'est aussi une erreur qui peut lui coûter sa réélection, des électeurs potentiels se tournant dès le premier tour vers le parti de Macron ou vers celui de Mélanchon.

Une autre candidate fait son entrée :
  • Dalifard Solange, investie par Debout La France de Nicolas Dupont-Aignan, lequel a retrouvé ses esprits et est désormais débarrassé de certains conseillers qui l'avaient fait se rapprocher - dangereusement et à tort - de la machine à perdre qu'est le Front National.
Duportal, faute d'un représentant fiable et vraiment souhaité par les Républicains, reportera sa voix vers Mme Dalifard: il sait ainsi que les valeurs auxquelles il croit ne seront pas bafouées, qu'il n'y aura pas de retournement de veste, pas d'esbrouffe ni de clientélisme.

"Debout La France" doit continuer à progresser, doit pouvoir se faire entendre aux côtés des vrais Républicains, doit rester distant du Front National qui se pare de certaines valeurs communes à d'autres partis, mais ne peut les incarner politiquement, économiquement et socialement. Lorsque les Républicains authentiques seront débarrassés des difficultés liées à la campagne présidentielle puis à la campagne des Législatives, auront éliminé les relents de conservatisme portés par Sens Commun et la Manif pour tous, les miasmes délétères portés par Poisson et Wauquiez notamment, alors des Mouvements ayant une communauté de racines pourront se retrouver, mais en évitant l'absorption de l'UDI qui a été un poison pour l'UMP: ententes ponctuelles sur des actions, sur des questions, avec l' UDI, mais pas de concubinage! Ce qui a tué l'UMP, c'est l'absence de colonne vertébrale idéologique: seul le culte du chef a permis à l'UMP de se maintenir. Maintenant, c'est foutu : il faut recréer un projet articulé autour des principes fondateurs des gaullistes, en l'ouvrant bien évidemment à la modernité sociologique et économique, et à son environnement.
Le Macronisme est tout le contraire de ce que doivent faire les Républicains de demain: La République en Marche, c'est la désintégration des valeurs sociales et idéologiques de la France, c'est la course au profit et à la mondialisation sans un regard sur la réalité de la France: tout ce qui est faible et n'est pas rénovable doit être remplacé, peu importe la contribution à ce qui était l'âme de la France. L'ambition des Républicains doit être au contraire de préserver ce passé non pas à tout prix mais autant que faire se peut,et créer, créer, ajouter, s'ouvrir sur l'avenir, mais un avenir qui ne peut tuer les strates de notre civilisation.

31 mai 2017 - Un passif certain, un futur à éviter

Le site "linternaute" publie régulièrement des informations sur la gestion des Maires. Nous relevons donc celles concernant M. Maindron, ancien maire de Saint Mars du Désert, candidat aux législatives dans la 5ème circonscription sous la bannière "UDI".
Dans le classement des résultats de gestion des maires, M. Maindron est classé au 2.875ème rang sur 3.048 figurant dans la catégorie des villes de 2.000 à 5.000 habitants.
L'examen des critères donne les résultats suivants :
  • budget et fiscalité : M. Maindron est noté 7,38 sur 20, ce qui est plutôt faible.
En effet, on observe que :
  • le taux de la taxe d'habitation est passé de 29,77% en 2007 à 31,44% en 2011;
  • la dette par habitant est passée de 588,84 euros en 2007 à 1105,04 euros en 2012, soit presqu'un doublement...Aussi, le site accorde sur ce point une note de 1,36 sur 20 !
  • les dépenses de fonctionnement passent de 2.143.000 euros en 2007 à 2.975.000 euros en 2012;
  • les dépenses en personnel - par habitant - passent de 257 euros en 2007 à 334 euros en 2012.
Le comparatif avec les communes voisines n'est pas favorable à Saint Mars du Désert, les maires des communes environnantes ayant un classement nettement plus favorable surtout en termes de dette.
Si réussite il y a pour la gestion de M. Maindron ainsi qu'il l'indique sur sa carte de visite pour les élections législatives, ce n'est guère probant: certes une belle et généreuse mairie digne de Marianne, mais un bourg ancien faisant de plus en plus penser aux bourgs des anciens pays de l'Est, des travaux de voierie laissés "en plan" dans les lotissements - rue principale refaite mais impasses laissées en l'état - ; seuls les nouveaux lotissements privés ont des voieries en état ainsi que l'entrée du bourg en provenance de Carquefou (mais toutes les autres entrées dans un état déplorable). Ne parlons pas des voies de communications communales dont l'entretien est épisodique et fait de "rapiéçage"...Par contre, les effectifs en personnel ont fortement crûs et ce, malgré les transferts de compétences à la CCEG.
Laquelle CCEG, dont M. Maindron est vice-président chargé des finances, ne fait pas plus dans la dentelle avec des investissements dans des domaines relevant du secteur privé : ainsi notamment des différents services annexes des piscines dont le coût d'investissement est faramineux et la gestion est enfin confiée au secteur privé (la CCEG précisant que c'e sont néanmoins de bonnes opérations...mais l'investissement a cependant été supporté par les fonds publics!). Le projet de porter le ramassage des ordures ménagères à quinze jours (actuellement, c'est hebdomadaire), ce qui va conduire à une détérioration du service et de l'hygiène publique. Il n'est d'ailleurs pas envisagé de baisser parallèlement la taxe correspondante...
Il ne semble donc pas que la gestion de M. Maindron puisse constituer un élément favorable pour lui accorder confiance dans d'autres fonctions. Il aurait été plus convenable qu'il se maintienne à la tête de sa commune pour assumer les conséquences financières de ses lourds investissements.
Pierre qui roule n'amasse pas mousse...mais pour l'instant, le plan de carrière se poursuit : conseiller municipal, adjoint, premier adjoint, maire, vice-président de communauté (pas la Présidence : la marche était trop haute)et si possible "En marche" pour être député. Quand Duportal vous dit que l'UDI est "l'Union Des Indécis" - Regardez Borloo, soutien de Macron, mais figurant en gros plan sur les messages électoraux derrière Lagarde...Indécis pour le rattachement politique mais très clairvoyants pour leur plan de carrière (pour beaucoup d'impétrants, il est vrai que les avantages financiers des députés sont plus intéressants que leurs revenus professionnels) .

28 mai 2017 - Candidats, affichez la couleur

Michel Ménard, actuel député socialiste, se représente dans la 5ème circonscription de Loire-Atlantique.
Parfait honnête homme, laïque convaincu, social-démocrate hors des dérives gauchistes, sa candidature semble naturelle et acceptable. Son action se veut sans doute plus discrète que celle de tel ou tel de ses adversaires, mais il sait se concentrer sur des dossiers qu'il possède.
Toutefois, se présenter avec le logo "majorité présidentielle" peut surprendre et même heurter, sa référence au Parti socialiste n'étant  mentionnée qu'en filigrane.
Duportal comprend difficilement que des députés sortants qu'ils soient du P.S. ou des Républicains, affichent dès maintenant le logo des macronistes. On ne peut renier ainsi ses idées ni l'essentiel du programme de la formation à laquelle on appartient.
Qu'il y ait des points d'accord avec les macronistes est évidemment possible, mais se rendre à Canossa sans exiger que soient pris en compte les points forts et non négociables du parti dont on est issu est une faute.
C'est valable tant pour les Socialistes que pour les Républicains, deux familles indispensables à l'équilibre démocratique de notre pays.
Même si M. Ménard ne fait pas état d'un ralliement sans condition, il contribue à minorer le poids de son parti lors de négociations éventuelles de gouvernement. Il faut aussi relever que Mme El Haïry se présente sous les couleurs du Modem mais avec l'investiture de LRM. Le pari est donc très risqué pour Michel Ménard.
Nombre de Républicains font la même erreur : le but de Macron est de détruire le Parti socialiste et les Républicains. Le ralliement sans condition avant les Législatives est donc plus qu'une erreur, c'est une faute. Les responsables de ces partis qui semblent peu ou prou valider cette stratégie (ainsi Le Foll vient soutenir M. Ménard) vont voir leur socle de militants les quitter mais au profit des extrêmes, qu'il s'agisse du Front National ou de la France Insoumise.
Compte tenu de cette analyse,  soutenir la candidature de Michel Ménard pose problème. Il serait nécessaire que les Socialistes et lui en particulier précisent leur position et notamment en matière de CSG.

Mme El Haïry, déléguée régionale du Modem, est certainement une candidate estimable et la représentante rêvée du mouvement LRM. Dès lors que le programme Macron ne convient nullement à Duportal, la cause est entendue en ce qui la concerne. Il serait dommage de l'enlever à l'environnement social et solidaire dont elle se réclame.
Mme Andromaque, candidate de La France Insoumise, est opposée à la construction de l'aéroport de Notre Dame des Landes. Duportal en est heureux: il a toujours été opposé à cette lubie des bétonneurs et créateurs d'emplois hypothétiques, qu'ils soient du parti socialiste ou de la Droite. Mais hormis ce point, comment soutenir le programme du bateleur de foire, nouveau Gugusse de la politique?

Le petit monde politique change - 20 mai 2017

Enfin du parler vrai, du « sens pas commun » de l’intérêt général.
Les élections législatives approchent et il faut bien réfléchir avant d’accorder sa confiance.
Duportal s’est donc intéressé tout d’abord à l’élite locale, M. Maindron se présentant sous une étiquette patronnée par les Républicains et l’UDI.
Etant ancien militant du RPR, M. Maindron ne peut donc qu’être à l’aise avec l’investiture des Républicains. Quant à l’étiquette UDI, comme chacun sait, sous l’étiquette il y a plein de choses : en l’occurrence, M. Maindron est soutenu par Hervé Morin, ancien ministre des Armées dont chaque citoyen se souvient de l’action éminente, et encore plus de l’impact politique important de son mouvement, anciennement « nouveau centre » et actuellement « union centriste » (décidément, plus on est moins plus on s’unit)
Donc M. Maindron a dévoilé ses projets et dans une profession de foi touchante, il nous promet la plus grande attention et le plus grand dévouement, l’assurance d’être notre porte-parole auprès de l’Assemblée Nationale.
Il se laisse même aller à trouver que M. Macron « jeune avec sa belle gueule » est  déjà responsable de la faillite de la France. Duportal ne porte pas un amour immodéré à M. Macron, mais les références de M. Maindron pourraient aussi s’appliquer à lui-même qui est en politique depuis 22 ans ! Eh oui, depuis 1995… et la « belle gueule » du jeune Maindron s’est aussi passablement arrondie. Alors, attention à ce genre de propos pour qui se veut un parlementaire féru de littérature, ayant une "vision claire et courageuse, avec un langage de vérité". Duportal pense que M. Maindron a acquis beaucoup des travers des politiciens, mais il est vrai qu’il avait des prédispositions. N’estime-t-il pas avoir transformé "sa ville de 5000 habitants, en l’ayant mise sur les rails de la réussite". Heureusement que des choses ont été faites, les impôts ont suffisamment augmenté sous son mandat (2008/20014) et sous son mandat camouflé (2001/2008). Quant aux 5000 âmes marsiennes, plusieurs centaines manquent à l’appel à moins que nous ne connaissions pas tous les efforts faits en Mairie pour l’expansion démographique.
Revenons donc au projet maindronesque : Dommage que le ton du discours de présentation soit plat, monocorde, presque tristounet : Vincent Auriol en plein élan.
En cas de réussite lors des élections, il va falloir prendre quelques cours d’éloquence surtout pour s’imposer par la parole et pas uniquement par le physique lors des questions orales… Quant au programme : circulez, c’est pour plus tard. Rien sur le site ! Le candidat attend que les instances lui soufflent des idées. Et pourtant, le programme des Républicains est connu, ses grandes lignes pourraient déjà figurer sur le site de M. Maindron. Qu’il y fasse des ajustements ultérieurement peut se concevoir, mais il y a au moins certains engagements déjà très nets pris par les Républicains.
Toutefois, il est vrai que M. Maindron se présente es qualité UDI « soutenu par les Républicains ». Aussi, en toute logique, c’est le programme de l’UDI qui doit primer. Mais qui a entendu parler du programme UDI ? Personne, totalement inaudible. C’est vrai qu’en période de zig-zag, « j’y va t’y, j’y va t’y pas »… avec Les Marcheurs macronistes, maintenant ou plus tard ?
C’est un dilemme pour M. Maindron et pour bien comprendre les méandres de sa pensée, il suffit de se reporter à son action passée et ses revirements constants. Le passé éclaire toujours le présent et aide à appréhender le futur.
Revenons brièvement sur son passé municipal évoqué en son temps (se reporter aux différents rubriques de ce site)
Membre de la municipalité de Saint Mars du Désert en 1995, il démissionne en 2000 et ne mène pas au bout la mission qui lui avait été confiée, à savoir la révision du POS de l’époque. Il est vrai que ce n’était pas une sinécure…Il dit abandonner l’action publique.
Un an plus tard, on le voit se démener et se porter adjoint de Mme Touzot, élue maire en 2001.
En 2008, rebelote : M. Maindron quitte Mme le Maire et se présente contre elle….
En 2013 : M. Maindron annonce aux vœux qu’il ne se représentera pas « malgré mon intérêt pour la chose publique et pour l’avenir de notre commune, j’ai annoncé il y a quelques mois aux membres de la liste que j’ai conduite en 2008, que je ne me représenterai pas aux prochaines élections municipales ». La main sur le cœur, il avait ajouté que la décision « difficile à prendre », était « définitive » mais « encore douloureuse », « dictée par des raisons et des motifs qui me sont personnels». Il décidait alors de soutenir son adjointe Mme Nourry.
En 2014, rerebelote : on lui dit qu’il avait encore des choses à apporter à la commune, que Mme Nourry lui faisait une offre d’embauche, et que de ce fait, tous ses problèmes personnels étant résolus, il était prêt à poursuivre l’aventure…
Et revoilà M. Maindron dans la municipalité Nourry, à un modeste poste de conseiller…mais il se fait élire délégué communautaire, devenant alors, lui modeste conseiller, le 6ème vice-président de la Communauté Erdre et Gesvres.
Et voilà le travail : essayer de se faire reconnaître au niveau intercommunal, ne pas être envahi par la lourdeur des tâches d’un Maire, éviter le cumul des mandats en cas de victoire à la députation. C'est qu'il se rase le matin !
Aucune ambition n’apparaît à droite dans cette circonscription, aussi est-il aisé de se rapprocher de ce petit groupement de centristes qui grenouillent toujours autour de la droite classique (UMP devenu Les Républicains). Mais M. Maindron n’avait pas prévu l’arrivée des Marcheurs, redoutables suceurs de voix, ambitieux assoiffés eux aussi de pouvoir. Et si l’UDI allait pencher vers ces Marcheurs ! La tentation est grande, seul le temps pour le faire n’est pas décidé ; mais dans ce domaine des volte-face, l’UDI  a une fidèle recrue.
Faîtes-lui confiance ! Son slogan « La valeur de la parole donnée , un contrat de moralité, un contrat de confiance et de transparence » (sur le site du candidat).
Tout son passé nous engage à le croire sur parole. Si à l’âge de 20 ans, des corrections de trajectoires sont toujours possibles, elles ne peuvent être envisagées à la cinquantaine bien arrondie, surtout quand une constance d’action et de conduite a été observée.

Lors de prochains articles, nous reviendrons bien évidemment sur cette candidature et celle des autres postulants, et nous essaierons de décrypter leur message si tant est qu'ils en aient un... personnel!