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ACTUALITE  LOCALE  -N° 11 à 17 (Novembre 2008 à Mars 2009)

LETTRE  N° 17 - 4 Mars  2009 - Les VOEUX du Maire  : Les "JE VEUX" du Maire  -
De prime abord, la perspective de lire, comprendre, et analyser onze pages du discours du Maire lors des voeux, étant incluse la lecture de la 1ère adjointe, a rebuté Duportal. Quelle épître! vous avait-il dit.
Il a fallu l'insistance de ses amis pour qu'il la lise à tête reposée: presque deux mois plus tard, l'analyse ne peut qu'être sereine. En effet, le discours ne nous apprend rien, ne nous étonne en rien , ne nous déçoit pas non plus puisqu'il ne répond pas aux questions que se posent nombre de Marsiens et Marsiennes. On y trouve même la langue de bois et les fables de La Fontaine plutôt que les pensées de Victor Hugo...
La grenouille qui se veut faire aussi grosse que le boeuf: cela transparaît lorsque le Maire avec beaucoup de "pontifiance", s'interroge sur la place de Saint Mars du Désert quand il constate l'évolution de villes dépassant plusieurs dizaines de millions d'habitants...Rassurons-le : il ne sera plus aux affaires lorsque cela arrivera, et nous lui conseillons de commencer à lutter contre ce développement anarchique, en contrôlant l'urbanisation que pourraient rechercher des propriétaires locaux uniquement intéressés par le profit...
D'autre part, Duportal est de plus en plus frappé par le vocabulaire, les phrases, en un mot la posture du Maire, qui fait "copier-coller": on y trouve une véritable idéologie populiste qui a encore cours dans notre pays, même si son message est entrain d'être sérieusement écorné.
Venons-en maintenant aux choses pour lesquelles une commune a besoin d'un maire dans une démocratie comme la nôtre (avec les réserves déjà exprimées concernant la trop grande "foultitude" de collectivités):

  • Pour repenser l'aménagement du bourg, convention va être passée avec le C.A.U.E.: nous avons déjà écrit qu'il s'agissait d'une bonne chose; le projet de convention reprend presque mot pour mot celle qui avait été signée avant 2001: la commune a perdu près de dix ans. Enfin, soyons satisfaits, mieux vaut tard que jamais...puisque le maire comprend le bien fondé d'une décision prise par un adversaire qui avait eu le tort d'avoir raison!
Mais, ce qui est gravissime, c'est que l'on commence l'urbanisation de la zone Malraux avant que pré-étude et étude ne soient réalisées, discutées et présentées à la population! Le Maire reconnaît d'ailleurs explicitement cette démarche contraire à toute logique cohérente d'aménagement :"Pour autant l'aménagement du bourg a déjà débuté". Cette incroyable démarche nécessitera au mieux des réajustements qui auront leur coût, et au pire certains aménagements contestables et qui ne pourront être corrigés.
Pour la nouvelle voie Malraux, il est prévu 170.000 euros comportant les participations des riverains à la voierie et aux réseaux. Ceci ne répond que partiellement à nos interrogations et sur lesquelles les soi-disant oppositions sont demeurées étrangement muettes: Quel est le résultat des négociations avec les riverains? Quelle est la participation de ceux-ci - par lot constructible - aux frais d'aménagement de la voierie ? (il ne faut pas "noyer le poisson" en confondant avec la redevance liée aux branchements d'assainissement et qui, elle, est la même pour toute construction neuve!)
Il est évident qu'il y a un manque de transparence dans cette affaire et des comptes publics devront être rendus: la population n'a pas à supporter des enrichissements de particuliers sur le dos de la collectivité.L'opposition officielle, sous risque de se déconsidérer, doit poser ces questions et obtenir que les réponses soient rendues publiquement.
La même attention devra être portée concernant l'extension des réseaux sur la R.D.9 entre Pinsoison et la nouvelle salle des sports. Des constructions pavillonnaires privées sont prévues dans cette zone - et nous n'y voyons pas d'inconvénient - sauf en ce qui concerne les participations financières effectives des constructeurs auxquels la formule de lotissement devrait être imposée de telle sorte qu'il n'y ait pas seulement enrichissement des propriétaires fonciers, mais aussi contribution aux charges d'aménagement du secteur.

Le manque de logements dans la commune a déjà été évoqué et nous connaissons les recettes du maire:
  • la première: je veux une France de petits propriétaires (suivez mon regard: de Bush à Sarkozy);
  • la seconde: je vends les bijoux de famille pour avoir un peu d'argent; en un mot, je dépouille les habitants du Pont-David.
Concernant le projet de 9 à 10 lots sur un terrain situé à la Tourmentinerie: il n' y aurait rien à redire si le projet était confié à un promoteur social et pour y construire du logement locatif. La France des petits propriétaires prônée par celui qui semble être le maître à penser du Maire (je veux parler de "Bling-Bling") est un leurre dans la situation économique qui est la nôtre. Même avec un terrain à 50.000 euros, ces familles postulantes - qui seront jeunes pour la majorité d'entre elles - s'endetteront durablement, et ne contribueront pas pour autant à la consommation. La création de locatifs de qualité est une formule pas plus onéreuse pour la commune et permet de répondre aux attentes de jeunes familles, jeunes couples, voire des célibataires qui ne peuvent se loger à des prix décents à Saint-Mars.
On voit bien ici qu'il y a un parti pris idéologique du maire. En 2014, cela devra être porté à son bilan.
Concernant le projet du Pont-David : pour la seconde fois, les habitants de cet important lotissement des années 1970-72 vont être spoliés. Lors de la construction, la zone réservée aux espaces verts fut purement et simplement transformée par la collectivité en plateau sportif communal. Il y eut alors détournement certain de la réglementation; les habitants du lotissement n'ont donc pas l'espace vert commun tel qu'il est prévu par la loi.
Rebelote aujourd'hui: plutôt que de restituer au public tout cet ensemble qui serait un poumon vert facilement aménageable et pouvant desservir non seulement le Pont-David mais aussi le centre bourg et le bas bourg, on va s'empresser de le bâtir et là encore sous forme de lotissement communal.
Il est d'ailleurs assez étonnant de remarquer que la commune paraît inapte à avoir recours à des lotisseurs privés ou institutionnels tels que les organismes publics d'habitat pour y développer des projets de constructions de logements.
Cela étant, ce n'est pas ici qu'il faut surdensifier l'habitat puisqu'une autre zone privée est normalement constructible entre le lotissement du Pont-David et la route départementale.
Le plateau sportif actuel peut sans doute changer de destination -et encore partiellement - compte tenu du nombre d'habitants à proximité, mais il ne doit pas être détourné de sa vocation initiale: être un espace vert commun au lotissement.
Un recours formé par des habitants ou une association locale contre ce type de décision de la municipalité aurait toute ses chances devant le Tribunal Administratif.
Certes, la mairie recherche des fonds pour ses projets. Il est évident qu'après le million d'euros consacré à l'église dont une partie non indispensable (Dieu nous soit miséricordieux), il faut bien trouver de l'argent pour tous les aménagements extérieurs - nécessaires eux - de la Verdière, rien n'ayant été pensé, rien n'ayant été provisionné!!
Un dicton dit que les bijoux de la belle-mère n'ont jamais embelli la belle-fille: on peut aussi être certains que la vente des terrains du Pont-David - ce qui n'est pas fait en ce temps de crise! -ne suffira pas à répondre aux besoins financiers pour la voie Malraux et la Verdière.
On note d'ailleurs que le Maire se contredit au sujet du Pont-David : il parle de lotissement communal et de programme immobilier dégageant des recettes pour la commune. Il faut savoir qu'un lotissement communal, qu'il soit aménagé par la commune ou par un organisme public, n'a jamais dégagé de profit: au contraire, la commune doit toujours abonder!
Alors, il s'agirait d'un lotissement de type privé? Le détournement de l'espace vert du Pont-David  est encore plus inadmissible, d'autant que les terrains derrière la salle Malraux sont une alternative valable et permettent de répondre à beaucoup d'hypothèses de développement, mais restent mystérieusement ignorés du Maire et de son équipe.
Alors que ces lignes vont paraître, Duportal prend connaissance de la tribune libre de la liste de M. Gauthier: il est très heureux de constater que ce dernier rejoint son point de vue. M. Gauthier,  à vous de poursuivre cet effort de contestation et de saisir s'il le faut les instances administratives, avec pétition que signeront nombre de Marsiens, pour faire revenir le Maire :
1) au respect des droits des citoyens;
2) au sens des réalités: l'esprit des textes régissant la vie d'une commune ne lui donne pas le droit d'annoncer publiquement comme une décision prise, ce qui a fleuri dans sa tête et n'a pas été débattu au sein des instances municipales. Serait-ce que le vilain côté du sarkozisme a déteint sur le Maire des Marsiens ??

Sur le reste de l'intervention du Maire, pas grand chose de nouveau:
- Un peu de langue de bois: "le pacte  que nous avons pris ensemble de limiter au maximum la hausse de notre imposition locale à celle de l'inflation".
Tout d'abord, Duportal n'a pas souvenir d'un pacte signé entre lui et le maire, ni entre la population et le Maire concernant les hausses d'impôt...
Ensuite, "limiter au maximum la hausse" veut bien dire que la hausse sera supérieure à celle de l'inflation...quant au "maximum"", c'est une notion très relative, ce maximum allant jusqu'au niveau que le Maire aura déterminé...Et ce n'est pas terminé, Duportal vous le prédit: la lecture du discours du Maire ne peut que voiler l'absence de moyens financiers pour réaliser des projets tous azimuts, sans vue d'ensemble réellement étudiée à l'aune de nos moyens.
Marsiens, sachez que si des moyens existent, ils sont actuellement dans vos poches....
- Un tour de passe-passe: En ce qui concerne les déchèteries, la C.C.E.G. a lancé une étude et une campagne de sondage (40 foyers "au hasard" à Saint-Mars......) pour connaître nos desiderata. Le Maire trouve qu'il a été entendu par la C.C.E.G....Duportal est moins naïf et le Maire ne peut se mentir à ce point: la majorité silencieuse de la C.C.E.G. a déjà tranché, et le site de la Goulière disparaîtra mais il faut habiller cette décision afin que la municipalité en pâtisse le moins possible...
Les propos du Maire dans le bulletin municipal de mars 2009 ne font que nous conforter dans notre réflexion: l'étude de 2007 n'avait pas satisfait cette majorité silencieuse de la C.C.E.G., alors on fait une autre étude...(pas gratuite non plus...pour les "cochons de payants!")
- De l'auto-satisfaction: un site Internet en ligne depuis le  début Janvier, mais après 9 mois de gestation...et encore, les publications officielles et autres informations tardent à être mises à jour.
- La grandeur et l'élégance du geste: au sujet du village des aînés, "les membres de la commission....qui, et j'en suis très heureux, comptera un membre de plus, Annie-France Touzot, à qui ce projet je le sais, tient à coeur".
Un Marsien a interpellé Duportal à ce sujet:
" - Vous, vous ne l'auriez pas fait, vous manquez de principes...
  " - Peut-être
lui a -t-il répondu, mais c'est peut-être aussi parce qu'il a d'autres principes...
    " - Lesquels?
    " - Devinez... "
a rétorqué Duportal....

LETTRE N° 16 - 18 Février 2009
Cette lettre complète la lettre précédente.
Le Conseil du 2 décembre 2008 (suite et fin)
5)- Les intérêts d'emprunt :L'opposition officielle n'est pas curieuse: quels sont les emprunts à taux variables? Quand ont-ils été contractés? Comportent-ils des clauses de sauvegarde? Ont-ils une partie à taux fixe comme la sagesse le commande et c.omme les responsables des finances de la commune jusqu'en 2001 y veillaient (Mme Briant, Ière adjointe, et les anciens maires Ph. Touzot et R. Lecomte)? Duportal est certain que ces éclaircissements seront apportés lors d'une prochaine intervention au Conseil du 24  février.
6)- Le village des "Aînés"
Le choix du bailleur social est bon: cet oganisme d'habitat social gère effectivement avec attention ses équipements. Mais au-delà de ce choix, nous serions intéressés par deux points:
  • Quelle liberté aura le Maire -ou sa commission ad' hoc- pour attribuer ces logements?
  • Même si sa marge de mnoeuvre est étroite - en fonction du type de financement retenu- et là-dessus, personne ne sait rien...Est-il prévu une commission soit d'attribution, soit consultative au sein de la municipalité avec l'adjonction éventuelle de représentants  d'associations "représentatives" et surtout "ouvertes"?
7)- Le stade de la Verdière: (complexe Touzot)
Nous avons déjà évoqué dans une lettre précédente le problème des aménagements extérieurs, parkings, voies de circulation, sortie sur la RD 9 à la Hervaudière: un simple tourne à gauche ne résoudra pas les problèmes de sécurité (en admettant que, contre toute logique, la DDE l'accepte!). Un giratoire sera de toute façon exigé, à terme, par le Conseil Général, mais pas financé par lui.
Marsiens, vous sentirez la "douloureuse" sur votre feuille d'impôts locaux, car il faudra bien trouver le financement...
Les terrains constructibles à Pinsoison auront-ils le droit d'accès direct sur la RD9 ? S'il s'agit d'un lotissement privé, à moins que le dossier présenté n'en ait pas les exactes caractéristiques, il sera indispensable de refuser une succession de sorties sur cette route, même si le déplacement de la pancarte d'entrée d'agglomération le permettait.
8)- Le service minimum d'accueil:
Le Maire a pris une position, les élus sont partagés...mais aucun ne s'exprime...(en tout cas, il n'y a pas d'explications des votes ou abstentions dans le compte-rendu). ça fait un peu démocratie à la soviet plutôt que démocratie participative.
Les Français sont généralement eux-mêmes partagés - sauf bien sûr les fonctionnaires grévistes (même souvent on en voit défiler avec leurs enfants et les "poussettes": c'est la formation sur le tas)
Nous croyons la position prise par le Maire, sage et équilibrée. Mais attention aux listes de personnes extérieures..." Tout le monde il est pas compétent, tout le monde il est pas désintéressé" pour parodier un acteur populaire.

L' Expression libre (bulletin de janvier 2009)
La majorité du Conseil et ses trois minorités s'expriment. Le Maire s'exprime même deux fois: en Edito, puis en expression libre...Cela prend du temps! Il n'y a pas d'autre plume dans cette majorité?
Commençons par le "doyen" des têtes de liste de l'opposition, nous voulons dire M. Marciadri. Nous sommes assez d'accord avec lui pour estimer qu'un article rédigé par Mme Paris, dès lors qu'il est informatif, était parfaitement acceptable d'autant qu'elle n'est pas sans compétence ni objectivité dans le domaine de l'urbanisme (elle a su le montrer dans le passé).
Nous ne pouvons que conseiller à l'opposition de prendre la parole en séance de Conseil sur les sujets qui la préoccupe: le Maire ne pourra pas édulcorer ce qui aura été dit.
Nous ajouterons que nous sommes satisfaits de revoir le CAUE appelé par la municipalité. il avait été sollicité en d'autres temps, mais cela ne semblait pas ravir les "têtes" d'opposition de facto en 2000...L'erreur de jugement est humaine...
M. Marciadri revient sur les propos qu'il avait tenus lors du Conseil du 15 septembre - voir le bulletin de Novembre - concernant "le manque de professionnalisme de certains fonctionnaires": Sans doute mieux informé ou conscient des vagues sur sa popularité, il rectifie le tir "au mortier" (lettres grasses pour la rectification!) et indique que ces fonctionnaires n'ont pas toujours les moyens d'effectuer correctement leur tâche. Sans doute s'est-il renseigné auprès des responsables du service concerné? Et pourquoi M. Marciadri ne pose-t-il pas la question en séance du Conseil: le Maire lui apporterait sans doute la réponse.
Espérons qu'il fera partie de la commission que ne manquera pas de réunir le Maire pour le choix du Directeur technique demandé lors du Conseil du 30 octobre (au fait, cela fait trois mois. Pas de candidat?)
Pour en terminer sur cette affaire de subvention, Duportal connaît bien ce type de problématique à laquelle il a souvent été confronté:une association se crée - nul doute qu'elle n'est pas inutile- mais souvent elle n'est pas  indispensable et on crée le besoin. Dans un second temps, on demande une subvention qu'il est difficile de refuser car vous passez pour anti-social, anti-sportif, anti-clérical, anti-grève, etc...Résultat des courses, on a chargé encore plus le budget, et tout cela par défaut de courage politique: savoir dire non à ce qui n'est pas majeur pour la collectivité.
Concernant l'expression libre de M. Gauthier, les questions posées sont essentielles, mais là-aussi, en dehors d'une séance de Conseil! En effet, tout ce qui concerne l'aménagement du bourg et de sa périphérie, est majeur, et déjà, sous la précédente mandature, alors que M. Maindron était chargé du PLU, cette étude aurait pu et aurait dû être lancée. Il y a manifestement une absence de vision globale et harmonisée. Pourtant, le Maire  ne cesse de dire qu'il faut "penser global"..."Dire puis penser" semble être la maxime du Maire; Duportal lui conseille "Penser puis dire", les citoyens seront alors plus en mesure d'adhérer.
Le PLU à peine mis en application, devra être revu et modifié, mais entre temps, des réalisations concrètes, en terme de bâti, auront vu le jour, rendant encore plus difficiles les aménagements recommandés auxquels la validation de l'étude pourrait conduire.
M. Gauthier revient aussi sur la sécurité en terme de stationnement: effectivement, on peut toujours créer une commission de "terrain". Mais, demandez d'abord au Maire de faire appliquer les règles concernant le stationnement, demandez-lui  de donner les consignes nécessaires au policier municipal, et vous verrez que les poussettes, piétons et handicapés pourront alors circuler sur les trottoirs.
Tiens, cela fait la liaison avec l' Expression libre du Maire: Mme Launay occupe une place "centrale" au sein de la Communauté; elle est notamment "Présidente du très important groupe de travail CIAPH" - en fait, ce sigle n'est pas une formule chimique: il concerne l'accessibilité pour les personnes handicapées.
Espérons qu'elle saura faire les recommandations nécessaires pour sa bonne ville de Saint-Mars !
Ce "CIAPH" ressemble à ce qui a été fait à Nantes par M. Ayrault. La CCEG copie... mais allez donc essayer de circuler avec un fauteuil roulant ou une poussette sur les trottoirs de Nantes...Poudre aux yeux électorale. Concitoyens, conservez en mémoire de ce que vous disent Duportal et ses amis.
Terminons avec l'Expression libre de M. Le Pelvé: Duportal est d'accord avec lui et souhaite une Bonne année 2009.

LETTRE N° 15 - 13 février 2009
- Le bulletin municipal de janvier 2009 - n° 83-

Le Conseil du 2 décembre 2008 :
Quelques points abordés entraînent réflexion et critique:
1)-  le plan de développement du bourg et son urbanisation:
Le schéma de développement prévoit 40 logements par an, soit sensiblement ce qui est observé depuis 10 ans, mais sans réalisation de parc locatif social alors que le plan d'urbanisme de la commune permettait de réaliser des logements sociaux en plus des constructions pavillonnaires privées...
2)- Le déploiement d'un tissu commercial dans le centre bourg:
Comment redynamiser et augmenter l'offre commerciale dans le centre bourg alors que la commune a raté l'occasion qui lui avait été offerte rue du 3 août, entre le carrefour de l'église et la Poste, d'ouvrir plus largement vers l' Espace Malraux, et ainsi d'urbaniser les terrains situés derrière Malraux en participation avec des promoteurs privés? Il fallait préempter et acheter quelques dizaines de mètres de façades qui étouffent ce centre bourg: quand on arrive de la route de Nantes, on a l'impression de pénétrer dans un sas entre la Poste et l'église, puis ensuite, "filant" rue Guillet, on sent qu'on a quitté un bourg... "mort" (vous savez, comme certains villages, sièges d'anciennes paroisses, qui furent rattachées à un autre centre pour constituer une commune. Il y a des exemples dan notre département.)
Et, comme avant d'entrer dans le bourg, et au moins depuis Pinsoison, on a une longue avenue sans autre vie que celle des façades de pavillons - et encore, car de de nombreuses constructions sont en retrait de la route (ou de la rue?)- , vous voyez combien Saint-Mars peut être à remodeler!
Le développement commercial rue Julienne David est sans doute illusoire faute de possibilités de stationnement. Un profond rafraîchissement de cette fausse place du Monument aux Morts est nécessaire. Il peut être aussi nécessaire de réfléchir à un éventuel déplacement du Monument pour faciliter l'aménagement de cette "place". A défaut, il faut carrément aérer ce Monument afin qu'il ne ressemble pas à un de ces calvaires qu'on trouve isolé à l'entrée de chemins...Nous savons que tel ou tel va se sentir tellement patriote qu'il va crier au scandale....mais il s'agit ici d'envisager l'adaptation du passé à notre vie moderne sans renier ce passé.(Gaulliste, Duportal assume cette idée)
3)- La définition d'un schéma de circulation routière: Certes! certes! mais nous ne voyons aucune idée forte exprimée dans ce projet. On y reprend des formules toutes faites, utilisant un jargon qui se veut technique et moderne, mais dissimule tout simplement l'absence d'idées  concrètes.
Nous avons déjà évoqué les deux principales rues: Guillet/3 Août 1944, et Julienne David. Il s'agit de deux rues qui fondent le bourg si on estime devoir les conserver sans modification majeure.
Les autres rues ne sont actuellement - et malgré certaines dérives anormalement tolérées par le pouvoir en place , notamment avenue des Lilas - que des rues de dessertes pavillonnaires. Elles n'ont pas été faites pour autre chose: ce sont des rues de lotissements et de liaisons inter quartiers.
Il est donc nécessaire de prévoir le contournement du bourg et, pour ce faire, nous ne manquons pas d'espace, mais d'idées, de volonté, d'entregent, de pugnacité ! (1)
En effet, à l'ouest du bourg, une base de tracé existe: le chemin reliant le Pont David par la rue Anna de Noailles au Brouaissais pourrait être aménagé dans un cadre départemental, réglant ainsi une partie du transit, d'autant qu'une zone constructible privée relativement importante est encore disponible entre le lotissement du Pont David et la route de petit-Mars.
Le règlement complet du contournement  du bourg serait même tout à fait envisageable par la percée d'une route de contournement partant de la "Scael" (sur les hauteurs après la sortie du bourg route de Ligné) et rejoignant la route de Petit Mars à l'ouest du Pont David, et ainsi la rue de Noailles.
Chacun sait que faute de solutions pour les Lignéens et autres habitants au nord de Saint-Mars, pour rejoindre l'agglomération nantaise, ceux-ci continueront à traverser notre bourg sans pour autant qu'il y ait un profit pour notre commerce!
Aussi, l'urbanisation du Pont David doit être limitée, soit pour ne pas augmenter les difficultés actuelles de traversée du bourg ou la charge des voies de liaisons inter quartiers, soit pour ne pas hypothéquer l'avenir si  une voierie de contournement voit le jour: ce qui est de toute façon inéluctable dans un avenir plus ou moins lointain.
D'ailleurs, dans une prochaine lettre, nous aurons l'occasion de revenir sur le projet de déplacement du stade du Pont David et sa fameuse "coulée verte".
La route de Nantes - RD 9 - présente trois zones "accidentogènes": la coulée de la Goulière, le virage du Bois Semé, les virages de la Mercerie. La traversée de Longrais peut parfaitement être aménagée "in situ" et traitée en zone semi-urbaine pour provoquer les ralentissements nécessaires.
Quant aux trois lieux indiqués, les redressements de virages ne touchent pas à l'habitat et rendraient cette route sécurisée. Ces opérations très localisées ont été réalisées sur de nombreuses départementales, grâce sans doute à une majorité du Conseil Général alors plus soucieuse des zones rurales, mais aussi surtout grâce à la volonté de maires insistant sans relâche pour faire inscrire au plan départemental ce qui est demandé par les usagers.
Nous ne reviendrons pas pour l'instant sur la RD 178, le Maire prenant soin de ne pas toucher à la "patate chaude" et ce, malgré les tentatives de M. Marciadri , expert dans l'art de soulever les interrogations sur certains sujets.
4) les zones d'activité:Nous ne reviendrons pas sur ce qui se fait ou se fera: c'était écrit depuis longtemps, et il n'y a pas de révolution en la matière.
Par contre, en terme de respect du Code de l'urbanisme, et autres textes, Saint-Mars a les zones d'activité les moins soucieuses de l'environnement à :
  • Saint-Jacques: murs de parpaings non enduits, aucune végétation de clôture)
  • La Grande Vigne: une vraie zone de chantiers...A découvrir par les Marsiens curieux et attachés à la beauté de notre campagne...
  • La Haute Nöé: là aussi, on aime le parpaing sans enduit. Par contre, qu'un particulier ait un mur dépassant de quelques centimètres la hauteur autorisée, il ne coupera pas au rappel du règlement!
  • Le bourg n'a pas, à proprement parler, de zone...mais la commune en possède une: Place Saint-Médard, un hangar de tôle du plus bel effet depuis des années...
Il est évident que la municipalité précédente dont le Maire actuel était premier adjoint en charge de l'urbanisme, a fait perdre une dizaine d'années à la commune (compte tenu d'un temps nécessaire pour relancer une action)en ce qui concerne son aménagement.
Et pourtant! des pré-études avaient été engagées avant 2001 avec un cabinet d'architecte castelbriantais connaissant parfaitement la commune, ainsi qu'avec le CAUE... mais tout est resté en sommeil au fond des placards, au lieu de poursuivre la réflexion!
(1)Dans son édito, M. le Maire cite François Guizot " Le monde appartient aux optimistes, les pessimistes ne sont que des spectateurs". Duportal n'aurait pas cité cet homme politique du XIXème  qui fut l'image parfaite du conservateur, adepte de l'immobilisme,  de surcroît autoritaire et, qui eut à subir une évolution sociale, très relative d'ailleurs, que lui imposa sa propre majorité ! M. Guizot fut tout simplement un pessimiste dans l'inaction...
La suite de nos analyses fera l'objet de la  lettre N° 16/

LETTRE N° 14 - 21 décembre 2008
  • Le bulletin municipal de décembre - N° 82 -
M. Gauthier, l'un des leaders de l'opposition officielle, estime que le Maire confond "Editorial" et "Expression libre". Duportal partage assez son point de vue et il l'a déjà exprimé antérieurement.
Mais, ce qui est beaucoup plus grave, c'est que la majorité et donc son chef, n'apporte aucune réponse aux questions posées par nombre d'habitants et que l'opposition officielle a quelque peine à les exprimer en séance de Conseil...Courage mes amis !
1) L'éditorial du bulletin de décembre indique que la réflexion sur les "extérieurs" suite à l'implantation de la salle des sports, aura lieu ultérieurement.
Il est évident que la centralisation de tous ces équipements de loisirs sur le site de la Verdière - et que Duportal ne conteste pas puisqu' elle est l'accomplissement de la volonté des municipes de Philippe Touzot et Roger Lecomte (sans oublier la ténacité du " ministre des sports " de l'époque - Joseph Pageau-) nécessitera des frais importants en termes d'aménagements et d'infrastructure routière: la densité de la circulation automobile  et de "deux roues"  sera source de risques accrus car l'accès par la rue de la Tourmentinerie ne pourra suffire. Une autre sortie par le chemin de la Hervaudière sur la RD 9 nécessitera aussi des travaux routiers importants : à notre connaissance, aucun giratoire n'a été prévu ou financé pour les deux sources d' accès à ce site.
Ce ne sont pas des tourne-à-gauche qui sécuriseront ces accès.
Le coût de giratoires notamment sur une départementale est très élevé et la commune devra passer sous les fourches caudines du Département...
2) Le Conseil du 30 octobre 2008 :
  • Ambiance festive:
Une Conseillère a trouvé que la précédente séance de Conseil avait été empreinte d'une ambiance négative. Le Maire, pour sa part, avait trouvé ce Conseil "très ouvert et très démocratique". Manifestement, la perception n'est pas la même, mais il est étrange que seule une personne - au demeurant sensée nous semble-t-il - ait eu cette perception négative. Qu'en pensent les autres membres de l'opposition, et notamment le chef de file de cette Conseillère?
M. Maindron a aussi fait le décompte du nombre de séances de Conseils de 1995 à 2001 : il aboutit à 51 séances.
Duportal - qui a exercé son mandat sans rechigner et jusqu'au bout - en recense 54 et il précise n'en avoir jamais manqué une seule !
- Fêtes et guirlandes: Nouveau look et nouvelles guirlandes...Les habitants s'en réjouissent mais encore faudrait-il qu'elles soient en fonctionnement début décembre comme dans les autres communes : le samedi 6 décembre à 22 heures, seuls les feux tricolores donnaient de la couleur au centre bourg...Les économies c'est parfait, mais n'exagérons pas !
Et au 11 décembre, si les guirlandes sont illuminées à 1 heure du matin, par contre la façade de la Mairie reste toujours dans l'obscurité...
Pour la suite du programme, il faudra peut-être varier couleur et forme (la couleur se confond avec celle des lampadaires)
Tout en évitant certaines outrances remarquées dans "certaines" communes, on peut quand même éviter la monotonie que dégagent ces guirlandes uniformes...
- Acquisitions foncières: Il est annoncé que le terrain de la famille Michel a été acheté par la CCEG et le Maire précise que les finances locales en sont donc soulagées d'autant.
Certes, mais il faut aller sur le site de la commune de Petit-Mars pour apprendre que ce terrain de 870 m² a été acheté pour la somme de 28.170 euros afin d'y réaliser des logements sociaux.
Alors, finances locales soulagées : oui, mais rien n'empêchait la commune de se lancer plus fortement dans une démarche de construction de logements sociaux qu'elle n' a pas su faire depuis près de 10 années !
D'autres communes de la CCEG ont su présenter et faire inscrire leurs projets auprès de celle-ci et d'organismes d'habitat social, profitant notamment des nouvelles compétences de la CCEG.
C'était d'autant plus facile pour Saint Mars que nous possédons d'importantes réserves foncières faites au cours du mandat 1995/2001 et fort bien situées. (voir en rubrique "Documents": Réserves foncières )
La majorité de ces réserves n'a pas été utilisée pendant de nombreuses années faute d'investissement des élus et de l'absence de mise en oeuvre d'une politique volontariste depuis 2001 !
Enfin, que les Marsiens ne soient pas dupes: si nos partenaires inscrivent des crédits pour notre "fameux" village des Aînés, les crédits manqueront pour des logements à destination de jeunes familles ou tout simplement de jeunes qui veulent rester sur leur commune.
M. le Maire, vous appelez cela une politique pensée avec une vue globale et d'avenir comme vous aimez à le rappeler?
Duportal appelle cela de la poudre aux yeux, des effets de manche, et une triste réalité pour les Marsiens qui auront certes un endroit sécurisé pour prier et un autre endroit pour se détendre les muscles à la Verdière, mais pas de nouveaux logements accessibles financièrement pour y coucher, y vivre, y faire des enfants, en un mot, pour être chez soi !
- Déclassement de terrains communaux: Le Conseil a délibéré et autorisé la vente de plusieurs terrains communaux à des riverains demandeurs, dont un terrain dans le village de La Félière;
Depuis huit années, c'est la première fois que nous relevons que la procédure est respectée. Vous savez que Duportal - qui n'est pas sans compétence en la matière - s'en était étonné.
Deux pétitionnaires, en leur qualité d'habitants du village, ne s'opposaient pas à la vente; mais en tant que contribuables, ils estimaient que le prix fixé, soit 7 euros du mètre carré, était insuffisant et demandaient que ce prix soit augmenté de manière significative.
Le Maire a indiqué qu'il avait questionné le service des Domaines, lequel n'avait fait aucune remarque.
Duportal précise que:
  • d'une part, cet avis n'est pas obligatoire dans les cas présentés;
  • d'autre part, l'avis - lorsqu'il a été demandé - n'est pas obligatoirement à suivre par le conseil sauf en cas de mise à la vente avec une minoration trop importante par rapport à l'estimation (en général 20 %)
Il faudrait ajouter qu'un bien s'apprécie par rapport à la plus value qu'il apporte à l'acquéreur, ce que ne peut forcément identifier le service des Domaines qui ne se déplace par sur site pour ce genre d'affaires.
Il est donc très clair que dans le cas d'espèce, la commune a réalisé une moins value et il s'agit d'une mauvaise gestion.
Tant mieux pour l'acquéreur (et qu'il soit rassuré, l'achat ne sera pas contesté et sa propriété aura pris une belle plus value) mais Duportal peut affirmer qu'il n'aurait jamais demandé au Conseil de vendre à ce prix !
Pour en terminer avec ce type de dossiers, on relève que le Maire indique que cette parcelle ne sera pas rendue constructible dans le futur PLU pour ne pas permettre de plus value.
Cette indication confirme bien l'analyse ci-dessus. La plus value est potentielle et  j'ajoute que le non classement en zone constructible (c'est le maire qui décide ou le Conseil ??) est une stupidité car ce propriétaire se retrouvera avec une petite parcelle actuellement constructible et pas l'autre partie, l'empêchant ainsi d' aménager sa propriété "remaniée" par cet agrandissement.
Duportal ne peut qu'engager l' acquéreur à contester la décision du Maire: Si le Conseil ne classe pas le terrain,  l'acquéreur doit pouvoir obtenir gain de cause devant le Tribunal Administratif,
Duportal tenait à faire ces mises au point afin que chacun sache que toute décision doit tenir compte de l'intérêt général et, lorsqu'elle est prise, il faut éviter d'en limiter les effets sous le prétexte inavoué d'avoir mal évalué la prise de décision...
- Création d'un poste de Directeur technique: Duportal approuve cette proposition qu'avait refusé  certain adjoint il y a quelques années (avant 2001) et cependant le poste était alors défini assez précisément mais le temps n'était sans doute pas venu.
Aujourd'hui, nous rejoignons les observations de Mme Paris et de M. Le Pelvé.
Si un tel poste a une raison d'être, il suppose d'abord une définition précise des missions qui lui seront confiées.
Une commission élargie y compris aux membres de l'opposition est nécessaire. L'avis des personnels est sans doute à solliciter mais il n'est pas à privilégier : l'intérêt des habitants de la commune ne rejoint pas toujours celui de tels ou tels personnels...(c'est comme dans une entreprise)
La coexistence des services administratifs (Directeur général des services et responsable administratif des finances) et des services techniques (Directeur technique, responsables des différentes activités techniques sur la commune, voire dirigeants d'associations très dépendantes d'assistance et de besoins techniques) et enfin des élus en charge de tel ou tel secteur...Ce n'est pas simple à coordonner, à faire vivre ensemble, et il faut avoir été professionnellement responsable d'une grosse structure avec des personnels de technicités différentes pour en être bien conscient...
Dès le départ, il faut clairement annoncer que le responsable est le Maire ( et tel ou tel adjoint bien précisément désigné, et non pas toute la cohorte)et par délégation, pour l'exécution des décisions, le Directeur des services et non le Directeur technique.
Au sein du Conseil, certaines voix compétentes et pas forcément de la seule majorité devront être aux côtés du Maire lors de certaines décisions à prendre... tant pour le recrutement que pour la définition des missions et attributions du postulant.
- Rapport d'activités de la CCEG - exercice 2007 -
a) Déchetteries: Contrairement aux autres communes, Saint Mars se contente de faire un rapport lapidaire en Conseil, rapport qui n'est pas de nature à intéresser les Marsiens à l'activité de la CCEG alors que de plus en plus de compétences lui sont transférées...
Duportal ne reviendra pas, pour le moment, sur l'affaire du réseau des déchetteries; nous vous avons largement éclairé sur le sujet (voir les articles sur le site) et le rapport fait au Conseil du 30 octobre est peu clair et ne saurait être rassurant : Saint Mars est en passe de subir les conclusions des études engagées pour aboutir dans une voie  qui lui sera défavorable.
Il fallait en faire un véritable "cheval de bataille" en sachant mobiliser les populations de Saint Mars et sans doute de Petit-Mars.
Nous paierons notre absence de réactivité.
b) Assainissement : Le Maire indique que les réfections des assainissements collectifs seront très coûteuses pour les particuliers (sans doute voulait-il parler des assainissements individuels?)
Il a parfaitement raison de vouloir être vigilant sur cette affaire, mais une fois de plus, on peut craindre que seule la petite technocratie qui se développe au sein de la CCEG oriente vers des solutions et des délais qui seront intolérables pour les particuliers.
Il faudrait déjà faire du "ménage" au niveau des contrôles effectués sous l'égide de la CCEG : le coût de la prestation de contrôle est exorbitant et largement supérieur à ce qui observé dans de nombreuses collectivités (du simple au double voire plus)
Ceux qui ne le croit pas n'ont qu'à interroger toutes les Communautés ou syndicats du département: ils auront la réponse.
La CCEG, c'est comme l'Europe : à force de s'occuper de tout et sans respect des capacités et du droit des individus, on obtient le rejet des décisions envisagées, aussi souhaitables soient-elles dans un certain nombre de cas.

LETTRE N° 13 - 12 décembre 2008
- Le bulletin municipal de novembre - N° 81 -

1) L'augmentation des impôts locaux:Le Maire dit qu'entre l'augmentation  des taux de 1,80 % proposée par l'opposition et celle de 2 % qu'il a proposée , la différence est de 1,70 euros sur la feuille d'impôts d'une famille "lambda".
Dans sa tribune libre, M. Gauthier revient à juste titre sur cette augmentation et Duportal partage son point de vue. Malheureusement, les conseillers de son avis(avis partagé par de très nombreuses familles de la commune) étaient bien minoritaires...Qu'il pense que l'année prochaine pourra voir un assouplissement dans les augmentations est hélas pur voeu pieux!

Nous avons déjà dit notre sentiment sur ces augmentations d'impôts:
a) Elles sont trop importantes. Le Département et la Région qui ont bien d'autres raisons d'augmenter leurs taux compte tenu de transferts de charges non toujours compensés par l'Etat, ont été jusqu'à ce jour beaucoup plus raisonnables (même si le département annonce pour 2009 une augmentation moyenne de 25 euros par foyer pour la seule taxe foncière: M. Bocher, pour ne pas le nommer, précise que la hausse est donc très faible - à le lire, on croirait même qu'elle est infime: cela ne représente après tout que trois mois de l'augmentation d'une retraite moyenne de 800 euros...mais c'est vrai, beaucoup moins pour un vice-président du Conseil général par ailleurs fonctionnaire du cadre A)
b) Le Maire connaît bien avant le vote du budget les réévaluations des bases des valeurs locatives faites par l'Etat. Les services municipaux peuvent donc faire différentes simulations pour déterminer l'impact des hausses de taux, avant d'en débattre en commission des finances.
Le tableau repris par le Maire dans son édito - bulletin de novembre - laisserait supposer que de 1995 à 2000, les Marsiens auraient subi une pression fiscale communale plus forte que de 2001 à 2008.
Les Marsiens jugeront tout simplement par comparaison en reprenant leurs feuilles d'imposition et leurs déclarations de revenus pour ces mêmes périodes: ils auront ainsi la vraie réponse...
Ils pourront aussi se reporter à un document qui a été diffusé à toute la population en mars 2001 et dont les chiffres n'ont jamais été contestés par la liste Maindron/Touzot:
"Evolution de la taxe d'habitation (déduction faite de l'inflation)"
1991/1995 : 8,02 %  "
1996/2000 : 5,57 %  "
L'évolution sous le mandat de Roger Lecomte est donc incontestablement moindre que sous le mandat 1991/1995 d'une part, et surtout 2001/2008 auquel appartenait le Maire actuel. (voir les chiffres dans la lettre N°9 du 9 octobre)
De plus, de grâce, M. le Maire, n'infligez pas à Roger Lecomte seul la hausse importante de 1995 alors qu'il n'était pas maire...
2) La commission communale des impôts
En début de mandat, le Conseil a désigné ses représentants: le Maire et un adjoint suppléant.
Par contre, les représentants autres que ceux élus par le conseil n'ont pas été mentionnés lors d'un Conseil ou dans la tribune libre de Novembre.
M. Gauthier indique :" la commission communale des impôts directs composée du Maire ou d'un adjoint et de représentants contribuables de la commune, pour nous seulement du Maire et d'un adjoint"
Doit-on lire que cette commission ne s'est pas réunie dans les formes? Le receveur-percepteur, voire le représentant des services du cadastre, représentant les services de l'Etat, doivent le savoir. Un procès-verbal de séance doit être dressé.
M. Gauthier devrait être plus clair dans sa tribune libre et poser la question en Conseil public: y a-t-il vice de procédure ou non dans cette affaire?
Une réponse s'impose.

3) Abri vélo:
M. Le Maire fait part de sa surprise concernant le coût de l'équipement: plus de 3.000 euros voté lors de la précédente mandature.
N'était-il pas le premier adjoint!  Que ne s'est-il alors manifesté, chevalier blanc de la bonne gestion !
Puis questions: Où l'implanter? on voit que l'utilité d'investir était largement débattue au sein de ce précédent municipe dont M. Maindron et Mme Launay étaient premier et second adjoints...Duportal fera une photo de cet abri vélo pour permettre à chaque Marsien d'apprécier le bien fondé des décisions municipales (cela fait penser au grave problème de vespasiennes dont Clochemerle a largement débattu, mais à Saint Mars, les murs de l'église sont en réfection...)
Il faut apprécier tout spécialement la phrase "en fonction des demandes...des nombreuses personnes qui viennent dans le bourg à vélo" ("dans le bourg des vélos" serait plus juste?)
Duportal pense à Mme Lagarde qui avait aussi sorti une phrase aussi intelligente...
4) Le manque de professionnalisme de certains fonctionnaires (Conseil du 15 septembre):
Au sujet de subventions pour les matinées récréatives, M. Marciadri déclare " ne pas vouloir cautionner l'assistanat au manque de professionnalisme de certains fonctionnaires" et le Maire répond qu'il ne peut "pas cautionner de tels propos".
C'est bien, mais de plus, étant employeur de ces fonctionnaires, il devrait porter plainte pour diffamation !
Constatons toutefois que M. le Maire défend désormais les fonctionnaires, ce qui ne fut pas toujours le cas lorsqu'il était premier adjoint concernant ses rapports avec les fonctionnaires de l'Etat ou du Conseil Général (se reporter aux discussions et blocages sur le PLU)
Sur le fond de l'affaire, nous croyons que ce dossier a été mal étudié d'autant que, pris en charge sur le budget du Relais, il aurait pu donner lieu à contrôle et être inclus dans les dépenses subventionnées avec le contrat liant le Relais à la CAF notamment.
Sur la forme, nous ne sommes pas certains que M. Marciadri ait la plénitude d'appréciation des compétences professionnelles nécessaires dans le domaine de la petite enfance...
5) L'information ?: Toujours l'information...
Faute de renseignements sur le site de Saint Mars (si,si ! Il existe puisque le bulletin municipal en donne toujours les coordonnées) et faute d'informations communiquées lors des séances du Conseil de Saint Mars, Duportal conseille à chacun de consulter les sites des autres communes (pas ceux de Saint Mars, car leurs rédacteurs sont toujours en état de coma profond: aucune information  sur ce qui se discute au sein du Conseil ou dans les commissions...aucune idée exprimée...)
Ainsi, le compte rendu du Conseil de Petit-Mars- qui s'est tenu le 31 octobre - est consultable en ligne depuis novembre sur les site officiel de cette commune.
On y apprend ainsi que la CCEG a acheté une parcelle de 870 m² en centre bourg de Saint Mars pour 28.170 euros afin d'y réaliser des logements sociaux.
A Saint Mars, il est prévu la numérotation des villages. Bien.
Attention toutefois pour la numérotation dans les villages où des classements de parcelles sont encore possibles dans le cadre du PLU, par exemple route de la Gare où tout n'est pas figé selon nos informations (note de précaution de Duportal: le Maire n'est pas concerné puisqu'il n'y possède que le terrain sur lequel est implantée sa résidence.)
De plus, annoncer lors du Conseil du 15 septembre, une réunion d'information le 26 septembre auprès des riverains (au fait, de quels villages en dehors des Basloirs?)alors que le compte rendu du Conseil est tout juste affiché à cette date sous le porche, et que les Marsiens qui ne sont pas allés sous ledit porche apprennent la date de la réunion lors de la diffusion du bulletin vers le 5 novembre... Kafka doit regretter de ne pas avoir vécu à Saint-Mars car il aurait enrichi son oeuvre de faits concrets.

LETTRE N°12 - 21 novembre 2008
Regard sur les grosses dépenses d'investissements
1° La salle de sports et la salle des jeunes:
le coût prévisionnel est de 1.779.400 euros (dont 1.600.000 pour la salle de sports)
Pour être complet, il nous semble que doit être rajouté le coût de démolition du "local jeunes" soit 19.945 euros.
Le coût prévisionnel total est ainsi de 1.798.895 euros.
Les subventions prévues sont de 686.650 euros (1)
La charge du budget communal est donc de 1.112.245 euros.
L'avenant voté au Conseil du 10 juillet porte le coût global de l'opération à 2.081.495 euros (démolition incluse) soit une majoration  de près de 16 %
Les subventions restant fixes, et qui représentaient 38 %, ne représentent plus que 33 % de l'opération.
Sauf information contraire qui serait communiquée par la municipalité, il faut sans doute ajouter au coût de ces deux salles, les investissements pour l'assainissement car le montant figure sur un autre budget. (Et encore, ce coût n'est qu'une estimation - voir le compte rendu du 14 avril 2008)
Ces dépenses étaient alors estimées à  235.000 euros.
Alors que le chantier en est aux balbutiements, on peut s'attendre à d'autres majorations...(par exemple, les aménagements de stationnements, zones d'accès de sécurité,etc...sont-ils inclus ou faut-il les rajouter??)
En d'autres temps, Duportal en a entendu des critiques de tel ou tel sur les majorations  de coûts pour des chantiers conduits par tel ou tel (la charité interdisant de nommer ces tel ou tel, mais il suffit de feuilleter les anciens bulletins municipaux)
(1) Cseil gén. 400.000 + 15.000 . Cseil rég. 22.500 - réserve parlem. 125.400 - CCEG. 123.750)
2°) Restauration de l'église :
L'inscription budgétaire est de 1.208.318 euros; les subventions sont de 199.400 euros, ce qui laisse à charge de la commune 83 % des travaux, soit : 1.008.918 euros.
On peut remarquer la faiblesse des subventions, ce qui laisse supposer que les plafonnements prévus par le Conseil général n'en sont sans doute pas la seule raison: l'urgence et la nécessité de certains travaux n' ont peut-être pas été prises en compte.
Il faut relever que lors du Conseil du 10 juillet dernier, la Maire a indiqué qu'il réorientait 200.000 euros du budget "église" vers le budget "salles de sports et jeunes".
Sauf mauvaise lecture, nous n'avons pas vu qu'il y avait eu vote pour "balancer" d'une chiquenaude une telle somme d'un projet vers un autre...
Sauf mauvaise compréhension, nous relevons aussi que cette somme correspond à la capacité annuelle d'auto-financement de la commune en 2010 (150.000 € en 2008 pour atteindre 200.000 euros en 2010 (voir Débat budgétaire - bulletin municipal de mai 2008)
Mais, outre la question de forme qui a toute sa valeur, d'autres questions se posent:
a) la subvention du Conseil Général sera sans doute revue à la baisse lorsque les états définitifs seront transmis (sauf si elle avait été "plafonnée")
b) avait-on "gelé" volontairement ces crédits sur le dossier "église", ou ces crédits étaient-ils effectivement nécessaires pour conduire à bien le chantier voté par le Conseil?
Dans la première hypothèse, il s'agirait d'une mauvaise gestion... Dans la seconde hypothèse, cela confirmerait que des travaux non indispensables représentant environ 17 % du coût total avaient été prévus...ou encore, que des crédits représentant une année d'auto-financement avaient indûment été affectés à un programme  sans réelle justification.
Faute de démenti de la municipalité, nous pourrons penser que notre analyse est exacte au moins sur la seconde hypothèse.
Et qu'on ne nous refasse pas le coût de la diffamation: Si Duportal comprend ainsi ce qui est écrit dans les bulletins et discuté en séances de Conseil, d'autres habitants le comprennent aussi de cette façon. Alors, si cette compréhension est erronée, que les responsables municipaux, le Maire en tête, puisqu'il est responsable de la publication du bulletin, soient clairs dans leurs  propos !! Ils gèrent notre commune et nos impôts !!
Ce qui  conduit à nous demander si des travaux confortatifs voire d'embellissements et non seulement de sécurisation, n'ont pas été prévus et (ou) entrepris : peintures intérieures, réfection de vitraux, rafraîchissements de fresques (fresques de Lemasson pour lesquelles une aide financière aurait pu être demandée aux Monuments historiques)
On peut espérer que les autorités de tutelle veillent à ce que la commune ne finance que les travaux qui relèvent de sa responsabilité. Le détail du cahier des charges a-t-il effectivement examiné en détailpar la Préfecture et la Trésorerie générale??
Une explication claire est due aux Marsiens sur ces 200.000 euros lesquels, par miracle, se trouvent dégagés du programme de restauration de l'église.

Un regard sur le futur de Saint Mars
Compte tenu des différentes tranches de travaux et des sommes faramineuses déjà engagés depuis plus de deux décennies, sur l'église, il est évident que la question doit être posée quant à l'avenir de cet édifice dont les architectes savent qu' il est de très mauvaise construction, les tirants assurant avec peine le maintien de murs sans consistance intérieure. De même, les enduits et réfection des pierres de tuffeau seront de durée limitée. Dans les vingt années à venir, des frais importants seront de nouveau à budgétiser.
Pour accompagner le réaménagement du bourg,Il faudra bien un jour se pencher sur l'avenir de cet édifice: soit le préserver à tout prix et raser les maisons d'angle devant l'église, soit en démolir les parties les plus fragiles et les moins intéressantes sur le plan de notre patrimoine, en prévoyant bien évidemment un lieu de culte décent et moderne.
Duportal craint que le projet de réaménagement envisagé manque d'envergure, ne traitant que les espaces vierges sans vraiment toucher au bas-bourg, lequel deviendra alors le "vieux bourg" sans commerce ni activité.
N'oublions pas que des membres éminents du Conseil actuel se sont opposés au cours des années 1995-2001 à toute discussion avec la commune de Ligné pour les terrains situés dans les lacets prolongeant la rue Guillet vers Ligné, ce qui aurait pourtant permis de rendre peu à peu à "la place de l'église" sa vraie place centrale de l'agglomération.
Les lourds engagements financiers de la commune et les délais que la municipalité se donne pour ces études, permettent de penser que la restructuration du bourg ne sera pas terminée avant l'horizon 2020. Pour ces raisons, il est indispensable d'intégrer dans la réflexion ce que doit devenir ce vieux bourg qui a été construit autour des vestiges des biens du seigneur (chapelle et cimetière) et de la "maison commune" qui essayait de prendre ses droits républicains à cette époque. Cela n'a pas fait pour autant un ensemble architectural rendant attractif notre centre bourg, d'autant que la "place" conduisant au Monument aux Morts est toute aussi archaïque...
Duportal est conscient des difficultés et critiques que ces réflexions entraîneront... Mais occultation du problème et temporisation sur  ce sujet ne sont pas , à son avis, les meilleures attitudes des responsables pour faire bouger les lignes.
Aux portes de Nantes, Saint-Mars, tout en préservant son identité, doit accepter de modifier profondément son "aspect". Nos voisins et notamment Ligné, ont su le faire avec un certain bonheur.

LETTRE N°11 - 15 NOVEMBRE 2008
L'Editorial du Maire - bulletin municipal n° 81 - novembre 2008

Les habitants de la commune ont dû se demander quelle mouche avait piqué le Maire pour qu'il reprenne tous ces chiffres sur l'évolution de l'imposition locale depuis 1995, c'est-à-dire depuis qu'il s'est associé de près ou de loin aux affaires de la commune.
C'est tout simplement qu'il s'est senti obligé de répondre aux analyses du site de Duportal, mais comme vous le savez, de nombreux habitants de la commune sont encore privés de ce moyen de communication et n'ont donc pu faire le lien entre l'article du Maire et celui de Duportal.
Pour être complet et plus lisible, le Maire aurait dû indiquer les raisons de son intervention surtout qu'elle ressemble fortement à un plaidoyer  qu'il n'est pas coutume de faire au bout de sept mois seulement de mandat!
Ma voisine de palier a eu l'impression d'y voir un justificatif qui exonérerait le Maire des hausses d'impôts observées.
Duportal consacrera un nouvel article à ce sujet car le Maire n'est pas complet dans sa tentative tendant à démontrer sa modération dans les hausses d'impôts.
La seconde partie de l'éditorial laisse une fois de plus "pantois" : il est question de souder la Nation, de ne laisser personne au bord de la route, de retrouver nos valeurs patriotiques, de ne pas laisser salir notre histoire nationale, des hommes souvent méconnus qui se sont levés durant cette guerre (14-18) pour refuser la défaite, etc...
Dans ce méli-mélo, j'ai peine à y retrouver la raison d'être d'une municipalité ou alors, le Maire doit s'engager clairement dans une direction idéologique mais, de grâce, qu'il évite le fourre-tout populiste!
Nos problèmes et soucis locaux sont bien loin de ceux que doivent aborder et sont du ressort des instances nationales voire régionales.
En un mot, faisons d'abord correctement le boulot que les Marsiens attendent.
J'ajouterai que l'analyse des faits dénoncés doit se faire avec beaucoup de circonspection: nul ne pourra contester l'attachement de Duportal aux valeurs du gaullisme social, et c'est la raison pour laquelle on ne peut ignorer que la France n' pas toujours été exemplaire dans ses rapports avec les minorités : exploitation des colonies, contribution à l'esclavage, christianisation forcée, rejet des minorités, parfois même l'absence de mauvaise conscience face à la barbarie d'occupants, et même refus du droit de vote des femmes jusqu'en 1945....
Je crois aussi que les hymnes nationaux n'ont pas leur place dans les exhibitions sportives: d'autres musiques et textes seraient plus adaptés sans faire référence à l'histoire des peuples.
Et puis, vous savez, ceux qui sifflent les hymnes nationaux sont de toutes couleurs et sont tout simplement les "cousins germains" de ceux qui crient "aux chiottes l'arbitre" que ce soit dans les zones urbaines ou dans nos campagnes.
Un dernier mot qui a frappé le féru d'histoire qu'est Duportal: le Maire fait état des hommes souvent méconnus qui se sont levés durant cette guerre(14-18) pour refuser la défaite.
Cette phrase s'applique certainement très bien aux poignées d'hommes et de femmes qui ont rejoint le Général de Gaulle et les Maquis pendant la dernière guerre.
Par contre, pour la guerre de 14-18, la défaite en question était celle de 1870, soit deux générations auparavant, et seule une propagande imbécile et belliqueuse de nos dirigeants nationalistes - écoutant de plus nombre de chefs militaires incompétents- avaient convaincu nos braves paysans et ouvriers de l'époque qu'il fallait y aller la fleur au fusil, fin prêts que nous étions...alors que les seules guerres que nous avions menées depuis 50 années n'étaient que des guerres d'escarmouches et embuscades dans les colonies et d'ailleurs jamais gagnées!
Les pacifistes, dont Jean Jaurès est l'un des plus représentatifs, s'opposèrent à cette guerre mais ils furent muselés.
Pour conclure, que le bulletin ait une page d'histoire locale est une bonne chose et sans doute quelques plumes sont disponibles au sein du Conseil ou dans la commune (1) mais la rédaction d'articles historiques n'est pas de la compétence de tel ou tel politique local ou national en activité (dans ce cas, le risque est de voir l'histoire "officielle revue et corrigée" ...)
(1) la plume de Duportal est indisponible pour tout article dans une revue locale.

Conseil municipal du 15 septembre 2008:
Le Règlement intérieur:
semble avoir été le "plat de résistance" de cette séance. J'ai vu peu de communes ou autres collectivités tenues à l'élaboration d'un règlement y passer quasiment une séance publique... C'est vrai qu'en général, majorité et opposition en discutent au cours d'entrevues entre gens bien élevés et ce n'est qu'en cas de divergence majeure que le conflit apparaît publiquement.
Ce règlement qui prévoit le mode de fonctionnement du Conseil et les droits de l'opposition notamment, est un document important qui doit être mis en place le plus rapidement possible et suppose des discussions préalables avec les composantes du Conseil. Si on comprend bien les propos rapportés, cette concertation n'eut pas lieu et ce n'est que cinq jours avant le Conseil que le document préparé par le Maire fut porté à la connaissance de l'opposition plurielle.
Certes, comme le dit le Maire, le Bureau municipal a eu connaissance du document mais le Bureau ne comporte aucun membre de l'opposition.
On peut ne pas approuver cette absence de communication mais aussi s'étonner de l'absence de suivi et de réactivité de cette même opposition!
De plus, il faut relever une pratique assez courante dans la diffusion de l'information: le document est soumis au vote à l'extrême limite du délai accordé par la Loi, ce qui en dit long sur les tergiversations du Maire qui repousse jusqu'au dernier moment ce qui peut être source de conflit public.
Le Maire expose que les conseillers d'opposition ont disposé de cinq jours pour étudier une quinzaine de pages...C'est une réponse un peu cavalière pour ne pas dire inélégante car les élus ont un nécessaire besoin de réflexion préalable, voire de se concerter entre les trois listes d'opposition, et sans doute que certains d'entre eux ont aussi une activité professionnelle. (d'ailleurs, M. Marciadri n'avait pas remarqué la possibilité de modification du document et le Maire le lui a délicatement fait observer)
Enfin,  ce qui  fait l'importance d'un document n'est pas toujours le nombre de pages...
Examinons quelques articles :
Article Ier
M. Gauthier souhaite qu'un jour fixe de Conseil figure dans le règlement, une fois par mois. M. Marciadri ajoute que de 1995 à 2001, le Conseil se réunissait une fois par mois.
"M.Maindron réfute ces propos et va vérifier"
Pour leur faire gagner du temps et aider les mémoires défaillantes, (et sans avoir la cruauté de reprendre les chiffres de 2001 à 2008), je peux préciser que de mars 1995 à février 2001 inclus, 54 séances publiques ont eu lieu dont, sous la présidence de Roger Lecomte :
1996 (juin à décembre): 5
1997:                        : 9
1998:                        : 9 (M.Maindron : une absence)
1999:                        : 10 (M.Maindron : trois absences et quatre absences du Bureau municipal)
2000:                    : 7 (M.Maindron avait démissionné le 2 mai : il fut absent aux deux premières séances de l'année dont le 28 janvier    alors qu'il était rapporteur du P.O.S.)
A la séance du 31 mars, il fut présent et vota "par défaut" le budget d'investissement car il souhaitait augmenter le taux des impôts locaux.
En conclusion, la moyenne des séances publiques était de 9 par année civile, ce qui correspondait à la moyenne observée dans les petites et moyennes communes.
Néanmoins, la fixation d'un calendrier permet à chacun de mieux gérer son agenda. A défaut, la date du prochain Conseil devrait être annoncée en fin de Conseil comme c'était généralement le cas avant 2001.
Feuilletant les archives, Duportal a d'ailleurs trouvé une certaine saveur aux propos tenus par M. Marciadri lors de la démission de M. Maindron actée au Conseil du 6 juin 2000 :
"M.Marciadri regrette le départ de M. Maindron dont il salue les compétences, le professionnalisme et les qualités humaines"
Duportal ne peut s'empêcher de penser au gâchis humain en constatant que ces deux personnes n'ont pas fait liste commune dès 2001!

Article 18 La demande de rondes du policier municipal le soir des Conseils - l'opinant rappelant qu'il y eut des tueries en France - n'a pas été retenue. Ne faudrait-il pas ajouter des fouilles au corps, l'installation de portiques de détections,etc...dans cette commune sans doute "zonardisée"?
Cette demande doit s'appuyer sur des présomptions de danger connues de certains édiles? Si c'est le cas, il est urgent de prévoir débat et information publics pour rassurer les personnes vulnérables de la commune!
Article 28Le Maire s'accommode très bien du lieu d'affichage. Le Conseil, opposition plurielle comprise, s'en contente.
Quand on connaît ce lieu situé sous le porche ouvert à tous les courants d'air (mais il y a pharmacie et cabinet médical à proximité pour les imprudents), on peut s'interroger sur la réflexion des élus.
Cet article devait être corrigé et insister sur le respect des délais de communication au public, la mise à disposition sur des panneaux dans les grands villages panneaux parfois mobilisés par des publicités sauvages ou tout simplement à l'abandon)et la mise à jour immédiate sur le site internet dès lors que le compte rendu du Conseil a été visé par la sous-préfecture.
Article 32La conclusion du Maire n'a pas suscité de réaction, et pourtant! Alors qu'il avait estimé en préambule que tous les élus avaient pu étudier ce document et qu'il serait soumis au vote (il le fallait bien, la corde au copu, le délai expirant), il s'estime satisfait du débat qu'il "souhaitait"! Il a d'ailleurs dû "insister" pour que l'opposition s'exprime!
En fin de compte, c'est l'auto-satisfaction élyséenne: "M. le Maire indique sa satisfaction d' avoir, comme il le souhaite lors de ce mandat, privilégié le débat"
Ah ! vous l'aviez aussi remarqué??