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10 août 2017 - Les aides au logement  - une APL trop coûteuse?

Une politique moderne du Gouvernement, politique tellement moderne et nouvelle qu’elle consiste à augmenter les impôts et à baisser les aides.
Et encore, n’augmenter les impôts que sur les biens et revenus aisément taxables et que le Français moyen ne peut dissimuler, et raboter les aides comme un petit boutiquier en sachant qu’un sou plus un sou finissent par faire des millions, et que les taxés ne pourront réagir compte tenu de la dissémination de ces pratiques sur de nombreux petits revenus ou aides des Français là encore « moyens » voire vulnérables.
Le ministre Darmanin n’a pas son pareil pour inventer ce genre de "picorage" médiocre qui montre le manque d’envergure du personnage.
Donc, on décide de réduire de 5 euros par mois l’A.P.L. et un journaliste pourra même dire que c’est insignifiant car cela représente 16 centimes par jour. Mais ce journaliste, représentant d’un journal lu par la bonne bourgeoisie, ferait mieux de compter d’une autre manière : 5 euros par mois, cela représente 60 euros par an, soit un - voire deux - mois  de consommation d’essence ou de moyens de transports pour les bénéficiaires qui ne gagnent même pas le SMIC.
De plus, que penser de ces conseillers du Ministre qui ne sont pas fichus de connaître le b-a-ba en matière de législation des aides au logement, à savoir que cette aide n’est pas versée lorsqu’elle est inférieure à 15 euros par mois. Ainsi, une personne ou un foyer qui percevrait 19 euros  n’aurait plus rien, soit une perte de 228 euros par an !!
Tant d’inculture chez ce ministre et dans son cabinet est sidérant et inquiétant pour l’avenir.
De plus, normalement - nous disons bien « normalement », la Caisse Nationale des A.F est consultée pour connaître son avis notamment sur la faisabilité technique et le « rendement » de la mesure.
Or, le plus demeuré des agents de base d’une CAF sait que la baisse de 5 euros entraîne la suppression de facto des droits des individus ayant actuellement 19 euros par mois.
Soit les instances administratives n’ont pas été consultées par les amateurs du Ministère, soit les responsables administratifs ont laissé le Ministère se planter…ce n’est pas impossible ! surtout quand on connaît les rouages des Administrations et le peu de considération des hauts fonctionnaires qui gèrent ces Administrations envers les « hauts fonctionnaires » planqués ou conseillers techniques des ministres sans réelle compétence technique et dont toute la vie administrative est cantonnée à être « conseiller »…
Encore un mot sur ce que sont réellement nombre de députés « En Marche » : Cette ancienne commerçante qui dit « si à 18, 19 ans, 20 ans, 24 ans, vous commencez à pleurer pour 5 euros…qu’est-ce que vous allez faire de votre vie ? »
Oui, décidément, comme l’a dit Macron en petit comité, c’est bien une « connerie », mais faite par qui ?
Et maintenant, marche arrière toute, une refonte des aides au logement est prévue à l’automne…Une politique de gribouille. On ne refond pas de façon conséquente une politique dans un secteur aussi important qui impacte fortement la vie des gens, mais aussi l’activité de nombreux secteurs économiques, et suppose en outre de modifier profondément le fonctionnement d’une lourde machine administrative car les interférences sont nombreuses avec d’autres droits et bien sûr le fonctionnement technique de nombreuses administrations.
Quand on vous dit que ce sont des amateurs ! Et dire que ce pouvoir a aussi compétence sur les armées ! Espérons que les chirurgiens conserveront leur indépendance pour soigner leurs patients !

14 Juillet 2017 - La France colonisée

Depuis hier, les images sont dérangeantes pour tout Français qui aime son pays.
Nous avions connu Sarkozy invitant Khadafi mais ce n'était pas le 14 juillet. Ce fut quand même ridicule.
Nous avions connu Assad sous Hollande mais c'était au plus une maladresse et peu opportun.
Nous avons donc connu depuis hier Trump et ses cow-boys envahissant la France : Les Français ont payé le spectacle mais les Etats-Uniens ont décidé de la chorégraphie. Sans doute convaincus de notre incapacité à gérer des risques d'attentats, les USA ont envahi nos rues et nos hôtels,  avec leurs véhicules et un millier d'individus se substituant à nos propres services de protection.
Imagine-t-on le même blocage des rues, de la Seine, de Notre-Dame, de la Tour Eiffel, pour des visites d'autres hommes d'Etat ? On n'a pas entendu parler d'un tel dispositif mis en place pour la venue de Poutine, ni d'un tel envahissement par des policiers russes!
Et encore, le Louvre n'a pas été fermé malgré la demande de la femme de Trump.
Vous imaginez ce que peuvent penser les touristes - étrangers ou Français - qui préparent longtemps à l'avance leur voyage. Et paf ! ce que voulaient visiter ces touristes au cours de séjours souvent courts et très cadrés : entre autres, Le Louvre, les Invalides, la Tour Eiffel, les Champs-Elysées, Notre-Dame, la Seine et ses bateaux-mouche : que nenni, tout est bloqué parce qu'un fin lettré, savoir Trump, déboule avec plusieurs centaines de cow-boys...Et sur les Champs-Elysées, dans votre propre pays, vous devrez de plus montrer votre carte d'identité...La France est ainsi contrainte pendant 48 heures d'appliquer les règles de sécurité états-uniennes.
Lorsque Chirac est allé en Israël et en Palestine, il n'a pas eu autant d'exigences et les Français ne se sont pas substitués aux services israéliens. Mais il est vrai que Chirac était respecté. Qui respecte Trump ? Qui peut respecter les Etats-Unis, fauteurs de guerre, Etat "criminel de guerre" depuis la guerre du Viet-Nam ?
Que doit réellement la France aux Etats-Unis? Pas grand chose!
En effet, on reparle du centenaire de l'entrée en guerre des USA en 1917, mais la guerre avait débuté en 1914...et ce n'est que le 6 avril 1917 que les Etas-Unis entrent en guerre lorsque leurs intérêts sont menacés par les Allemands.
De l'entrée en guerre des USA en 1941, mais la guerre avait débuté en 1939...et ce n'est que fin 1941 que les Etas-Unis entrent en guerre après l'attaque des Japonais. Et ce n'est qu'en novembre 1942 que les Etats-Unis rompent avec Vichy.
Et les Etats-Unis n'ont pas eu d'état d'âme pour envahir l'Afrique de Nord en 1942 sans prévenir  le gouvernement de De Gaulle; ils n'ont pas eu d'état-d'âme pour essayer de rendre la France dépendante économiquement des Etats-Unis lors du débarquement de Juin 1944 en imposant leur administration et leur monnaie...que l'intransigeance et la vigilance de De Gaulle permirent d'éviter. Et on pourrait parler du Viet-Nam qu'ils voulurent occuper après la chute des Français. Non, décidément, la France ne doit pas grand chose aux Etats-Unis et elle doit s'en méfier, ce que ne sait faire Macron, envahi de suffisance et sûr de sa communication qui ne peut convaincre que ceux qui le veulent bien...

13 juillet 2017 - La valse des manœuvres

Les transfuges LR que sont notamment Philippe, Le Maire et Darmanin, occupant des postes clés au Gouvernement Macron, avalent un chapeau tous les jours et, comme les ânes qui en redemandent, acceptent sans regimber les rappels à l’ordre d’Emmanuel Dernier.
Ainsi Philippe qui n’en finit pas de corriger sa copie : un jour, on baisse tel impôt mais on recule la mise en application de la suppression de la taxe d’habitation ; le lendemain on doit augmenter telle ou telle taxe, puis on trouve 11 milliards de baisse d’impôts…Enfin, on rétablit la mesure de suppression de la taxe d'habitation mais étalée sur trois années...
Philippe qui oublie, dans son discours de politique générale, de parler de la défiscalisation des heures supplémentaires - discours pourtant validé au préalable par Macron - puis qui ramène le projet sur le tapis par l'intermédiaire de Darmanin le malin mais sans être très précis. Y aura-t-il défiscalisation totale de ces heures en sus de la suppression des cotisations sociales? On nage dans l'absurde et des économistes ont beau dire que cette politique va à l'encontre de créations d'emplois, les amateurs en place semblent persister dans leurs erreurs.
A terme, s'il n'y a plus de charges sociales ni fiscalité sur ces heures, pourquoi ne pas légaliser le travail au noir : c'est de l'argent qui rentre dans le circuit économique, c'est la réduction de toutes les formalités administratives...Pourquoi ne pas devenir une Grèce ?
Pourquoi ne pas redevenir un pays sans administration assumant uniquement la fonction de défense, le reste relevant de l'initiative privée, des associations, et des petits "combinards" qui vivent et survivent toujours dans les zones de non -droit.
La politique Macron, assumée par les traîtres de LR, et par des petits aventuriers de tout poil, va détricoter rapidement la France et surtout son modèle social. Quand à sa culture, nous aurons à y revenir...C'est sans doute encore plus noir !
Ainsi Le Maire qui restait sur son petit nuage faisant croire au bon peuple qu’il avait sauvé une usine, alors que seul un délai de quelques semaines avait été obtenu…Le Maire qui pense qu’on augmente le pouvoir d’achat des Français en majorant les taxes sur le diesel, étant devenu tout à coup un écolo plus vert que vert.
Que le diesel doive disparaître à terme, sans doute, mais un peu de réflexion ne nuirait pas : quel impact sur les entreprises, les transports ? Nombre de véhicules essence ne sont-ils pas plus polluants que les moteurs diesel de dernière génération ?
Il aurait été plus juste et plus intelligent (mais ne demandons pas trop à un politicien qui bande son énergie pour le futur) d’augmenter par paliers les taxes sur le diesel mais parallèlement de baisser quelque peu celles sur l’essence.
Ainsi Darmanin le malin(son surnom au sein des LR) qui déclare que les grands-parents sont bien conscients qu’ils doivent aider leurs petits-enfants et, de ce fait, acceptent de supporter une hausse massive de la CSG. Alors Darmanin, un petit référendum auprès de cette catégorie de Français : questions à poser : "Darmanin a-t-il raison?" OU "Darmanin doit-il être viré?" 
La réponse sera évidente ! Alors, dès maintenant gagnons du temps : Darmanin, du balai !!
Et les uns et les autres d’en rajouter lourdement en déclarant que les Français vont s’y retrouver puisque la suppression de la taxe d’habitation va largement compenser la hausse de la CSG notamment pour 80% d’entre eux théoriquement.
C’est nouveau sous Macron : on augmente le pouvoir d’achat des Français en spoliant une partie d’entre eux : Tout individu sensé sait qu’il s’agit alors d’une redistribution des revenus, politique qui peut avoir un sens mais à condition de ne pas réduire cette politique à une redistribution au sein d’une seule catégorie sociale car on se contente d’appauvrir une fraction de cette catégorie au profit d’une autre fraction d’individus.
Une politique de redistribution des revenus n’est donc pas ce que fait le Gouvernement. Sans oublier que ce déplacement de revenus ne va pas profiter de la même manière à la consommation : les classes dites populaires consomment beaucoup plus de produits importés que de produits français.
Il ne s’agit pas plus d’une politique d’amélioration du pouvoir d’achat : cette politique doit s’asseoir avant tout sur l’augmentation des richesses d’un pays, donc du PIB. Si certaines mesures de réduction des charges sociales peuvent y contribuer, elles ont toutefois leurs limites car elles amputeront inéluctablement notre modèle social.
En effet, les transferts incessants du financement de la protection sociale - au sens large - vers la fiscalité rendent encore plus soumise notre protection sociale aux aléas budgétaires de l’Etat, la rendant très dépendante et donc fragilisée. Il en ressort alors que seules les classes aisées pourront réellement être protégées de manière décente par le recours à des assurances complémentaires, lesquelles ne donnent lieu à aucune déduction fiscale contrairement aux cotisations sociales.
A croire que nos ministres n’ont rien appris à l’ENA… ou ont tout oublié dans leur cursus professionnel.
Ainsi  Monsieur Hulot qui, d’un coup, estime que 17 centrales nucléaires seront supprimées… Mais son chef de service Philippe ne semble pas partager ce point de vue et corrige le tir là aussi …Mais M. Hulot, avant de prendre des vacances que nous lui souhaitons longues, ferait bien de clarifier au préalable les sources de financement de sa Fondation.
Une belle bande d’amateurs dont les Français vont faire les frais très rapidement : l’économie repartait - tant pis pour Hollande qui n’en aura pas bénéficié - et si des mesures d’accompagnement, de correction, et notamment au niveau du Droit du Travail, étaient à prendre, il ne semble pas que les Français soient majoritairement pour la "Révolution" macronienne : la preuve, seuls 25 % au maximum le soutenaient.
Les Français n’attendaient pas la suppression de la taxe d’habitation, idée géniale sortie du chapeau de Macron : certes, le mode de calcul est relativement injuste, mais les Communes ont aussi une grande part de responsabilité par le triturage des taux auxquelles elles procèdent trop souvent. Et si cet impôt est injuste, pourquoi  le serait-il uniquement pour les 80 % d’individus qui en seront exonérés et juste pour les autres 20 % ?
Macron avec son équipe d’experts a voulu faire un coup qui fasse que le bon peuple voit tout de suite l’effet : c’est facile à comprendre, c’est sans doute le seul impôt que connaissent réellement les couches populaires et dont les contribuables s’acquittent souvent en une seule fois au dernier trimestre de l’année.
Ce n’est pas une politique, c’est du marketing, c’est de l’attrape-nigaud de bas-étage : en un mot, c'est du macron.
Et ne parlons pas des surprises que vont avoir les 20 % de contribuables qui  continueront à payer. Parmi eux, au moins un tiers sera de plus lourdement impacté par le relèvement de la CSG, et les Communes vont bien évidemment majorer les taux d’imposition de cette taxe d’habitation car les remboursements par l’Etat stagneront et se réduiront donc en véritable valeur.

1er juillet - La France - ton argent fout le camp !

Chaque ministre est muni d'un vide-poche que les Français (enfin, pas tous) sont invités à remplir pour combler les déficits creusés depuis Sarkozy notamment, amplifiés par Hollande, et bienvenus pour Macron.
En effet, il est de tradition de faire un audit sur le quinquennat écoulé, et à chaque fois, c'est une catastrophe et le nouveau Pouvoir doit prendre des mesures pour boucher les trous et, simultanément, dire que certaines réformes positives pour le porte-monnaie des Français devront être abandonnées ou différées ...
Cela permet de maintenir les augmentations d'impôts et taxes divers que le nouveau Pouvoir avait été "contraint" de mettre en oeuvre...Bien sûr, le colmatage au moins partiel des déficits du Pouvoir précédent étant assuré, le nouveau Pouvoir maintient néanmoins les mesures!
Ceci permet aussi opportunément de ne pas donner suite à ses promesses lesquelles, de toute façon, n'engageaient que ceux qui y croyaient, le nouveau Pouvoir n'ayant nulle intention de les mettre en oeuvre.
Macron, une nouvelle politique ? Non ! Simplement l'enfumage est mieux fait : la communication omni-présente du nouveau Pouvoir voile d'un épais tissu d'hypocrisie et de mensonges ce qui n'est pas une nouvelle politique mais une nouvelle méthode.
La politique de ce nouveau Pouvoir est même singulièrement malsaine et brutale : elle argue de la nécessité d'aller vite; elle fait croire aux individus qu'elle permettra d'améliorer leur sort.
Les députés macronistes sont pour la plupart de petits maîtres qui sont désireux de croire qu'ils vont contribuer à l'amélioration du sort des Français, d'autres sont de petits ambitieux qui végétaient localement et ont su se projeter dans l'arène préparée par le "maître des horloges". Mais les vrais décideurs ne sont que quelques dizaines groupés autour de Macron, et pour une part ignorés du grand public. Les faire-valoir ne sont que des fusibles qui sauteront au fur et à mesure qu'il faudra lâcher du lest. Certains, et non des moindres, en ont déjà fait l'expérience.
La poudre aux yeux est pour l'instant le souci principal du Pouvoir : cela lui permet de préparer ses mauvais coups, de tester la résistance du terrain qu'il veut occuper et limiter le pouvoir de la Presse à défaut de la bâillonner. En effet, il est conscient de la faiblesse de son armée d'experts en tous genres, d'analystes de cabinets,  de hauts fonctionnaires qui n'ont jamais mis les pieds dans une entreprise moyenne ou une Administration d'application.
Il doit procéder pas à pas, ne rien faire ayant un impact réel, maintenir son niveau de popularité chez les Français, puis en pleines vacances d'Eté, commencer un premier lâcher de mesures désagréables, la mobilisation étant difficile au cours cette période de congés.
Il n'en reste pas moins qu'à la rentrée de septembre, et notamment quand va s'ajouter la rentrée universitaire à celle des usines et des bureaux, une grande majorité des 75% de Français qui n'ont pas voulu de Macron vont se mettre en mouvement.
Ce mouvement peut aboutir au renversement de la monarchie de Versailles si les opposants veillent à ce qu'il n'y ait pas de violences dans les rues et  éliminent eux-mêmes les voyous qui pénalisent tant les mouvements d'opposition.
La droite républicaine et d'opposition doit aussi se mobiliser, ne pas laisser le champ libre à Mélanchon ou à Le Pen. Quant aux socialistes, qu'ils soient dans une chapelle ou une autre, malheureusement ils ne sont plus audibles ni crédibles et ne comptent plus - au moins pour plusieurs mois.

La Cour des Comptes
Cet éminent machin créé par Napoléon avait une fonction parfaitement établie et utile pour fonder un Etat de droit. Mais au fil du temps, les membres inamovibles de cette Institution ont perdu le vrai contact avec le public, et se sont mués en donneurs de leçons voulant se substituer au Pouvoir élu, mais sans en assumer un minimum de responsabilités, ne serait-ce que démissionner lorsque leurs analyses et préconisations ne sont pas conformes à la ligne politique voulue par le Pouvoir, voire erronées.
Un haut fonctionnaire doit aussi savoir "fermer sa gueule" surtout quand il devient un donneur de leçons que son auteur serait bien incapable de mettre en oeuvre.
Ainsi lorsque Migaud, son premier Président, estime qu'il ne faudrait plus remplacer un fonctionnaire sur trois dans les Hôpitaux, qu'il faut geler le point d'indice des fonctionnaires.
Que n'a-il fait lorsqu'il était député et Président de la Commission des Finances socialiste !
Duportal souhaite à ces membres de la Cour des Comptes de se trouver dans des urgences à l'Hôpital un week-end : qu'ils attendent leur tour de prise en charge dans des couloirs surchargés, avec des personnels qui font bien leur boulot malgré le gel de leurs salaires depuis plusieurs années. Mais, on peut supposer que ces hauts fonctionnaires ne sont pas dirigés vers l'hôpital départemental mais vers ces Hôpitaux dont le Français moyen entend souvent les noms dans les médias mais qu'il n'a jamais lui-même fréquenté.
Qu'il aille par exemple aux Urgences de l'Hôpital d'Ancenis ou de Guéret : il verra le nombre de personnels d'accueil; il verra aussi la population qui y est...Il verra aussi que le personnel est méritant et connaît son job.
Si des fonctionnaires sont en surnombre, c'est un fait, et c'est souvent dû à la multiplication de fonctions et services qui ne relèvent pas de la fonction publique. Si les ministères en sont souvent des exemples, avec des tâches très contestables et des personnels excessifs (pingouins à chaînette pour ouvrir les portes, conseillers en communication, conseiller "spécial", sans compter les officiers de sécurité et autres fonctionnaires pour l'intendance), les collectivités territoriales en sont aussi un déplorable exemple.
Et que dire du Conseil d'Etat, de la Cour des Comptes, de l'Inspection Générale des Affaires Sociales, que Duportal a eu à connaître peu ou prou, combien d'auditeurs, d'inspecteurs, de conseillers, etc... qui assument en plus de leur fonction, des cours rémunérés dans des grandes Ecoles ou Facultés? Combien sont  incompétents, par exemple tel ou tel ancien ministre ou secrétaire d'Etat titulaire d'un malheureux BEP de comptabilité et bombardé à l'IGASS... ou tel ou tel autre ancien ministre certes médecin, mais se retrouvant dans l'un des "grands corps constitués" quand ce n'est pas dans le corps diplomatique ? Les recasés de la politique sont nombreux : ils sont recasés par leurs amis (ou ex-amis...) en place mais aussi par les nouveaux dirigeants car les services d'un Pouvoir à l'autre font partie de la tradition : je te tiens, tu me tiens...
La Cour des Comptes dont on ne connaît d'ailleurs pas le coût de fonctionnement, ni la dépense par poste - ce que chaque citoyen devrait pouvoir consulter dans une vraie démocratie - va pouvoir se pencher sur les dépenses du Congrès de Versailles le 3 juillet : au bas mot entre 400.000 et 600.000 euros. Les Français devraient en profiter pour ramener paisiblement Macron le petit à Paris  en encadrant son carrosse. Au moins, Versailles aurait servi à quelque chose : rappeler que la monarchie, fût-elle républicaine, est sous contrôle des citoyens qui sont dans la rue.
Dans la recherche d'économies à laquelle se livre le Pouvoir, il y a déjà ces 4 à 600.000 euros auxquels il faudra ajouter les 80 à 100.000 euros que va coûter l'escapade de Philippe avec ses boys-scouts à Nancy (encore un lieu royal)? et même une bonne partie des 400.000 euros de l'escapade de Macron, alors ministre, à Las Vegas.
Nous avons déjà un bon million d'euros que les Français pourront réclamer au Pouvoir actuel lorsque les comptes seront à rendre à la fin du quinquennat. A ce train, plusieurs milliards seront récupérables et disponibles pour le Président de la République qui sera élu en 2022, si tant est que la République soit alors rétablie...

29 juin 2017 - Un 14 juillet en Trump l’œil

N’épiloguons pas sur cette triste décision qui avilit la France. Nous avions eu déjà quelques exemples malheureux sous Sarkozy. L’invitation faite à Trump nous paraît encore plus lamentable car elle montre l’avilissement de notre politique étrangère alors que Trump refuse les obligations de la COP 21 ; elle démontre aussi notre alignement derrière les Etats-Unis : Macron, c’est la fin de notre politique étrangère indépendante voulue par De Gaulle.

29 juin 2017 - Un Congrès pour la Cour de Macron le petit 

Adolphe Thiers ne se sentait plus lorsqu’il pouvait s’exprimer devant le Congrès...Macron le petit s’y essaie à son tour, sans être gêné par le discours de politique générale que fera le lendemain son collaborateur Philippe.
L’un des deux discours va bien sûr être inaudible. Lequel à votre avis ? D’après Macron  la hauteur de vues, la trame générale qui va conduire la France aux plus hauts sommets, marqueront le discours de Versailles, l’Attaché de Matignon devant se contenter de tracer une feuille de route pour ses ministricules, tous bien disciplinés et rappelés à l’ordre s’ils dérapent un peu…Encore, il leur reste une marge de manœuvre car il paraît difficile de faire encore démissionner des Ministres même si le départ de la Ministre du Travail Mme Pénicaud serait bienvenu. Si elle n’est pas capable es qualité de patronne de Business France de veiller à ce que des contrats soient légaux quand il s’agit d’un déplacement d’un jeune ministre de l’économie (à l’époque Macron), on peut se demander quelle est sa capacité à mettre en œuvre un nouveau contrat de travail et de nouvelles normes acceptables et claires…
Certains députés ont le courage de ne pas aller à cette consécration de Versailles. Ce courage sera mis à leur crédit lorsque le bon peuple aura enfin assimilé le matraquage fiscal auquel il va être soumis.

28 juin 2017 - Le coq au perchoir

Beaucoup de chemin parcouru par le petit De Rugy, parfait inconnu encore à la fin des années 1990 collant au plus près aux basques d’Ayrault.
Patient, d’une intelligence plutôt vive et n’étant pas prisonnier de principes qui bloquent une ascension, conservant un seul fil conducteur : l’écologie, mais sans aller jusqu’à en faire une Bible : louvoyant, passant d’un groupuscule à un autre, fondant des chapelles, émettant des idées fortes au moment où celles-ci sont déjà communément admises, évitant les querelles trop majeures et croyant enfin son heure arrivée… Mais elle n’arrive pas aussitôt que prévue et son groupuscule n’intéresse pas Hollande en fin de règne. Placé et Pompili sont choisis ; l’un est d’une aptitude remarquable à nager même là où les sables sont mouvants, l’autre est choisie pour faire nombre dans la recherche désespérée de conserver un ou deux écologistes en état de marche…
Mais De Rugy ne renonce pas : à défaut d’argent (même si son groupuscule lui apporte sans doute quelques subsides), il a de l’entregent. Il ne fâche pas, il énonce quelques vérités qui marquent l’esprit des gens qui le découvrent lors des Primaires des Socialistes : gendre idéal qui plaît à sa belle-famille, il est prêt pour assumer la volte-face qui le conduit dans les bras de Macron.
Pour ce dernier, il ne constitue pas un danger faute d’avoir des troupes. Que Macron le surveille bien néanmoins car De Rugy avance masqué : sans foi (c’est lui qui le dit), sans religion, et très ouvert aux évolutions sociétales, il pourrait s’installer dans le paysage politique faute pour les partis traditionnels d’avoir nettoyé leurs écuries d’Augias, et d’avoir rebâti un véritable outil de reconquête du Pouvoir.
Si De Rugy réussit à conduire l’étrange attelage que représentent tous ces groupes parlementaires qui se veulent de la majorité, il n’aura pas subi la même usure du Pouvoir que Macron, puisqu’il sera libéré dans deux et demi par la volonté du Prince Macron.
Bien que sans principes pouvant réellement représenter un cap pour la France, De Rugy peut néanmoins, à terme, profiter des désillusions que Macron va apporter aux Français, et encore sauter « la Marche » … 
Mais il n’y a pas d’exemple d’un Président de l’Assemblée qui devienne Président de la République, sous la Vème, de même qu’il n’y a pas d’exemple d’un Premier Ministre qui devienne Président de La République (sauf après un purgatoire et une situation exceptionnelle pour Pompidou)
Cependant, nombre de « quadra » et de jeunes « quinqua » ayant été précipités dans le bourbier avec leurs partis, et peu de têtes émergent - pour l’instant - on peut penser que Macron et De Rugy dans la même basse-cour, ne pourront supporter la cohabitation : deux individus d’ambition mais sans colonne vertébrale…Il faut espérer que les Français découvriront en temps utile la supercherie  que représentent ces deux personnages.

25 juin 2017 - Les leçons de démocratie continuent

Il est d'usage courant dans notre démocratie que les candidats députés - notamment- soient choisis par les militants au sein des partis. Certes, dans un certain nombre de cas, les caciques ou le pouvoir en place qui est soutenu par ce ou ces partis, ont tendance à imposer des candidats au grand déplaisir de la base.
Mais sous l'ère Macron, on a carrément supprimé ce bête choix que pouvaient avoir les militants : les candidats (et peut-être d'autres qui sont poussés en catimini...) doivent postuler comme à Pôle Emploi et une Commission ad'hoc composée de fidèles serviteurs à la botte du chef, trient et choisissent, peu importe ce que peuvent penser les militants. Ainsi, à part quelques caciques, d'illustres inconnus sont retenus et avec un C.V. qui veut tout dire et rien du tout, la masse bêlante vote à 50 ou 60% pour ledit candidat sélectionné dans un bureau parisien.
On va encore plus loin : on élit comme chef des dits candidats, Ferrand, un homme qui n'avait plus sa place au Gouvernement, mais qui présente toutes les garanties pour conduire le groupe REM à l'Assemblée Nationale : la joie des représentants des groupes d'opposition ! les deux groupes de la majorité sont conduits par deux ministres dételés pour risque de choses pas claires...On voit la grande estime de Macron pour les représentants du peuple et ce, à quelque niveau que ce soit : les maires, les présidents de région et de département, auront le même traitement lorsque le chef suprême des Armées et des Administrations, décidera de trancher dans le dur.
Macron a retenu la leçon de Sieyès : "la confiance vient d'en bas et le pouvoir d'en haut". Il a su capter la confiance du bon peuple, et embrigader des candidats députés qui croient à leur souveraine existence et liberté d'apprécier les textes. Maintenant il détient tous les pouvoirs : peu de ministres politiques et encore moins ayant un réel rayonnement, beaucoup de ministres et sous ministres fonctionnaires appelés par décision du Maître qui a dû se séparer dare dare de quatre éminents ministres un peu portés sur la chose (Duportal veut parler des conflits d'intérêts quand il ne s'agit pas tout simplement d'enrichissement personnel). Il a donc actuellement tous les pouvoirs hormis la majorité au Sénat... mais y-a-t-il un Sénateur en état d'éveil? Larcher se repose et Raffarin est en lévitation...
Compte tenu de la faiblesse des vrais groupes d'opposition : les Républicains - amputés de leur macro-compatibles - et les Insoumis soumis aux aléas des coups de chaud de leur Leader Maximo (les Socialistes sont actuellement en état de compost), l'opposition va se trouver déportée vers la rue . Ce ne sera pas bon pour Emmanuel Dernier, ce qui n'est pas grave en soi, mais ce sera douloureux pour la masse des Français qui vont se rebeller conscients qu'ils ont été manipulés par un Boulanger sans la tunique.

23 juin 2017 - Un coup d'Etat presque parfait - Un aventurier moderne aux manettes

Les élections sont passées, la vague macronienne est importante puisqu'à ses 308 députés il faudra ajouter les 42 du Modem, les 40 (environ) des Républicains et UDI compatibles, et sans doute quelques socialistes contorsionnistes, soit au bas mot plus de 400 députés sur 577, ou encore 70% des députés soutenant le gouvernement de Philippe II.
Evidemment, la lecture basique de ces chiffres laisse croire que la France est devenue macroniste. C'est oublier un taux d'abstention de plus de 57% et donc des députés "purement" macronistes ne représentant qu'un Français sur six c'est-à-dire pas plus que le score obtenu par Macron au premier tour des Présidentielles.
En un mot comme en cent, Macron est largement minoritaire et est le résultat d'une imposture. Sa soi-disant majorité n'est qu'un conglomérat d'ambitieux totalement déconnectés de la vraie vie croyant que le milieu intello-bobo et "start-upien" est le creuset même de la vie et représentatif des 66 millions d'habitants de la France.
Faute d'un renouvellement des hommes et des pratiques, faute d'une ouverture suffisante sur l'évolution de la société, les grands partis traditionnels issus de l'histoire démocratique française et des deux courants de pensée dominants (le marxisme et le fascisme n'étant que des accidents de l'histoire et ce, malgré leurs aspects intolérables) ont failli : ils ont permis à un aventurier de s'emparer du pouvoir par un coup d'Etat moderne, sans drames humains - pour l'instant - mais basé sur le mensonge, la duplicité, la communication, l'apparence.
Dans son histoire moderne, c'est-à-dire passée la période de la monarchie absolue, la France a connu deux aventuriers ayant pris le pouvoir sous une apparence de démocratie (beaucoup plus douteuse sous Bonaparte, et plus camouflée sous son neveu Louis-Napoléon, au moins jusqu'à son coup d'Etat du 2 décembre 1851)
Dans les deux cas, l'aventure s'est terminée par un fiasco dont la France a mis de nombreuses années à se relever.
Mais, lecteur, vous direz que l'épisode Macron n'a rien à voir avec ceux des deux précédents aventuriers. Mais si ! Dès lors qu'on a compris que les mécanismes utilisés sont tout simplement ceux de notre époque :
Ainsi, on s'appuie sur des constituants réformateurs qui ne veulent pas la perte des privilèges et droits qu'ils viennent d'acquérir; on récupère les opportunistes indispensables pour faire tourner la machine car ils en connaissent les rouages; on intègre de nouveaux éléments aptes à s'adapter sans état d'âme au nouvel ordre car ils savent qu'ils ont tout à y gagner, n'ayant pas la reconnaissance ni l'avenir qu'ils souhaitent dans une société qui reste trop bloquée à leurs yeux; on s'infiltre dans les rouages du Pouvoir en place et on attend que les circonstances soient propices...
Macron sort de nulle part, Bonaparte sort de rien, Louis-Napoléon sort de prison ou presque...Aucun n'a jamais eu un mandat électif ou une fonction stable et reconnue dans l'Etat. Par contre, les trois sont les pions actifs et consentants des puissants : Bonaparte ramassant le pouvoir en déliquescence des Directoriens, serrant la main sans dégoût d'individus comme Barras, puis s'en débarrassant; Louis-Napoléon se posant en défenseur du peuple que la bourgeoisie avait parfaitement ignorée, et utilisant les services d'affidés peu recommandables ainsi que l'argent des grands banquiers intéressés par cette "remise en ordre" qui  devait, à leurs yeux, créer un nouvel ordre mieux adapté à la Révolution industrielle et à l'expansion commerciale.
Enfin, on arrive au troisième larron de notre Histoire : Emmanuel Dernier, qui reprend les points d'action évoqués ci-dessus  auxquels il ajoute la communication qui avait été presque absente - et pour cause - au cours du XIXème siècle.
Macron profite de la situation laissée par Sarkozy et Hollande : une France qui poursuit son déclin, restant arrimée au grand "frère" Etats-Uniens, dédaignant d'avoir une politique étrangère indépendante sachant chercher l'équilibre avec la Russie, la Chine, et les grands Etats en développement, préférant laisser l'Europe et l'Allemagne imposer des axes d'action politique et économique qui sont au détriment de la place de la France dans le Monde.
Il profite aussi de la déliquescence des grands partis qui ne savent se rénover, conservant les mêmes têtes, n'ayant plus d'idées modernes adaptées à une société en mouvement, incapables de donner un minimum d'espoir aux laissés pour compte, figés dans des postures conservatrices, dans des positionnements politiques devenus inacceptables pour de nombreux Français, et s'opposant systématiquement aux mesures du pouvoir en place, même lorsque des mesures emportent massivement l'adhésion du citoyen lambda.
Faute d'être dans un parti, Macron a compris qu'il lui fallait:
  • La protection d'un Puissant : c'est Hollande ;
  • Des moyens financiers : c'est la grande banque et sans doute en sous-main, le Medef et des aides qui restent à découvrir ;
  • Une connaissance minimale des rouages de l'Etat : c'est l'apprentissage dans la haute administration puis dans la haute finance, enfin dans le sérail politique tout en étant le moins possible exposé ;
  • Une garde rapprochée à constituer : c'est la rencontre des hommes de mains nécessaires au sein des cabinets (ministériels), la récupération d'aigris du système (tel Collomb, jamais ministre malgré son désir), des politiques peu ou prou en retrait de la vie politique active (c'est le cas de Delevoye, ancien candidat à la présidence du R.P.R., ministre sous Chirac, Président du Conseil Economique et Social, président de l'association des maires de France : enfin, un carnet d'adresses à lui tout seul à défaut d'être un Q.I. au plus haut niveau)
  • Il reste alors à savoir décrypter l'état sociologique de la France : c'est la jeunesse triomphante et pourtant encore insatisfaite qui est la cible de Macron : on crée un  mythe, y compris dans le domaine privé - le jeune homme  qui "conquiert" une mère de famille, le séduisant jeune homme qui dépasse les clivages : c'est la télé-réalité dont rêve la jeunesse qu'elle soit instruite ou non, éduquée ou chaloupant entre raves et fins de mois difficiles.
C'est le moment de la grande désillusion : le peuple se détourne des candidats éternels et politiciens rassis. Il se tourne vers tous ces candidats dont le seul slogan est "avec la majorité présidentielle". Nombre de ces candidats qui avaient pourtant souvent tenté leur chance lors de précédentes campagnes et ne récoltant que des 3 ou 4 % se retrouvent tout à coup avec 60 % de suffrages (des 43 % ayant voté, ne l'oublions pas !!)
D'autres candidats investis par leur propre parti rajoutent aussi ce logo "soutien du Président" alors qu'on ne leur a rien demandé et bien sûr qu'ils n'ont rien obtenu. Le sigle de leur parti est même très difficile à apercevoir sur leur profession de foi ! le candidat honteux! le Judas ! Combien sont-ils ? Nombreux, et Macron n'aura aucun scrupule à s'en servir en cas de besoin : il sait reconnaître un Judas.

9 juin 2017 - Des candidats députés qui n'ont pas honte ! Des députés sortants qui seront sortis !

Des députés sortants assument leur idées, restent fidèles à leur parti, même s'ils estiment souvent que celui-ci doit se réformer. Ils se présentent avec le programme qui a été validé par leurs instances, et « affichent la couleur » ne se recommandant pas d'autres investitures réelles ou imaginaires.
Des candidats se présentent aussi dans les mêmes conditions.
Qu'on partage ou non leurs idées, qu'on ait des sentiments mitigés sur certains qui ont tout fait pour faire perdre leur camp (par exemple les frondeurs socialistes), on ne peut qu'apprécier leur comportement et essayer de le les faire reconduire dans leur mandat si on partage leurs idées.
Mais que penser de ces candidats, sortants ou non, mais surtout des sortants, qui affichent le logo « majorité présidentielle » alors qu'ils n'ont pas bénéficié de l'investiture du parti LREM ?
Que penser aussi de ceux qui, sans arborer ce logo, disent qu'ils ne sont pas opposés au gouvernement et sont prêts à travailler avec lui ? Qu'il  s'agisse des Kosciusko-Morizet, Solère, Aurore Bergé, Bournazel, etc... pour les Républicains, ou des Guigou, Le Guen, Valls, etc...sans parler des UDI et des Radicaux pour lesquels c'est dans les gènes.
Ces candidats ne représenteront rien auprès de la future majorité : celle-ci sera sans doute très importante et elle n'aura donc que faire de ces députés soi-disant constructifs comme les appelle Raffarin.
Ils auront toutefois permis de décanter la situation pour les deux partis historiques de la droite et de la gauche que sont les Républicains et le Parti Socialiste.
Ces deux partis seront certes vidés d'une partie de leurs troupes, mais ceux qui ont gangrené leur fonctionnement et leur évolution seront hors du parti, voguant vers des groupuscules tels que sont devenus les radicaux de gauche, les radicaux valoisiens, les centristes Lagarde, les centristes Morin, etc…
Les grands partis représentant les principaux courants de pensée politiques se réformeront par nécessité, cependant que les macroniens regagneront leur vraie place : « le marais ». Le temps venu, les grands courants de pensée réoccuperont l'espace politique par le moyen de mouvements rénovés et profondément renouvelés.
L'évolution de la politique en France, hormis les périodes des deux guerres mondiales qui ont perturbé les cycles d'alternance, reste bien fondée sur ces deux principaux courants de pensée qui évoluent plus ou moins rapidement : Passé l'engouement macronien - les tenants du macronisme arrivant au pouvoir du fait de circonstances très particulières : l'incapacité des partis à se rénover, l'inaptitude des partis à anticiper et même à accompagner l'évolution sociétale ainsi que les vagues liées au mondialisme – le pouvoir sera de nouveau exercé par des groupes responsables et réellement aptes à gouverner sur le long terme.
Alors, députés traîtres ou candidats arrivistes, vous aurez - malgré vous - aidé à accélérer la reconstruction des grands partis sur lesquels s'appuie une démocratie.
Votre leader Macron a voulu casser les partis : son ambition, son manque de scrupule, son absence de colonne vertébrale idéologique, auront aidé au renouvellement démocratique, cependant qu'il retournera dans les années à venir dans le « marais » que Bayrou, palois hors d'âge, lui aura abandonné.
  

8 juin 2017 - L'enfumage continue

Machiavel revisité
Le premier ministre démontre -si besoin en était - que Macron a bien appris de son passage près des gouvernements socialistes. Il ne pratique pas la langue de bois : il pratique la volée de bois vert mais camouflée dans un gant.
Ainsi, la concertation est ouverte avec les syndicats pour la réforme du droit du  travail, mais on fait fuiter des notes, des idées, des projets, tout en démentant ….Vieille méthode largement utilisée et connue dans le passé.
Personne n’est dupe : ce sont des ballons d’essai ; on jauge surtout juste avant les élections. On ne fait pas plancher des conseillers politiques sur des projets totalement inutiles.
L’hypocrisie est donc toujours de mise pour ce gouvernement : rien de neuf par rapport au passé.
Report du prélèvement de l'impôt à la source 
Philippe reporte le prélèvement au 1er janvier 2019, précisant qu’il est nécessaire de tester l’impact sur les petites entreprises notamment. Il ferait mieux de dire tout simplement que cette réforme est une ânerie pour de nombreuses raisons :
  • elle a coûté très cher en investissement pour une mise en œuvre qui sera cahotique,
  • elle coûtera cher aux petites entreprises,
  • elle entraîne le dévoilement d’une partie de la vie privée des salariés (la possibilité de faire mentionner un taux neutre ne sera pas utilisée par la majorité des petits salariés)
  • il n’y aura pas d’effet bénéfique sur le nombre de fonctionnaires, ceux-ci restant en nombre inchangé dans l’administration des impôts.
La généralisation de la mensualisation aurait été beaucoup plus simple à mettre en œuvre, et beaucoup plus claire pour les citoyens qui n’auront pratiquement plus la possibilité de contrôler le calcul de leur impôt.
L’ancien ministre Christian Eckert estime de plus que le report ne relève pas des prérogatives du Président ou du gouvernement, la Constitution précisant que le recouvrement de l’impôt notamment ne relève que du Parlement.
Dans la réalité, Macron veut mettre en place la suppression des cotisations de chômage sur les salaires, ce qui va se traduire par une hausse indirecte du salaire. Mais si le prélèvement de l’impôt à la source est mis en place au même moment, la hausse ne sera plus visible : le salarié ne verra plus qu’un « net » qui aura diminué de manière sensible.
Hausse de la CSG : le banquier aime les riches
La hausse de la CSG sur tous les revenus autres que ceux du salarié actif, est en train d’être avalée par le bon peuple qui est encore sous le charme du banquier d’affaires reconverti aux affaires du pays.
Mais la gueule de bois se fera sentir juste après les fêtes de Noël.
L’équipe Macron ne dément pas ce qui a été annoncé : une hausse de 1,7% sur les revenus des « rentiers » (!), permettant une augmentation des salaires. Certes, mais quand on remarque que la hausse va être beaucoup plus importante et même significative sur les salaires des cadres  moyens et cadres supérieurs, il faudra bien que l’immense majorité des salariés comprenne qu’ils ont été cocufiés.
Non seulement le pouvoir d’achat des petits et moyens salariés n’augmentera pas de manière sensible car le patronat en profitera pour geler les salaires, (pourquoi s’en priver !) mais de plus, les « rentiers » continueront à voir leur pouvoir d’achat décroître par la poursuite du blocage des retraites.
Comble de l’hypocrisie : Philippe a indiqué que les faibles retraites  qui seraient touchées (à partir de 1.200 euros !) bénéficieraient de la suppression de la taxe d’habitation. Et ces gens-là seront contents : ils seront moins volés que ce qu’ils craignaient ! "Vous craigniiez le cancer, vous n'avez que la tuberculose..."
Macron - chef des Armées et maître d’école
La remontée des Champs-Elysées dans un véhicule militaire avait semblé totalement ridicule et même anormale, tant à Duportal qu’à de nombreux Français lucides : en effet, le Président de la République est d’abord le représentant civil des citoyens, et l’armée n’est qu’un des instruments dont dispose l’Etat pour sa défense. L’Armée n’a pas d’autre rôle même si en 1940, puis en 1958 et 1961, des militaires ont usé et abusé de leur pouvoir de nuisance.
Plus tard, lors d’une visite à Lorient, Macron trouve plaisant de signer un « bon d’excuse » pour des collégiens qui arriveront en retard à leurs cours car ils voulaient voir M. le Président, chef des Armées…
Et pour la visite du Pape, ou du Dalaï-Lama, peut-on faire pré-imprimer des « mots d’excuses » ? Un Président normal ?

5 juin 2017 - Sus aux vieux !

Par le biais de la CSG, Macron va détrousser les vieux. C'est nécessaire pour sauver la France; il n'y a pas d'autre solution pour relever le niveau des revenus de ceux qui travaillent.
D'où la politique des vases communicants: de la vieille politique mais dans le cas présent, assumée avec cynisme !
Macron estime que cette génération ayant moins de pauvres que les tranches d'âge actives doit redonner aux plus jeunes.
Pour raisonner ainsi, il faut donc considérer que ces vieux, ces anciens actifs, vivent comme des escrocs avec de l'argent qui ne leur appartient pas.
Dans ce cas, il faut faire rendre gorge à ces vieux et il y a deux possibilités:
  • soit en confisquant d'autorité l'héritage ou en majorant très substantiellement les droits de succession, ce qui ne pénaliserait pas les jeunes car les héritiers ont souvent déjà l'âge de la retraite et sont donc des salopards de privilégiés.
  • soit en autorisant l'euthanasie en versant une prime progressive en fonction de l'âge de départ vers les zones de dépôt : plus vous "partez" tôt, plus la prime est élevée. En fait, c'est le principe inverse du départ en retraite.
Une aide défiscalisée à la fin de vie pourrait même être envisagée, ce qui permettrait d'augmenter encore les bienfaits d'une telle mesure.
Des essais seraient à faire: on sait que la méthode des tests est la méthode macronienne par excellence.
Il suffirait de tester sur quelques catégories de cobayes retraités âgés d'au moins soixante ans, relevant plus particulièrement de régimes déficitaires et qui seraient dans  l'entourage immédiat des puissants de ce jour.
Et si ça ne marche pas, en 2022, il faudra élire Thénardier: on passera alors directement à l'euthanasie suivie du dépouillement de cadavre.
Certains lecteurs estimeront cet article trop raide. Mais comment des candidats à la députation, qu'ils soient engagés derrière Macron, ou soient restés fidèles à leurs principes, ne s'élèvent pas plus fortement contre cette spoliation inique? Comment peut-on respecter les responsables de ce hold-up?
Dans le passé, on a détroussé des collaborateurs pétainistes, on a majoré des impôts en fonction des revenus qu'ils soient du capital ou non. Mais aujourd'hui, on vise une catégorie d'individus. Oh certes, on ne vise pas le faciès, on ne vise pas la religion: on détermine ceux qui sont utiles socialement ou ne le sont pas.
Ces sont donc les "hors circuit du travail" qui sont montrés clairement du doigt. Ces individus captent l'argent nécessaire aux actifs.
Au fait, que font ces vieux de leur argent?
  • De l'assurance vie? C'est l'Etat qui s'en sert pour ses fins de mois.
  • Des aides à leurs enfants? C'est pour compenser l'absence de réussite de l'Etat dans le domaine de l'emploi.
  • Des dépenses de consommation dans le tourisme, l'hôtellerie, la restauration, etc... C'est ce qui maintient des milliers d'emploi dans des secteurs non délocalisables, déjà mis à mal du fait de la politique lamentable des pouvoirs publics qui laissent la France gangrenée par le terrorisme.
  • De l'emploi à domicile? C'est l'un des secteurs le plus créateur d'emplois, et là encore, non délocalisables. On pourrait ajouter que le maintien à domicile et le paiement par les vieux eux-mêmes de ces salaires est beaucoup moins coûteux que les maisons de retraites où il y a déjà tant de fonctionnaires directs ou indirects...que Macron estime en surnombre...et plombant la dette sociale.
On se demande parfois ce que comprennent ces brillants stratèges sortis de l'ENA : en fait ce sont des Shadoks : ils savent sucer, ils pompent...c'est pourquoi ils pantouflent surtout dans les banques et les directions de ressources humaines des grosses boîtes.

2 juin 2017 - la morale est En Marche !

François Bayrou veut moraliser la vie publique. Vaste programme, ambition hors d'atteinte.
Les cas de corruption sont souvent méconnus du grand public, mais jamais ignorés de l'entourage des corrupteurs, composé de complices passifs et actifs, mais rarement innocents. Des corruptions ont des effets à grande échelle, d'autres formes de corruption à petites doses continuelles ont des effets souvent très importants mais elles échappent  généralement à tout contrôle et sont souvent impunies.
De multiples exemples pourraient être publiés. Ils touchent non seulement des politiques, mais aussi des décideurs ou des exécutants de très modeste niveau sachant être des intermédiaires fort utiles. La mécanique de la corruption s'appuie toujours sur les mêmes ressorts. Duportal livre à la sagacité du lecteur un document - imaginaire - à charge pour lui d'en rechercher les éléments critiquables:

Une société d’assurance régionale relevant du code de la Mutualité, à but non lucratif :
Les principaux protagonistes :
Le Conseil d’Administration : M. Carpaix, président, ancien syndicaliste salarié
M. Traou, vice-président, ancien syndicaliste des professions artisanales
Mme Bono, administratrice, représentant des associations familiales
Mme Penven, administratrice représentant les syndicats de santé
Et cinq autres administrateurs ne figurant pas dans le bureau exécutif du Conseil,
Et deux représentants du personnel (M. Penduick et Mme Le Pulvis)
La Direction :
M. Maréchal (*) directeur général, ancien conseiller technique dans un gouvernement de gauche
Mme Trevou, secrétaire générale
Mme Disoui, directrice financière
M. Doistou, responsable de la gestion générale
Mme Gasdoué, assistante de direction
(*) appelé Pilounet par sa compagne Pilounette

Scène 1 - Dans les coulisses de la Société :
Acte I
Maréchal reçoit Doistou : (entretien verbal)
  • Doistou, nous avons besoin de locaux pour notre développement dans le centre de Litovsk. On m’a signalé deux pistes. Renseignez- vous notamment sur les prix (achat ou location), la disponibilité, les travaux éventuels. J’ai aussi une autre piste : un immeuble situé rue Basse que j’avais acheté mais que j’ai rétrocédé à une SCI. Pour l’instant c’est confidentiel pour éviter les interférences d’Administrateurs ou des délégués du personnel.
  • Comptez sur moi M. Maréchal (Doistou est un fidèle : militant au même parti que son patron, il lui doit sa promotion à ce poste).
Acte II
Maréchal reçoit Doistou (entretien verbal)
  • Doistou : j’ai les renseignements que vous souhaitiez. Les deux pistes sont convenables, mais la vôtre serait plus intéressante en prix d’achat, sauf qu’elle nécessite des frais importants de rénovation et d’adaptation.
  • Maréchal : c’est-à-dire ?
  • Doistou : au moins 180.000  pour les travaux, sachant que la SCI vendrait aux environs de 400.000.
  • Maréchal : faîtes- moi une courte note mais uniquement pour moi.
  • Doistou : comptez sur moi M. Maréchal (Doistou fait sa note : il ne garde pas en mémoire de l’ordi, mais il conserve un exemplaire pour ses archives personnelles- il faut savoir prendre ses précautions)
                                                                       
Scène 2 - Dans les coulisses de la maison Pilounet :
Acte I -
  • Pilounette, tu avais raison, l’immeuble de la rue Basse pourrait faire l’affaire, mais il y a des frais en plus du prix d’achat. Ce n’est donc pas sûr que je puisse faire passer ce dossier aisément surtout avec la Disoui, toujours près de  ses sous. Et puis, il faut aller assez vite car j’ai signé un compromis de vente personnellement… Et j’ai beau avoir des indemnités confortables, je n’ai pas les moyens de payer l’achat.
  • T’occupe mon Pilounet, j’ai la solution : la SCI  a été montée  avec mon ami Potopaut ; si tu obtiens une garantie de prise à bail par ta  Société  et qu’elle s’engage à faire les travaux, j’obtiendrai un emprunt de la banque pour couvrir le prix d’achat.
  • Pas bête ton idée, ma Pilounette, mais tu es sûre pour l’argent ?
  • T’inquiète mon Pilounet, mon métier me donne des entrées et je peux t’aider à ficeler ce dossier.
  • D’accord ma Pilounette, mais je ne veux pas être mouillé ! Des coups à perdre mes mandats politiques en plus de mon boulot !
  • Laisse-moi faire mon gros Pilounet.
Acte II
  • Pilounet, je crois avoir la solution : je pourrai obtenir un emprunt couvrant la totalité de l’acquisition, la Mairie voyant d’un bon œil une possibilité de rénover cet immeuble qui fait tache. Donc la banque (tu sais laquelle) donnerait son accord mais je dois présenter des garanties : elle se contenterait d’un engagement de location qu’il faudrait que tu obtiennes de la Société ; tu comprends c’est quand même un paquet et sans autre garantie de notre part !
  • Ma Pilounette, j’espère qu’on ne se doute pas que je suis derrière tout cela ?
  • Pas crainte mon Pilounet, je suis dans trop d’affaires pour qu’on ait une piste.
  • Bon, je vais réfléchir ma Pilounette.
Acte III
  • Voilà ma Pilounette, j’ai discuté de l’affaire avec  Doistou en qui j’ai toute confiance : pour l’instant, je te donne un courrier donnant accord de la Société pour la location de l’immeuble ; le tout sera régularisé lors de l’accord du Conseil pour les travaux et la passation du contrat de location. Mais d’ici là pas de fuite ! Il ne faudrait pas, de plus, qu’on sache que j’avais signé un compromis pour cet immeuble et que j’ai revendu à ta SCI !
  • Fais-moi confiance mon Pilounet. Ton nom n’apparaîtra pas, on n’est pas mariés. 
                                                                     
Scène 3 - Dans les coulisses de la Société :
Acte I
Maréchal reçoit Mme Trévou, la secrétaire générale, Doistou le responsable de gestion, et Mme Gasdoué, l’assistante de direction.
Maréchal expose que Doistou propose un immeuble pour l’extension des besoins de la Société, mais il faudrait aller vite et éviter les fuites.
  • Mme Trévou : Mme Disoui n’est pas là ?
  • Maréchal : vous la connaissez ; sortie de ses chiffres, ce sont toujours des raisons pour ne pas avancer. Tant qu’il n’y a pas d’engagement financier, elle n’est pas concernée.
Donc je propose de soumettre au prochain Conseil un projet de location d’un immeuble situé Rue Basse au prix de location de 45.000 euros par an, avec engagement de faire les travaux d’adaptabilité et de mise aux normes, sans  contrepartie.
  • Mme Trévou : mais vous n’avez pas d’autres propositions ?
  • Maréchal : Doistou a prospecté, mais c’est la meilleure proposition que nous ayons. D’ailleurs, Doistou va donner les points essentiels à Mme Gasdoué pour qu’elle rédige une courte synthèse que je soumettrai à M. Carpaix, le Président, avant le Conseil.
  • Mme Trévou : Et les travaux se montent à combien ?
  • Maréchal : sans doute au moins 120.000 euros.
  • Mme Trévou : on aurait peut-être intérêt à faire l’acquisition. Elle se monterait à combien ?
  • Maréchal : compte tenu de l’emplacement, le prix d’acquisition serait élevé et mobiliserait de fortes sommes. Il faut mieux supporter des travaux pour avoir des locaux à notre convenance, avec un bail de longue durée.
  • Mme Trévou : le loyer pèsera sur nos frais de fonctionnement ; alors que pour l’achat nous disposons de réserves pour les investissements.
  • Maréchal : Ah, Mme Trévou, il faut savoir ce qu’on veut. C’est une opportunité. Il faut la saisir. On ne trouvera pas forcément un autre propriétaire louant à ce prix-là !
  • Mme Trévou : peut-être, mais il faut ajouter le prix des travaux, ce qui donnera une belle plus-value pour le propriétaire.
  • Maréchal : Bon, on a fait le tour du problème. Doistou ? Voyez avec Mme Gasdoué.
Lors du Conseil, Doistou présentera le dossier puisqu’il connaît le mieux le détail.
Et pour vous, Mme Trévou, convoquez donc les représentants du personnel Penduick et Mme Le Pulvis, avant le Conseil. Je voudrais qu’ils soient largement associés au projet de rénovation et inclure des locaux syndicaux plus adaptés à leurs besoins.
  • Mme Gasdoué : je fais un compte-rendu de la réunion ?
  • Maréchal : laissez ; je ferai une courte note pour les archives de la direction.
Acte II
Maréchal expose au Président Carpaix le projet qu’il présentera au prochain Conseil.
  • M. Carpaix : attention au montant des travaux, il y a toujours un dérapage.
  • Maréchal : Eh oui, M. Le Président, j’en suis bien conscient d’autant que les représentants du personnel auront des exigences en matière de locaux syndicaux. Mais nous aurons  recours aux entreprises locales que vous connaissez. Cela rassure.
  • Carpaix : très bien, M. Maréchal, je vous ai toujours fait confiance, et vous aurez comme toujours la confiance du Conseil. Toutefois, si je peux m’engager pour les professionnels qui soutiennent toujours les projets présentés par la Direction, je ne peux m’engager pour Mme Bono.
  • Maréchal : normalement pas de souci, sa demande de subvention pour l’association familiale « Un toit pour toi » est en bonne voie au Conseil Général.
  • Carpaix : au fait, je vous remercie pour ce repas, il était excellent.
                                                                        *
Scène 4 - Dans les coulisses de la maison Pilounet :
Acte I

  • Maréchal : ma Pilounette, c’est ficelé pour l’opération de la rue Basse. Le Président Carpaix a eu droit à un bon repas. Il  sait que comme d’habitude, les entreprises « amies » seront sur les rangs pour les travaux.
  • Pilounette : Il n’a pas tiqué sur le montant des travaux ?
  • Maréchal : non, car j’ai fait état de 120.000 euros. Bien sûr, il faudra compter sur plus de 180.000 euros, mais comme j’ai dit à Carpaix que les représentants du personnel auraient des exigences pour leurs locaux… et puis il y a toujours des dépassements.
De ton côté, il faut que les documents de location soient impeccables, car je me méfie de la Disoui, constamment à chercher des poux lors des paiements. Je ne la louperai pas au moindre faux-pas.
Je dois te dire que j’ai demandé à Doistou de présenter le dossier au Conseil. Alors, tu peux penser qu’il est fier comme Artaban et qu’il ne va pas moufter. D’ailleurs la note de présentation sera faite par Mme Gasdoué, et tu sais que c’est une tombe.
  • Pilounette : c’est bien le moins, après  tes interventions pour sa mère et son fils.
  • Maréchal : ce n’était pas un mauvais placement.
  • Pilounette : et pour nous, ça va aider pour nos vieux jours.
  • Maréchal : au fait, pour la décoration intérieure, il faudra que j’en parle à mon ex belle-sœur.
  • Pilounette : oui, tu veux dire  à ton ex belle-sœur et à ton ex !
  • Maréchal : ne sois pas jalouse : les affaires avec elle ; et avec toi les affaires et tout le reste.
  • Pilounette : Ah ! Quand je te vois dans ton petit costume bleu, j’ai l’impression de faire des câlins à un séminariste défroqué. Mais tu serais plutôt un jésuite défroqué.
Acte II -
  • Maréchal : Allez, tout est en ordre : En marche !
                                                                          Rideau

30 mai 2017 - Macromania - des médias ridicules

La France n'a jamais comporté autant d'experts, consultants et autres chroniqueurs. Ces individus pullulent tant sur les chaînes de T.V. que dans les différentes radios et sites internet.
Nombre d'entre eux, pompeusement auto-proclamés "président" ou "directeur général" sont très souvent les fondateurs et presque quasi-seuls au sein de leur "cabinet". Le budget de ces cabinets est souvent opaque, avec des fonds dont l'origine est douteuse, recouvrant très probablement des subventions publiques et para-publiques, ou provenant de groupes de pression. Car il est peu crédible de penser que seuls les dons de particuliers peuvent abonder ces fonds.
Les médias qui ont recours à ces individus connaissent parfaitement le type de fonctionnement de ces officines. Certes, les médias ont besoin de ces pseudo-experts car il leur est nécessaire de meubler des émissions qui tournent en boucle et ressassent souvent les mêmes arguments n'ajoutant rien ni en termes de nouvelles, ni au débat.
Un regard porté sur les dernières années montre l'avilissement et la médiocrité de nombre de journalistes animateurs de "débats": Imaginatifs,  développant des hypothèses souvent d'ailleurs très simplistes, avant les faits, puis ceux-ci étant réalisés, se lançant alors dans des analyses qui ne peuvent bien évidemment que conforter les hypothèses qu'ils avaient développées auparavant, quitte à tordre le cou à celles-ci pour les faire concorder avec la réalité observée.
De même, souvent adeptes du lynchage médiatique, à l'origine de véritables assassinats politiques, pour ne pas dire plus, ces journalistes et autres chroniqueurs sont totalement irresponsables puisque protégés par le statut de la presse au sens large.
Hier, vouant aux gémonies Sarkozy et doutant de la capacité de Macron à assumer une fonction présidentielle, aujourd'hui laudateurs nageant dans la guimauve : admirant une poignée de mains (virile paraît-il); admirant une démarche martiale et digne (contrairement à ses prédécesseurs); subjugués par le choix jupitérien de Macron: la montée des Champs-Elysées dans un véhicule militaire; l'arrivée solitaire, lente et empreinte de symbole,  devant la Pyramide  du Louvre...; transis  et énamourés devant l'entrée à l'Elysée de la Reine-Mère...En fait, depuis Napoléon, hormis De Gaulle - il faut bien l'accepter lui qui a été immolé de son vivant par la majorité de la presse - il n'y avait rien eu au cours des deux siècles écoulés - Et Toutanmacron est arrivé ! (1)
Jusqu'ici, le quinquennat serait un "sans faute". Duportal se demande sur quoi porte cette appréciation : être propre sur soi, bien parler, se tenir bien droit, parler avec le bon choix des mots, c'est le minimum qu'on peut attendre d'un Président, et c'est là où certains anciens Présidents ont péché, c'est là où des candidats tels Mélanchon notamment, auraient totalement failli : d'ailleurs ce dernier devrait s'inspirer de l'élégance de Robespierre et pas uniquement de ses discours...
Mais hormis ces leçons de maintien, on ne relève rien de bien probant et novateur dans la politique étrangère : une réunion du G7 qui a coûté bien cher aux contribuables européens, et a fait apparaître le peu de cas que Trump a pu faire des Européens. Pour Trump, les Européens doivent être les laquais des Etats-Uniens et assumer  la sécurité de l'Europe.
Hormis la poignée de mains, virile a-t-on estimé, entre un hommes d'affaires américain et un banquier d'affaires français, rien n'a été engagé pour dire que des actions seront entreprises;
Ensuite, visite de Poutine: la virilité de Macron s'est exprimée dans un reproche public relatif au rôle de certains médias russes au profit de Le Pen ou de Fillon. Et quelques autres "vérités" lancées au visage de Poutine, y compris celles relatives à la politique intérieure de la Russie.
Il n'est pas sûr que cette façon d'agir puisse faire avancer le dialogue entre Russes et Français, ni aider à la résolution des affaires de Syrie ou de l'Ukraine notamment.
En conclusion provisoire, M. Macron, élu sur un quiproquo et du fait de circonstances créées par deux partis politiques incapables de se rénover,  n'a pour l'instant rien révélé de marquant et reste au niveau de la communication. La parole, c'est bien, mais  l'expression de positions concrètes en matière de politique étrangère ne peut attendre.
Pour la politique intérieure, attendons. Pour l'instant ce sont des postures, mais avec des ministres qui n'en sont pas: ce sont des élus en quête de réélection pour les plus importants, de ce fait, rien ne peut avancer et c'est un peu normal tant que les Législatives ne sont pas passées. Mais hormis la réception et prise de contact avec les organisations syndicales et patronales par Macron et son collaborateur Philippe, on se demande ce que font certains ministres qui, de toute façon, ne sont qu'éphémères.
(1) pseudo trouvé par Jadot, écolo. Le mot est bien trouvé et Jadot a laissé sans voix Duportal. Il ne pensait pas qu'un écolo avait de l' humour. Tout change actuellement.

28 mai 2017 - Des modèles à mettre au frigo :

LAGARDE, modèle type du député UDI exemplaire :
Voilà le président de l’UDI touché par le cumul des mandats : il cède donc tout naturellement son mandat de maire de Drancy à sa femme, et reste député.
Elle était 6ème adjointe, mais elle se retrouve tout naturellement élue maire pour remplacer son mari. Il n’y a pas de népotisme là-dedans nous dit Lagarde. Non, tout au plus l’appropriation des pouvoirs au sein de clans, de familles, de tribus…
TOURRET, modèle de futur député « En Marche »
Actuel député Radical de gauche du Calvados (si, si, ça existe : c’est une espèce protégée depuis Mitterrand et maintenant par Macron), ce M. Tourret est un fidèle soutien de M. Macron, celui-ci étant un proche de celui-là.
Donc Tourret s’offre sur les fonds du Parlement (enveloppe créée pour leurs frais) une T.V. au prix de 4.974 euros (cité par Médiapart) ; sans compter des voyages plus privés que publics, des parties de golf, des séances de cinéma…Enfin, confondant les bourses.
Il vient de rembourser plus de 16.000 euros à l’Assemblée... Et alors que Bartolone ne réclamait rien, ne voyant pas où était l’anomalie. Mais remboursement ne vaut pas absolution, même pour un radical : le péché est toujours là. Et dire que pour un crachat sur la voie publique ou pour un joint, il y aura une amende…mais pas pour l’achat d’un modeste poste de T.V. de près de 5.000 euros…Pour sa défense, Tourret indique que c’est effectivement maladroit ….qu’il aurait dû mettre cette T.V. dans sa permanence et non à son domicile.
Dans le premier cas, il démontre qu’il n’a aucun sens de la valeur des choses par rapport à l’utilité qu’on peut en avoir : Une TV à ce prix- là ne se justifie pas du tout dans une permanence.
Dans la seconde explication, il montre que c’est un crétin : mettre la TV dans sa permanence plutôt qu’à son domicile ne justifie rien.
Crétin détournant des fonds publics, c’est beaucoup pour un ardent défenseur de la transparence…qui est de plus un éminent défenseur des droits de l’Homme …
FERRAND : signataire du projet de loi n° 4291 relatif à la transparence afin d’éviter la corruption, présenté par Bruno Leroux…des orfèvres en la matière !
LE MAIRE : la girouette ambitieuse qui n'hésite pas à trahir ses amis et ses idées ...et pourtant quelle belle éducation religieuse et morale avait-il eu!
DARMANIN : tout excusé : Misant sur Sarkozy, puis misant sur Fillon. Zut, raté ! mais la troisième mise est la bonne.
Enfin reconnu avec un destin national. Des Hauts de France, le petit Darmanin passe aux hauts-de-chausses. Il n'en revient toujours pas. Mais la traîtrise se termine toujours mal : les pages du déshonneur ne sont jamais roses. Le costard qui lui sera taillé n'aura pas la tenue de ceux de Fillon.

28 mai 2017 - En Marche et son maréchal Ferrand !

Bayrou va donc avoir des exemples sous la main pour préciser dans sa loi de moralisation ce qui ne doit pas être fait. Mais on peut se demander s’il ne serait pas plus simple de s’en remettre à la morale de chacun pour décider ce qui est normal ou pas normal. Plus on « pond » de lois, plus on s’aperçoit qu’il y a une multitude de niches et de passe-droits…
Ferrrand  en est un exemple : il n’est pas malhonnête ; il n’est pas pénalement répréhensible. Il n’est pas condamnable par la morale publique puisque la morale est une particularité occidentale très élastique. Ainsi Ferrand embauche son jeune fils plusieurs mois. Nul doute que celui-ci a effectué un vrai job. Il ne semble pas - a priori - avoir été généreusement payé. Mais! Mais ! C’est de l’argent public et il n’appartient pas à un politicien de créer sa petite entreprise avec l’argent du contribuable. Pour le recrutement d’un collaborateur, nul doute qu’un étudiant copain de son fils et peu argenté aurait fait l’affaire…En fait, Ferrand a recours aux mêmes justifications que Mme Clergeau député PS de Nantes, qui a recruté deux de ses enfants, dont sa fille qui était au chômage…Qui a dit que les socialistes ne savaient pas créer d’emploi et n’étaient pas pour la famille ?!
Revenons au glorieux passé de Ferrand à la tête des Mutuelles de Bretagne : Nul doute que son passage dans les cabinets ministériels avait été bien utile pour occuper ce poste…Passons ! Il y aurait tellement à faire pour nettoyer ces écuries de Josias que sont les Mutuelles, vraies et fausses, véritables agences du tripatouillage de l’argent des mutualistes qui n’en peuvent mais…
Si nous comprenons bien, les Mutuelles recherchent des bâtiments pour leurs services. Bien, trois offres sont repérées. L’une d’elles paraît intéressante. Bien.
Elle est donc retenue par le Conseil d’Administration. Bien.
Qui est le propriétaire des locaux ? Il semble que Mme la Compagne  n’en soit pas encore propriétaire : elle monte une SCI, prend un ami comme associé avec une malheureuse action (!) et peut ainsi emprunter la totalité de la somme nécessaire à l’acquisition soit environ 400.000 euros, ayant justifié auprès de la banque qu’elle avait un locataire désigné…(Au fait, pourquoi des agriculteurs ou autres entrepreneurs ont tant de peine pour obtenir un prêt nécessaire au développement de leur outil de travail??)
Les Mutuelles passent alors leur contrat de location, pour un loyer de 42.000 euros annuels, et font plus de 180.000 euros de travaux d’aménagement. Il paraît que le bâtiment était plutôt vétuste. Mais tellement bien placé.
Et, aujourd’hui, selon les médias, les actions de la SCI auraient une valeur 3.000  fois supérieure.
Ferrand dit que le Conseil a décidé souverainement, lui-même n’en faisant pas partie. Allons M. Ferrand, ne prenez pas les Bretons pour des ânes, ni les Français dans leur ensemble pour des cruches : chacun sait que dans ce type d’Organisme, le directeur est présent lors de ces prises de décisions et que les Conseils sont plus des faire-valoir que de vrais décideurs. On a vu ces administrateurs : des têtes de braves gens, anciens associatifs ou anciens syndicalistes, heureux d’avoir une fonction qui leur donne l’impression d’une utilité sociale. Duportal a fréquenté tout au long de sa carrière ces gens-là. Sauf exception, une ou deux têtes par ci par là, nécessaire pour la façade et les relations, tout le reste n’est que représentation.
Donc, M. Ferrand, non répréhensible légalement même si l’argent d’une Mutuelle ressemble beaucoup à de l’argent public puisque la Mutuelle ne peut avoir cette activité avec les avantages fiscaux en découlant, que sous réserve de l’agrément de l’Etat.
M. Ferrand répréhensible moralement? Certainement, et c’est une tâche originelle qui devrait l’exclure du mouvement de « M. Propre »  qui veut être plus blanc que blanc !
Mais Edouard Philippe, le nouveau premier ministre de droite (?), pourtant adepte du combat loyal sur ring, estime que dans cette affaire, les électeurs trancheront : c’est nouveau, les électeurs d’une circonscription ont autant d’importance que les électeurs de tout un pays. M. Philippe se défausse aisément. Quant à Macron, on ne l’entend pas: il ne peut écouter de la belle musique en Italie et jouer une partition plus audible pour nous en France.
Le début du quinquennat débute par une tache. Et ce n’est que le début : sous le vernis, les Français verront vite l’entourloupe.

16 mai 2017 - Macron débauche - Matignon embauche

Le débauchage est une pratique courante depuis Mitterrand mais jusqu'ici l'opération se faisait plutôt au lendemain d'élections législatives.
En procédant ainsi, Macron laisse à penser qu'il a la certitude d'obtenir une majorité absolue à l'Assemblée. Dans ce cas, il sera néanmoins obligé de faire quelques ajustements...
Une majorité absolue n'est pas impossible si les Républicains sont nombreux à choisir la soupe, rejoints en cela par les inévitables opportunistes de l'UDI et notamment ceux patronnés par l'ancien Nouveau Centre de Morin, fidèle commensal et obligé de Le Maire.
Cette majorité sera d'autant plus probable si les Mélanchonistes ne gagnent pas leur pari d'écraser les socialistes de Solférino, tout en améliorant leur propre score de base.
C'est une hypothèse à envisager car le P.S. est particulièrement affaibli et une partie des sortants ou postulants est tentée par la voie macroniste.
Le ralliement d'Edouard Philippe à Macron alors qu'il soutenait Juppé en novembre dernier puis Fillon, laisse rêveur: il est vrai que c'est un politicien ayant déjà un long passé, passé qui peut paraître sinueux alors qu'en réalité il est bien linéaire puisqu'il tend uniqement à atteindre le but suprême : l'Elysée !
En effet, deux mandats Macron puis la place est disponible pour un Philippe qui n'aurait alors que 56 ans et donc le temps de se refaire une virginité après un  poste de Premier Ministre. Temps nécessaire et suffisant pour organiser autour de lui le nouveau parti libéral-centriste crée sous Macron, sans nuire à ce dernier qui ne peut faire plus de deux mandats.
C'est en fait le défi que s'était lancé Valls mais il a dû subir un contexte défavorable du fait de son appartenance à un parti en voie de décomposition et ossifié en même temps.
Macron n'avait pas eu à subir ces difficultés, d'autant que le sens de la fidélité ne l'étouffe pas. Il a saisi les opportunités et a manipulé sans vergogne ceux qui lui avaient servi de marche-pied, au grand dam de François Hollande, le machiavel solférinien qui ne pouvait croire à cette trahison d'un fils putatif bien sous tous rapports.

Maintenant, Macron essaie d'écraser la droite républicaine : il l'a dit sans aucune pudeur lors d'entretiens. Il essaie en cela d'imiter Mitterrand qui, en son temps, avait largement affaibli le parti communiste.
Toutefois la doctrine communiste était déjà en fort déclin, ce qui n'est pas la même chose pour la droite qui a un logiciel de pensée toujours bien présent et qui se recomposera dans les dix années à venir, après un nécessaire fort rafraîchissement dans ses méthodes de gouvernance et en affichant une vision plus sociale et moins libérale en terme d'économie, mais plus ouverte en terme de vie sociétale.
C'est en définitive l'extrême droite qui s'effilochera faute d'un corpus acceptable dans un monde moderne et de plus en plus effervescent, et  la gauche sociale-libérale  sera avalée et formatée  par les macronistes.
Il subsistera aussi une gauche mélanchoniste : toutefois la solidité de l'argumentaire économique, culturel, social, est du côté de la droite républicaine : celle-ci s'appuiera sur les classes moyennes et moyennes supérieures lesquelles constituent l'épine dorsale d'un pays évolué.
Seule une impatience s'ajoutant au refus des élites politiques de droite de se renouveler fortement lors de chaque échéance entraînerait la faillite d'une droite qui n'aurait pu moderniser sa pensée et sa praxis.

M. Macron : "This Man is Dangerous" (1) - Jeudi 4 mai 2017

Il n'est sans doute pas dangereux pour la démocratie…quoique sa politique puisse faire vaciller dangereusement une démocratie qui n'est jamais assise pour l'éternité. Son comportement lors du débat avec Mme Le Pen a montré le vrai visage de M. Macron : intelligent, sûr de lui, avec quelque suffisance, compétent sans doute pour mener sa politique, mais avec une ambition et un ego ne pouvant lui permettre de bien comprendre le cœur de la nation, et le rendant absolument hermétique à une ouverture pour gouverner. Il sera élu, mais il débutera son quinquennat avec une forte hostilité contre lui. Cette hostilité ne fera que croître et il sera responsable des mouvements de rue qui contribueront encore plus à déstabiliser notre pays.
En effet, sa politique économique, sa politique sociale, sa politique étrangère, seront inefficaces et contestables. L'équipe dont il s'entourera sera composite, peu aguerrie aux vraies affaires de l'Etat, peuplée de « Rastignac »  à l'image du Chef et de vieux chevaux de retour qui voudront encore aller à l'avoine que tenteront de leur refuser les jeunes loups assoiffés de strapontins et de dorures : même une entreprise de recyclage ayant un tel état-major ne pourrait sortir un seul matériau commercialisable.
Sa politique économique va s'ouvrir sans frein sur la mondialisation forçant le tissu industriel et commercial à s'adapter au libre-échangisme prôné par l'Europe sous la houlette souveraine de l'Allemagne, et ce au moment où des puissances comme les Etats-Unis reviennent au protectionnisme. Le renforcement voulu de l'intégration européenne va encore plus désagréger notre tissu social, réduire nos marges de manœuvre pour avoir une politique française dans d'autres domaines y compris des domaines dits « régaliens » qui seront réduits à la portion congrue.
Le maintien de l'ouverture de nos frontières à l'immigration sans autre contrôle que celui de l'examen des demandes d'asile plusieurs mois ou années plus tard, et jamais suivies d'expulsions,  tout cela va alourdir les charges de la France  et de plus, gangrener le climat social français.
L'immigration doit être contrôlée par la France à ses propres frontières, des quotas doivent être institués en fonction des besoins de l'économie, et les autres immigrations doivent être refoulées avec l'engagement d'une réelle politique d'aide aux pays d'origine ou aux pays voisins des zones de guerre. Macron et la clique d'intellectuels et autres penseurs qui le soutiennent ne seront pas là lorsque la France profonde ne supportera plus ces fardeaux : comme toujours, ils seront partis en Suisse, en Belgique ou à Los Angeles….
Certes, la majorité du grand patronat soutient les projets Macron : mais ce soutien n'est-il pas en lui-même la justification de l'inquiétude qu'expriment de nombreux Français ? Qui pourrait soutenir que les entreprises du CAC40 et leurs satellites ont la fibre patriotique à fleur de peau ? Lafarge ?
Concernant l'agriculture, il est évident que les fonds européens doivent être maintenus. Si l'agriculture doit encore subir des mutations, elle ne peut toutefois être transformée en outil de production intensive car l'agriculture a aussi un rôle d'équilibre territorial, un rôle environnemental. Pour cela, il est nécessaire d'apporter les rémunérations décentes, pour permettre à l'agriculture moyenne de vivre de son travail.
Il faut donc que la France soit impérative, impérieuse, dans ses rapports avec l'Europe, et qu'elle enlève peu à peu le pouvoir aux technocrates européens. M. Macron ne pourra le faire car il est un  pur produit de l'establishment, un pur représentant du monde des affaires, en un mot, un adepte, un disciple, le gourou de la mondialisation.
Sa politique sociale est désastreuse : réduction des déficits mais en rognant sur les droits actuels, ce qui va entraîner un nivellement vers le bas de notre protection sociale : celle-ci sera réduite peu à peu au niveau des Etats les plus arriérés de l'Europe ; c'est-à-dire qu'au lieu de tirer ces Etats vers notre niveau social, on tire les pays les plus évolués vers le bas. Cela vaut pour la protection sociale, mais aussi pour les services publics et pour le niveau des salaires.
Cela vaut aussi pour les catégories moyennes de la France, tous ces ménages dont les revenus sont dans la strate moyenne et moyenne supérieure qui font la richesse et l'ossature d'un pays.  Sacrifiés par M. Macron qui leur demandera d'assumer seuls la taxe d'habitation, qui leur fera supporter les inévitables augmentations des impôts fonciers, qui leur demandera surtout lorsqu'ils seront retraités, de contribuer encore plus par une augmentation de la CSG sans aucune contrepartie, les retraites restant d'ailleurs bloquées !Sa politique étrangère est néfaste : on demeure inféodé aux Etats-Unis d'Amérique, on continue notre politique d'agression dans les Etats arabes au lieu de les laisser avec leur propre développement et de veiller d'abord à préserver notre culture et nos propres intérêts économiques plutôt que se vouloir les redresseurs de tort, les maîtres à penser de ces peuples qui ont leur propre culture et qui doivent eux-mêmes s'affranchir de leurs dogmes et traditions anti-démocratiques.
Le refus de M. Macron de s'affranchir de la double tutelle des Etats-Unis et de l'Europe, de négocier avec la Russie, de cesser d'accompagner les tendances belliqueuses de la Pologne, des Etats baltes, de certains pays anciennement membres de l'Empire soviétique voire avant de l'Empire tsariste (tel que l'Ukraine) rend très hypothétique le maintien d'un rôle pour la France à la place qui devrait être la sienne.
Sa politique migratoire contribuera encore plus fortement à la dilution de la culture française, à la disparition de ses richesses ancestrales au profit d'une « multiculture » communautariste qui fera disparaître ce qui représentait nos valeurs et les particularités de notre mode de vie même au sein de l'Europe.
On voit bien aussi l'américanisation des mœurs voulue par le clan Macron : tout est people, tout est fric, tout est image, tout est communication. L'Elysée aura le Dauphin (de F.Hollande), la Reine-Mère, et toute la Cour des Obligés : hommes d'affaires, banquiers, intelligentsia, penseurs, experts... Ce que coûtait l'Elysée aux contribuables sous Sarkozy et Hollande sera petite monnaie à côté de la pompe de la Cour d'Emmanuel 1er. La Cour des Comptes aura du travail pour démêler ce qui est du privé ou du service de l'Etat !
Alors, non M. Macron, pas de çà :
Ni de vous, ni de votre programme, ni du mode de vie que vous voulez nous imposer.

Si vous êtes malgré tout élu, vous ne représenterez au mieux qu'un électeur sur trois : autant de citoyens seront dans la rue d'ici quelques mois, et un troisième tiers de citoyens veillera à faire bloc pour que vous n'ayez pas de majorité.
Note : aucun article supplémentaire concernant Mme Le Pen:  This dangerous woman is out" (2)- Le »débat » pugilistique d'hier soir a fait apparaître sans ambiguïté ses limites, son incapacité totale à gouverner notre pays, les incohérences de son programme économique, son inaptitude à gérer des négociations ultérieures avec l'Europe et avec les autres puissances. Il est à craindre que M. Dupont-Aignan ne se soit fourvoyé dans cette alliance n'en tirant qu'un bénéfice bien aléatoire, à l'exception peut-être de quelques sièges de députés...Et encore, car l'électeur est souvent versatile.
(1) Peter Cheyney - "This Man is Dangerous" - Cet homme est dangereux"
(2) Peter Cheyney - "Poison Ivy" - La Môme vert-de-gris"

MACRON : Vol au-dessus d'un nid de coucous - Lundi 1er mai 2017

L'élite et l'intelligentsia française ne voient plus que par Macron. Les Républicains croyaient obtenir quelques prébendes, et même Baroin était prêt à devenir Premier Ministre macronais… La précipitation  de certains Républicains, dont Raffarin, est pathétique. Comment voulez-vous assurer une présence importante dans l'hémicycle lors des Législatives quand vos potentiels électeurs vous voient ainsi accourir devant un jeune premier qui croit que Brigitte couchée sur la Une de Gala et Paris-Match fera le beau temps chez les Français ! Malgré le désastre de la candidature Fillon, il restait une possibilité de conserver le cœur de son électorat et de récupérer ceux qui avaient déserté non pas à cause du programme mais du fait de la personnalité de François Fillon.
Le comportement de ces « responsables » va permettre d'amplifier la victoire du jeune premier, déjà quasi-assuré de récupérer des U.D.I. investis imprudemment par les Républicains mais qui vont rejoindre au moins en partie la majorité présidentielle de Macron si celui-ci est élu.
Une forte réserve de la part des responsables Républicains, ne donnant pas d'indication de vote, aurait limité l'élection de Macron avec un faible score, et surtout beaucoup plus de certitudes d'avoir un groupe « Républicain » important à l'Assemblée.
Car Duportal pense que l'effet Macron ne jouera qu'assez faiblement lors des élections législatives : les « Marcheurs » sont sans doute sympathiques aux yeux de beaucoup mais les Mélanchonistes ne sont pas rentrés dans leurs foyers, et les « Marcheurs » ne présentent généralement pas une carte de visite de nature à faire considérer qu'ils sont vraiment armés pour exercer le pouvoir.
C'est comme toute chose, le pouvoir s'apprend et il faut avoir l'humilité d'apprendre. Or, Macron et une bonne partie de son entourage (certains ne sont d'ailleurs pas connus du public : c'est là qu'est le Cabinet noir ?) n'ont pas cette humilité. Ils croient savoir : Or, le peuple se méfie toujours des bureaux feutrés, et des gens qui sortent de nulle part et envahissent tout à coup les allées du pouvoir.
M. Macron n'a pas noué d'alliances significatives : il bénéficie seulement de l'apport plus personnel de François Bayrou que de vraies troupes. Certes les Radicaux ont déjà repéré les cuillères, des U.D.I. souples d'échine sont près de l'écuelle, des socialistes  approchent leur assiette ; mais cela ne fera pas une majorité de travail et de gouvernement. Cela fera un assemblage de purs sangs et de bourrins. Tout cela tirera vite à hue et à dia ! Et c'est là que les Républicains doivent être présents. Eux seuls peuvent assurer une voie de recours équilibrée et acceptable par les citoyens responsables, y compris ceux qui auraient souhaité que des points de la gauche raisonnable soient repris.
Les Républicains, retrouvant leurs fondamentaux, c'est-à-dire la recherche du compromis entre une économie libérale cadrée et la conservation de notre modèle social, reprenant leur démarche d'indépendance entre les blocs américain, russe, et chinois, les Républicains donc, auraient de nouveau la capacité à se faire entendre d'une majorité de Français, lesquels ne peuvent être caricaturés par Macron et sa bande de jeunes loups.
Pour une large part, ces Français qui souhaitaient le projet Fillon, assoupli il est vrai,ne sont pas des conservateurs réactionnaires comme le dit Macron. Ils sont d'accord pour une évolution respectant des points de repères qui ont fait la singularité de notre pays. L'abandon de ces repères ne mène nulle part. Les pauvres malheureux  « 65 millions de Français » ne représentent quelque chose dans le Monde que par leur haute technicité ET leur culture, leur histoire. On peut respecter cela et évoluer, on peut conserver des traditions et marcher vers le progrès mais pas le progrès américain qui détruit toutes les références d'un vieux pays comme le nôtre et aussi comme de nombreux pays de l'Europe.
La France n'a pas à porter constamment le fardeau de la mémoire de la Seconde Guerre Mondiale. Sa responsabilité n'est pas celle de l'Allemagne, et elle peut avancer sans avoir besoin de caution morale comme l'Allemagne. Quant à entendre Macron proférer des absurdités telles que « sans l'Europe, c'est les nationalismes, c'est la guerre »….Cà frise le ridicule surtout venant d'un homme qui n'avait jamais vu  ni parlé avec un agriculteur ou un ouvrier en tenue de travail il y a encore quelques mois.
Alors, lecteurs, vous vous demanderez quelle voie peut être choisie surtout quand on apprend le rapprochement Le Pen/Dupont-Aignan ?
A suivre

C'ETAIT ECRIT  - mercredi 26 avril 2017

Nous avions dit que les chances de François Fillon étaient minces et nous pensions que M. Macron subirait un tassement de même que Mme Le Pen.
François Fillon est totalement responsable de son échec, sa personnalité ayant été mise en cause et avec des certitudes et non pas seulement des rumeurs. Certes, il n'est pas le seul à être blâmable dans son comportement, d'autres le sont sans doute tout autant que ce soit à droite, au centre, ou à gauche. Mais certains tiennent encore caché le pot de confitures ou ne sont pas assez dérangeants pour qu'on s'y intéresse. Ainsi que nous l'avons dit et répété, la corruption est assez généralisée et plus ou moins « consternante » depuis les passe-droits du « tous les jours » jusqu'aux petits arrangements facilitant un marché, une embauche, un petit surplus d'attention qui graisse parfois la nappe des restaurants…
Mais si François Fillon est responsable, les membres dirigeants de son parti le sont encore plus. Des mises en garde avaient été faites en temps encore suffisant pour changer de monture, des demandes de modifications du projet avaient été formulées notamment par le courant juppéiste afin d'assouplir le projet Fillon.
Des responsables ont déserté le bateau et n'ont pas fait campagne : on peut citer - entre autres - M. Le Maire (qui réapparaît…l'odeur de la soupe), on peut aussi ajouter ces tristes représentants de l'UDI qui oscillent toujours entre la morale et leur moral…
Quand on regarde les résultats du vote, on constate bien que peu de points séparent François Fillon de Marine Le Pen. C'était parfaitement jouable et Nicolas Dupont-Aignan, malgré tout l'intérêt que sa candidature présentait, n'aurait sans doute pas dépassé les 2 % compte-tenu de l'enjeu.
Au deuxième tour, avec un peu d'assouplissement du programme Fillon, la partie était gagnable pour celui-ci même face à Emmanuel Macron.
Le programme Macron est aussi dangereux que celui de Marine Le Pen, mais pour des raisons diamétralement opposées. Seul celui de François Fillon, même en demandant plus de mesure, restait acceptable pour les Français. 
Il suffit de voir la Bourse, les Marchés en général, Mme Merkel, pour constater le soulagement de voir M. Macron qui conduira une politique répondant au souhait des grands financiers.
Le programme Macron, c'est le libre-échange qui va écraser l'économie française. Pour qu'elle tienne tête, il faudra asphyxier le modèle de protection sociale français : on commence par l'allègement des charges sociales, mais qui paiera pour la protection sociale ? L'Etat ? Non point car l'Allemagne et l'Europe demanderont que le budget de l'Etat soit rogné. Alors, les mutuelles ? Mais oui mon bon monsieur, c'est ainsi : pendant que le procès était fait à M. Fillon qu'il allait enrichir les mutuelles (c'est-à-dire essentiellement les groupes d'assurances), on ne voyait pas l'hypocrite représentant des lobbies européens s'approcher du pouvoir en évitant d'être précis pour expliquer les transferts sociaux auxquels il procéderait en « loucedé».
Avec Macron : minoration des droits sociaux, étatisation de l'assurance chômage qui devient ainsi de l'assistanat échappant totalement au contrôle des partenaires sociaux (et Macron qui veut établir le dialogue social !). Ce transfert rend totalement « officiel » le déficit de l'assurance chômage en l'incluant dans la dette publique : ainsi, l'Europe bien ancrée à Berlin, pourra exiger du « pouvoir » français de rogner encore plus sur ce droit créé sous Pompidou…
Une parenthèse : bien du plaisir à M. Macron qui devra expliquer aux intermittents du spectacle que la belle vie est terminée… à moins que c'était l'objet de la rencontre Macron avec Pierre Arditi, Stéphane Bern, Line Renaud, dimanche soir à La Rotonde ? Quant à la présence de Cohen-Bendit et d'Attali… c'est pour affiner d'une part le programme économique, d'autre part le projet d'intégration complète dans l'Europe allemande ?
Pensez au parcours de ces derniers : Attali, le « monsieur je sais tout », le génie de l'économie reconnu comme tel depuis les énormités faites sous Mitterrand lorsqu'il était son « conseiller spécial » en 1981 ! Son fils putatif  Macron fut aussi conseiller spécial d'un autre fils putatif de Mitterrand. Les gènes sont là…
Donc M. Attali qui n'en peut plus d'être toujours conseiller, conseilleur, mais jamais payeur, qui enseigne, préside, assène des vérités et qui a encore le temps d'écrire des dizaines et dizaines de livres !
Donc M. Cohen-Bendit, l'apatride de toujours, récemment redevenu Français puisque son âge le met à l'abri d'être poursuivi pour faire son service militaire ; donc M. Cohen-Bendit, anarchiste, rouge et vert, verbeux et versatile, politicard de salles enfumées mais donnant maintenant dans le décontracté bobo de centre gauche…Alors M. Macron, que vous a-t-il dit au sujet des centrales nucléaires? De l'aéroport de Notre Dame des Landes ? Est-il d'accord pour que vous bottiez le derrière de ces zadistes – dont un certain nombre sont allemands – que vous reconquériez une petite parcelle du territoire français ? Au fait, qu'en pense l'Europe ? Un petit voyage auprès de Maman Merkel s'impose (quittez quelques jours Brigitte, le repos s'impose, vous l'avez tellement exposée dans les meetings comme si c'était une prise de guerre. C'est bizarre dans notre pays : les candidats croient de plus en plus que nous élisons un couple présidentiel ! Mais non, seulement un Président ou une Présidente ! Un seul suffit pour notre budget)
Avec Macron, on poursuit le gel des retraites, et à ces retraités qui ne votent pas pour lui (à l'exception notable d'une certaine Brigitte peut-on supposer), on augmente la CSG pour compenser la suppression de la cotisation chômage. On sait bien qu'un vieux ne coûtera rien aux caisses de chômage, comme les bonnes sœurs qui cotisaient pour l'assurance maternité…
On peut même se demander si M. Macron ne devrait pas pousser son raisonnement économique plus loin : réformer la Loi Leonetti. Une disparition anticipée allègera encore plus la dette de la Sécu.
M. Macron ment en ce qui concerne les retraites. Certes, un alignement des droits et contributions de tous est à réaliser à terme. C'est ce que François Fillon avait commencé à faire.
Mais cet alignement ne peut se faire sur la base du principe tel qu'énoncé par M. Macron : un euro, un point de droit. La mécanique est beaucoup plus complexe et ne se joue pas sur un coup comme à la Bourse : les régimes spéciaux ne pourront être réformés sans concertation, ce qui demande temps et compétence (la compétence n'est pas la suffisance comme le démontre régulièrement son porte-parole M. Griveaux), ni sans contrepartie. La refonte du régime des fonctionnaires nécessitera aussi au moins autant de concertation  et, de plus, sera source d'augmentation de la charge de l'Etat et des Collectivités Locales. En effet, il appellera l'intégration des primes et donc le versement de cotisations correspondantes. Si la recherche de l'équilibre des régimes de retraites est nécessaire, elle doit se faire dans l'indépendance c'est-à-dire selon nos règles sur lesquelles repose le système français. M. Macron fait toujours état de ce qu'il se passe hors de nos frontières, mais il est vrai que sorti des bureaux feutrés, il ne doit pas beaucoup connaître le monde réel qui vit généralement avec moins de 25.000 euros par couple, ce qui est loin évidemment des 130.000 euros qui semblent nécessaires à M. Macron pour qu'il puisse vivre décemment. M. Macron, vous êtes pire que M. Fillon : celui-ci augmentait l'âge de départ à la retraite et maintenant le taux des retraites. Vous, vous augmentez cet âge et de plus vous réduisez les droits…Et malgré tout, les Français vous « veulent ». La chute va être dure pour vos électeurs, et votre règne sera encore plus dur que celui de votre ancien mentor dont les conseils de modération vous seraient bien utiles.
Avec Macron, c'est l'accélération de l'intégration européenne avec un ministre des Finances et du Budget, une gouvernance économique européenne (sous-entendu à Berlin), et une défense commune (sous-entendu à Washington avec l'OTAN). – Nous reviendrons sur la politique étrangère car c'est un des points majeurs et qui peut le plus inquiéter chez ce Président en puissance.
Avec Macron, c'est la porte ouverte à toute l'immigration du monde et surtout du monde arabe, celle qui par revanche, rappellera à la France que les Croisades et la Colonisation se font désormais à l'envers. Il est vrai que la France et l'Occident en général n'ont pas à être trop fiers de ce passé, mais ce n'est pas une raison pour se mettre constamment à genoux par repentance, en attendant les coups de fouet pour la femme adultère, la main coupée pour le voleur, et la bastonnade pour le roumi…
Décidément M. Macron, on peut parfois douter de la compréhension que vous avez eu de l'enseignement pourtant long que vous avez reçu.
A suivre







UN PREMIER TOUR A HAUTS RISQUES - Lundi 17 avril 2017

Le jour du scrutin approche. Notre rubrique d'analyse des propositions n'a pas été exhaustive, loin s"en faut. Elle a omis certains sujets pourtant d'importance, elle n'a pas analysé les programmes autres que ceux de François Fillon et Emmanuel Macron.
C'est un parti pris : chacun peut lire et analyser en détail le programme de chaque candidat publié sur leur site, tout en regrettant que les émissions de Télé n'aient que peu porté sur les programmes.
C'est aussi un choix de notre part : les programmes des autres candidats nous paraissent, pour partie voire totalement, tellement inconsistants pour certains, tellement irréalistes pour d'autres, tellement dangereux pour notre niveau de vie pour d'autres encore, que nous avons délibérément décidé de n'en point parler.
Le choix de vote sera difficile pour les Français qui s'expriment après mûre réflexion : ce qui est bon pour eux, ce qui est bon pour la France; peut-être sera-t-il plus facile pour ceux qui votent d'abord par esprit de clan ou par idéologie...
Dans tous les cas, il semble bien qu'il faille voter et éviter le vote blanc. Qui ne vote ne peut ensuite venir pleurer sur l'avenir.

Alors que nous écrivons ces lignes, plusieurs hypothèses sont encore crédibles. Quid de Fillon, Le Pen, Macron, Mélanchon ??
L'ordre alphabétique a parfois du bon…Mais au bénéfice de l'âge, en cas d'égalité parfaite, nous aurions Mélanchon/Fillon ? Que disent les textes ?
Mais le vote parlera, et nous serons devant plusieurs alternatives : celles-ci ne sont pas classées dans  l'ordre des  probabilités actuelles, mais des cas de figure pouvant se présenter en tenant compte des marges d'erreur des sondages ; ce classement fait mieux apparaître les « chances » de chaque candidat, toujours en l'état actuel.
1/Le Pen/ Mélanchon : avantage Mélanchon ?
2/Mélanchon/Fillon : avantage Mélanchon ?
3/ Mélanchon/Macron : avantage ??
4/Le Pen/Macron : avantage Macron ?
5/Macron/Fillon : avantage ??
6/Le Pen/Fillon : avantage Fillon ?
Sur la base des estimations huit jours avant le premier tour, on relève que l'avantage serait plutôt à Mélanchon dans deux voire trois cas de figure, Macron n'ayant une chance plus forte qu'en cas de confrontation avec Le Pen, et une plus faible possibilité face à Fillon.
L'avantage Fillon ne pourrait se présenter qu'en présence de Le Pen, et plus faiblement face à Macron.
On voit donc que le vote utile s'impose dès le premier tour pour qui veut voir son poulain l'emporter. Il est très probable que Le Pen sera présente au second tour car son assise électorale est assurée, contrairement à celle de Macron qui est plus volatile, plus incertaine.
Nous pensons d'ailleurs que Macron va faiblir un peu, augmentant encore les chances de Mélanchon. Et Mélanchon a encore plus de chances d'être présent au second tour si Hamon continue à s'affaisser.
Une possibilité pour Fillon réside uniquement dans :
  • Le maintien de son socle, ce qui semble assuré,
  • L'absence de progression, voire une baisse des intentions de vote chez Dupont-Aignan et Asselineau, sachant qu'un ou deux points grignotés peuvent assurer le maintien de Fillon au second tour,
  • L'arrêt de divulgations nauséabondes concernant Fillon, afin que ceux qui reconnaissent la qualité générale de son programme, sa compétence,  son expérience, votent pour lui dès le premier tour (même avec un masque sur le nez), augmentant ainsi sa base, considérant que leur candidat saura désormais se tenir « étant sous surveillance ». (ne donnons pas plus d'importance qu'il n'a au mouvement "Sens Commun'"- ce n'est que Boutin et ses amis ripolinés - ils ont déjà été au Gouvernement mais très minoritaires. Il faut mieux les voir "cadrés" que vagabondant sur les places publiques! et Fillon a dit qu'il ne remettrait pas en question l'IVG et le mariage pour tous.)
L'affrontement Le Pen/Fillon demeure encore envisageable, sur le fil du rasoir.
Alors, dès le premier tour, il est nécessaire de voter pour Fillon, lequel disposera d'un chèque barré, mais pas du chéquier.
Nécessité fait loi !! Comme en 2002 pour ceux qui avaient voté Chirac de mauvais gré.
Toutefois, pour rassurer ceux qui « devront » porter leur suffrage sur Fillon, le programme de celui-ci, sa connaissance du passé, son état de santé apparent, son dynamisme, doivent lui permettre d'être plus clairvoyant pour la mise en œuvre de son programme. De plus, il aura une majorité parlementaire même si celle-ci sera sans doute moins importante qu'initialement envisagée.





 

MELANCHON - LE PEN

DANGER !!! l'un ou l'autre : C'est la ruine du pays, c'est la ruine des classes moyennes,
C'est aussi la ruine pour les gens modestes qu'ils prétendent défendre
Car avec une économie en ruine, qui trinque en premier ? LES PLUS FAIBLES
MEFIEZ-VOUS DE CES DEUX BATELEURS DE FOIRE : avec eux, c'est la grande faucheuse !



L'EUROPE - Lundi 17 avril 2017
Elle doit exister; elle doit être refondue; elle doit s'occuper des points essentiels de la communauté européenne.
Elle doit articuler son action autour d'un axe central constitué par quelques pays appartenant d'une part à la zone euro, partageant d'autre part le même niveau de développement économique.
Elle doit cesser de régenter le quotidien des Européens,
Elle doit avoir une politique drastique de purge : purge de fonctionnaires, purge d'élus européens en surnombre, purge des interventions financières et réglementaires, purge des avantages fiscaux et de salaires des fonctionnaires, scandaleux au regard des salaires et impôts des fonctionnaires nationaux et des Français en général.
Comment peut-on demander aux Français de réduire leurs effectifs de fonctionnaires, de participer encore plus en matière d'impôts, de reculer l'âge de départ en retraite, etc...quand des fonctionnaires européens bénéficient d'avantages exorbitants et sans aucun rapport avec leur utilité sociale, en un mot avec leur apport à la société?
La purge ne peut se faire en France sans un coup de balai encore plus fort au niveau de l'Administration européenne qui a développé son fromage sans contrôle d'élus souvent absents et encore plus incompétents. En effet, sauf exceptions, les élus européens sont des "recasés" des élections nationales, ou des "préretraités" de la politique, recasés aussi dans les Assemblées Européennes faute d'avoir des maisons de retraite spécialisées.
Ne parlons pas de Commissaires Européens eux-même recasés et souvent inconnus ou inaudibles.(Moscovici en est un exemple - beau "costar" lui aussi...mais on en parle moins; pourtant son "ami" fournissait en vins de propriété certains palais de la République...)
Les Français ne sont pas anti-Européens, de même qu'ils ne sont pas anti-parlementaires. Mais ce sont les "élites" qui les poussent dans des impasses que l'on constate aujourd'hui où le premier électeur de France sera le vote blanc ou nul !!
LES PROGRAMMES (suite) - Lundi 17 avril 2017
Politique Etrangère
 
La France eut une politique étrangère indépendante pendant des siècles.
Depuis au moins trois décennies, elle est inféodée aux Etats-Unis d'Amérique et bridée par son appartenance à l'Europe et surtout à l'OTAN. Une seule rébellion eut lieu sous Jacques Chirac refusant l'aventure criminelle des Etats-Unis et de l'Angleterre en Irak.
La politique d'équilibre entre les blocs tracée par De Gaulle, ce qui serait normalement aujourd'hui une action recherchant le dialogue et l'équilibre entre les Etats-Unis, la Russie, la Chine, et enfin les puissances émergentes (Inde, Brésil, etc…), n'est plus.
François Fillon entend reprendre le chemin du dialogue avec la Russie et améliorer notre partenariat avec la Chine. Le maintien de sanctions contre la Russie du fait de l'affaire de Crimée et du conflit séparatiste en Ukraine doit être réexaminé avec réalisme, en sachant faire comprendre aux Etats-Unis qu'ils ne sont pas les gendarmes du monde (ils en seraient plutôt les voleurs), et que leur présence militaire en Pologne n'est pas acceptable par la Russie. Il n'y a aucune intention prouvée que la Russie essaie de déstabiliser la Pologne, mais il faut se méfier de la Pologne qui a toujours contribué à déstabiliser l'Europe faute de trouver une évolution médiane entre les extrêmes.
Les intentions de François Fillon avec Israël, les pays arabes, et la Turquie, sont évidemment à soutenir, même s'il fait preuve d'angélisme vis-à-vis d'Israël qui demeure un fauteur de troubles tant que ce pays niera la nécessité d'accepter l'existence d'un véritable Etat palestinien et évidemment vidé des colonies israéliennes qui le tendent non viable.
En ce qui concerne la Turquie, l'opposition viscérale et non raisonnée de Sarkozy a poussé ce pays vers un repli et même un retour vers un certain obscurantisme politique et religieux. Peut-être ne fallait-il pas promettre à ce pays une intégration européenne, mais il fallait cesser les atermoiements qui ont contribué à ce repli aujourd'hui observé alors que ce pays avait depuis cent ans entrepris une longue marche vers la démocratie et la laïcité…Avec l'Iran, le réalisme doit l'emporter sur les convictions idéologiques, et nous devons arrêter le suivisme derrière les Etats-Unis qui sont particulièrement responsables de l'impasse actuellement constatée.
Vis-à-vis des pays arabes, il faut réexaminer totalement notre politique : avoir beaucoup plus de clairvoyance avec le Qatar et l'Arabie Saoudite, pays où le fondamentalisme religieux est particulièrement présent, soutenant des mouvements extérieurs y compris en France, dangereux pour notre culture. Quant au problème syrien, la chute d'Assad ne donnera rien de bon tant qu'une vraie solution de rechange ne sera pas clairement établie et en plein accord avec la Russie qui a autant que les Etats-Unis, droit à intervenir pour protéger ses intérêts stratégiques.
Les Etats-Unis ont déstabilisé toute cette région, non pas pour des motifs humanitaires (c'est l'apparence, l'habillage constant des faucons et des financiers états-uniens), mais pour des raisons d'influence géopolitique et économiques. Ils sont quand même responsables de la guerre d'Irak, puis de l'écroulement de la Libye, plongeant ces deux pays dans l'anarchie. Si pour l'Irak la France s'est abstenue, pour la Libye, Sarkozy, général en chef de deuxième classe, s'appuyant sur le Tartuffe Henry-Levy, a encore accéléré la décomposition d'une partie du monde arabe, exacerbant l'idéologie folle des arriérés fondamentalistes qui ont déversé vers l'Europe leur haine, entraînant en même temps des mouvements migratoires qui déstabilisent notre économie et notre vie quotidienne,  et créent une insécurité particulièrement dangereuse.
Et la politique européenne ? Il faut considérer que ceux qui paient ont leur mot à dire en premier : et c'est la France qui paie : en hommes (militaires tués), en financement, en termes de réaction des djihadistes. Alors, il faut que les principaux pays européens participent plus fortement et aident la France. La politique étrangère européenne devrait donc beaucoup plus s'articuler autour de l'axe franco-allemand, les Etats fondateurs de l'Europe, ainsi que l'Espagne, devant s'associer à une démarche plus cohérente et plus lisible. C'est à ce prix que l'Europe fera entendre sa voix et cessera d'être la roue de secours de l'Otan.
La lecture des propositions de M. Macron en matière de politiques étrangère et européenne est un catalogue d'intentions qui sembleraient presque tirées d'une épreuve de grande école… Le catalogue (voir page 21 de son programme) fait bien apparaître qu'il n'y a pas de maîtrise du sujet, sans doute faute de référents compétents dans son équipe, mais aussi parce que M. Macron n'a jamais paru à l'aise et clair sur ces sujets.
Alors comment penser qu'il aura la capacité à discuter, à argumenter, et surtout à affronter des interlocuteurs aussi retors que les Etats-Unis, aussi matois que les Chinois, aussi rudes que les Russes, aussi fourbes que les représentants de certains pays arabes fondamentalistes, aussi rigoureux que les Allemands, aussi égoïstes que les Anglais. Bien parler la langue anglaise est une chose, mais les mots ne sont pas tout ! Regardons Ayrault dans sa langue de Goethe. A-t-il infléchi en quoi que ce soit Mme Merkel dans ses positions ?


LES PROGRAMMES (suite) - Lundi 17 avril 2017
Education - Enseignement

Les programmes Fillon et Macron comportent tous les deux des idées qui nous semblent positives et c'est heureux !
Nous ne les reprendrons donc pas.
Toutefois quand M. Macron propose de limiter à 12 élèves par enseignant la taille de 12000 classes de CP et CE1, a-t-il estimé le coût ? Car le redéploiement d'enseignants ne suffira pas, il faudra largement recruter, et il faudra aider des communes à investir, ce qui ne se fait pas en un jour : il faut des terrains, restructurer des écoles, dégager des financements, lancer des appels d'offre, construire, etc…M. Macron, un petit mandat de maire dans une commune ayant déjà des difficultés d'intégration, et vous verrez que ce n'est pas simple !
Un autre point : le « Pass Culture » : 500 euros pour chaque Français de 18 ans… Versés comment ? Sous quelle forme ? Comme les chèques déjeuners dont on connaît l'énorme détournement de destination ? Sans contrepartie ? Il y a certainement d'autres formes d'aide moins démagogiques et plus formatrices à prévoir pour des jeunes qui abordent leur majorité de citoyen !
LES PROGRAMMES (suite) - Lundi 17 avril 2017
Energie – Environnement

Le programme Macron est étrangement léger dans ce domaine…Le programme Fillon est plus élaboré et comporte un certain nombre d'ambitions légitimes et bien ciblées. Certes, en matière de nucléaire, il n'est pas spécialement ouvert : le réalisme l'emporte sans aucun doute sur les effets d'annonce. Certains candidats annoncent la réduction de la part du nucléaire de 50 % en une dizaine d'années, mais il faut prévoir de nouvelles énergies suffisamment efficaces et suffisantes pour notre économie et notre vie quotidienne. Certes, les Vietnamiens créaient l'électricité nécessaire dans les tunnels pendant la guerre contre les Américains, mais les « Verts » d'aujourd'hui sont-ils aptes à pédaler pour leurs propres besoins domestiques ? Mme Cosse ou Mme Duflot  vont ronchonner, c'est sûr…
Alors, soyons malheureusement raisonnables, faisons confiance à l'évolution technologique et scientifique, accompagnons-là dans ses recherches d'innovation, préparons les transferts de technologie et les mutations professionnelles pour les hommes et les femmes qui vivent de la production nucléaire.
Cà, c'est de la politique responsable. Ce n'est pas mouliner dans le vide comme le font les Ecolos et autres adeptes de la France insoumise (1)
(1) Au fait, avez-vous remarqué que la France Insoumise a collé des milliers d'affiches sur tous les poteaux ou  endroits disponibles, sans vergogne, sans souci de la propriété privée, et dénaturant le paysage. Pour des adeptes de l'environnement, ils ne sont guère attentifs aux paysages qu'ils dénaturent et pour des années !!
LES PROGRAMMES (suite)* - Dimanche 16 avril 2017
Les Institutions
Plusieurs points essentiels sont soulignés dans le programme de M. Macron :
1) Une loi de moralisation publique qui éviterait les dérives observées jusqu'ici dans les différents partis (et non pas seulement chez M. Fillon), savoir notamment ;
  • l'interdiction pour un parlementaire d'employer un proche : le principe est intéressant mais les abus vont bien au-delà : combien d'élus – petits et grands – placent qui, leur compagne du moment, qui, l'un de leurs enfants ou autres parents, et pas uniquement dans les emplois « visibles » pour le public. Faites le tour des mairies ou des intercommunalités : vous verrez des noms qui ne sont pas uniquement homonymes des élus en place. La moralisation passe par un contrôle beaucoup plus large des nombreuses prébendes existantes !
  • l'interdiction du cumul de plus de trois mandats identiques successifs : cela nous semble insuffisant car cela représente 15 ans pour un député, 18 ans pour un maire. Un Président de la République ne peut exercer plus de deux mandatures, soit 10 ans. Le même renouvellement devrait s'appliquer pour tous les mandats : deux mandats successifs seulement. On évitera l'appropriation excessive de certaines collectivités qui non seulement deviennent le fonds de commerce de l'élu mais sont aussi parfois « transmises » à un héritier, et rarement pour apporter un plus aux citoyens. Le renouvellement plus fréquent, sans avoir des mandatures trop courtes, est positif pour l'évolution du paysage politique et permet d'éviter des pantouflages souvent négatifs sous de nombreux aspects.
Après tout, sur environ 25 millions d'individus pouvant exercer de telles fonctions, on peut bien en trouver 300.000 à 400.000, chiffres maximaux, dès lors qu'on devient raisonnable en réduisant les effectifs des Conseils municipaux et des Conseils communautaires qui sont pléthoriques : avec des membres moins nombreux dont on connaîtrait mieux la fonction, et dont la responsabilité,  la compétence – ou l'incompétence - seraient plus visibles ; les risques de collusion, de conflit d'intérêt pourraient être plus difficiles à camoufler (1)
(1) Un cas type de conflit d'intérêt : un président d'intercommunalité, maire de sa commune, fait attribuer une subvention pour la création d'une bergerie. La dite bergerie appartient à l'un des adjoints du Maire, et la dénomination « bergerie » permet l'attribution de cette subvention alors qu'en fait, il s'agit d'un manège équestre qui n'aurait pu être subventionné. Et, comme dans les jeux de dominos, l'avis favorable de l'intercommunalité emporte l'accord supplémentaire du Conseil Général…Combien de cas de même nature où il y a détournement. Quant aux manipulations de zonages de P.LU., mieux vaut se boucher le nez, et il est très très difficile pour un élu de rester droit dans ses bottes !
2) Un renouvellement de la vie politique par :
  • la suppression du régime spécial des retraites des parlementaires. Il faudrait y ajouter la soumission à l'impôt de toutes les sommes perçues, en prévoyant un abattement de  30 % comme c'est le cas dans d'autres fonctions comportant des frais de représentation.
  • la réduction du nombre de parlementaires d'environ un tiers, ce qui permettrait d'être un peu moins République bananière…
  • une modification du fonctionnement parlementaire, mais encore faut-il avoir des moyens de contrôle et de coercition pour éviter que des parlementaires soient trop souvent absents des groupes de travail en Commissions.
Mais M. Macron ne fait pas état dans son programme de la représentation proportionnelle. C'est pourtant une demande récurrente de nombreux partis, y compris de François Bayrou !
Il aurait été intéressant de connaître la pensée de M. Macron sur les sujets qui fâchent. Ce que Duportal croit, c'est que seule une dose de proportionnelle doit être instillée afin que les grands partis soient présents, et pas uniquement dans la rue, mais en veillant à conserver le principe d'une majorité suffisante pour gouverner.
3) Une présentation par le Président de la République, de son bilan national et européen chaque année devant le Congrès. Pas sûr que cela soit une bonne idée. Mettre sur la sellette chaque année le Président…Aux élus et aux citoyens de se faire entendre. Il y a suffisamment de relais pour ce faire : le Parlement et les médias si nombreux et pleins d'experts…
Quant à la présentation par les communes de leur projets, etc… ; la publication plus fréquente et plus intelligible de leur action et de l'utilisation de l'argent public est sans doute possible et la Loi devrait les y contraindre (la présentation de l'action des communes ou des intercommunalités est toujours positive pour l'auteur du document !)
M. Fillon est moins disert sur le sujet et c'est dommage. On peut comprendre sa réserve sur la moralisation de la vie publique même s'il doit assumer.
Il maintient le non-cumul des mandats mais ne s'engage pas sur le nombre de mandats possibles.
Quant aux Collectivités Locales, il nous semble que proposer d'assouplir les modalités du contrôle de légalité en supprimant la transmission des actes au Préfet, est une erreur.
En effet, la transparence des actes du Maire ou d'une autre Collectivité n'est pas le souci premier ou souvent avec décalage dans la mise à disposition du public. En outre, la compétence de nombre d'élus est souvent déficitaire en matière de respect des lois et règlements. Et quand il n'a pas ce déficit de connaissance ou d'appréciation, danger ! car la liberté de décision est grande dans de nombreuses collectivités… (grandes ou petites !)
Enfin, en cas de méconnaissance des droits et obligations, les services sont omni-présents et de plus en plus de collaborateurs (avec un statut hors fonction publique) peuvent avoir une éthique évolutive ou incertaine.
En conclusion, sur les aspects institutionnels, M. Macron nous paraîtrait plus complet mais la Constitution est une vieille dame qui ne doit pas être bousculée. Jusqu'ici, elle a permis la stabilité du pays même face à des agressions (internes bien souvent) et il peut être dangereux de faire accroire au bon peuple que tout se bouscule…Mieux vaudrait sans doute des débats sereins et en dehors des temps de compétition.
Après tout, ce qui préoccupe les Français, c'est le pouvoir d'achat, le chômage, la sécurité.


LES PROGRAMMES (suite) – Samedi 15 avril 2017
La Santé
Le programme « santé » de François Fillon a fait couler beaucoup d'encre : mal présenté, puis mal expliqué (se rappeler Chartier avec ses rhumes remboursables ou non selon la toux grasse ou sèche…vraiment nul !). Il y a des soutiens qui font crouler et c'est le cas de certains aides de François Fillon, sans doute de bonne foi mais à conserver au frais (Chartier, Boyer, Ciotti et d'autres hélas)
Le programme exposé dans son projet sur le site « Fillon2017 » nous paraît clair, bien construit, cohérent, et adapté aux enjeux que nous rencontrons : maintien d'un système de santé ouvert à tous, prévention, suppression des déserts médicaux – ruraux ou urbains - mais aussi rechercher à privilégier la qualité au détriment d'un excès de proximité qui ne se justifie pas toujours, assurer une complémentarité contrôlée entre la Sécurité Sociale de base et les assurances complémentaires, veiller à aider les catégories plus vulnérables socialement et médicalement.
Tout cela par la négociation avec des partenaires publics, libéraux et privés, et non pas par des décisions nationales qui ne rencontrent pas souvent l'adhésion des acteurs ou des patients.
A chacun de lire ce programme « santé » : clair et facile de compréhension.
Il restera bien sûr à François Fillon à s'assurer de la mise en application des promesses : ne pas agir comme un autre François, son probable prédécesseur ; ne pas agir non plus dans ce domaine par voie d'ordonnances !!
Sous ces réserves, ce projet soutient la comparaison avec celui de M. Macron : ce dernier reste imprécis sur le volet complémentarité entre la Sécurité Sociale et les « mutuelles, et  s'il est précis et plus « généreux » que celui de F. Fillon en matière de remboursement des frais auditifs, d'optique ou dentaire, il peut paraître peu crédible en l'absence de chiffrage !
LES PROGRAMMES (suite)  - Samedi 15 avril 2017
L’Immigration  - La Laïcité
Ces deux sujets sont réunis car ils sont -hélas - assez étroitement liés !
En matière d’immigration, le programme Macron est un modèle du vide sidéral : la création de 5000 garde-frontières en accord avec nos partenaires européens pour garder les frontières extérieures. Combien de kilomètres de frontières ? Projet ridicule. C’est au niveau de chaque Etat de l’Union européenne qu’il faut surveiller les frontières, avec une coordination européenne. Car le seul contrôle au niveau du contour de l’Europe restera une passoire. Il faut un deuxième rideau de contrôle au niveau de chaque Etat pour tout ressortissant d’un pays extérieur à l’Union Européenne.
M. Macron prévoit aussi l’examen des demandes d’asile en moins de six mois avec reconduite sans délai dans leur pays des immigrés n’ayant pas le statut de réfugié. Belles promesses : tout individu entré clandestinement en France se dira réfugié politique, alors qu’ils sont essentiellement des immigrés économiques. Et, lorsqu’il s’agit de réfugiés qui fuient leur pays en guerre, ils n’ont pas vocation à rester en France : des négociations, y compris fianancières, doivent être engagées avec ces pays et les pays limitrophes pour leur accueil dans des camps décents avant leur retour dans leur pays d’origine. (1)
L’Europe devrait avoir dans ce domaine une action forte et coordonnée. Les propositions de François Fillon sont le fruit de réflexions cohérentes, articulées et pouvant être mises en œuvre. Elles respectent la personne humaine, mais n’autorisent pas chaque migrant à se créer un droit dans notre pays. Que ceux qui ne comprennent pas la démarche proposée par M. Fillon aillent dans la majorité des pays, ils constateront vite que sans moyens personnels d’existence, ils n’auront qu’un choix : rentrer en France !
Il est temps de mettre un coup d’arrêt sévère et brutal à l’immigration : la France n’a pas les moyens de les accueillir ni de leur procurer un travail. Or, sans travail, on ne peut s’intégrer. Les jeunes sont alors des délinquants en puissance, et on assiste à la création de ghettos, de lieux interdits à la communauté française, puisqu’ils sont « privatisés » par des communautés reproduisant leur style de vie.
L’assimilation ne peut se faire que par la langue, par des moyens d’existence décents, par l’adoption des principes essentiels de la République et bien sûr de notre culture occidentale.
Assimilons déjà les ressortissants des communautés étrangères en situation régulière ; c’est déjà une tâche importante et coûteuse. Et, parallèlement, n’oublions pas que de nombreux individus, de nombreuses familles vivant au-dessous du seuil de pauvreté sont Français, et ont quelques droits à être entendus, à être logés, à bénéficier d’un travail ou d’une retraite décente !
Non, M. Macron, vous n’êtes pas dans ce domaine la solution. Vous êtes un cautère sur une jambe de bois.
Quant à la laïcité, la volonté « macronnienne » laisse perplexe. Ne pas interdire le voile à l’Université, c’est en fait l’autoriser ? Organiser pour les ministres du Culte une formation à la laïcité, aux valeurs de la République, et à la langue française ! Ce n’est pas çà la laïcité.
Il appartient à chaque religion d’assumer ses formations, qu’il s’agisse des curés, des pasteurs, des rabbins, des imams, et pourquoi pas des francs-maçons… Il appartient à chaque individu qui réclame la nationalité française de connaître la langue. Il doit être exigé de chaque « prêcheur » de respecter nos valeurs et de « prêcher » en français. Bien qu’avec beaucoup de retard, même l’Eglise catholique - omni présente et malheureusement dans une partie des troupes fillonnistes - ne garde plus le latin que pour un minimum de liturgie.
L’expulsion de prêcheurs d’origine étrangère devrait être radicale et il n’y a pas à apporter à ces individus plus de droits qu’ils n’en respectent dans leurs prêches haineux et arriérés.
M. Macron, sur tous ces points, vous n’êtes pas crédible. Quant à M. Fillon, c’est à voir au pied du mur…
(1) C'est étonnant que tous ces migrants en provenance des pays arabes et africains affluent essentiellement vers l'Europe. Pourquoi pas vers l'Asie, où souvent ils retrouveraient leur religion musulmane. Que ce soit l'Europe et notamment la France pour les ressortissants africains ou maghrébins cela peut s'entendre compte tenu de notre passé colonial. Mais les pays arabes, tant ceux de la péninsule arabique que ceux d'Asie centrale? Pourquoi vers l'Europe, où la culture est très différente? Poser la question donne la réponse : on croit y trouver argent et liberté...Mais ne faudrait-il pas que les élites qui figurent parmi les migrants se battent et fassent évoluer leur pays en restant chez eux ??
LES PROGRAMMES (suite) - Samedi 15 avril 2017
La Sécurité des Français  - La Justice  -
Certains candidats sont offusqués des propositions de François Fillon. A croire qu’ils vivent dans une bulle et que tout ce qui punit relève de la sphère du fascisme.
Les propositions n’ont rien de scandaleux ou d’attentatoire aux libertés. Elles ne limitent que la liberté des fauteurs de trouble et c'est bien le moins. L’angélisme des Taubira et autres culs bénis du pardon ont conduit la France à l’état d’insécurité dans lequel elle est depuis au moins une décennie.
Certes, M. Fillon (sous la houlette Sarkozy) porte la responsabilité d’avoir supprimé :
  • des postes de policiers et de gendarmes,
  • la police de proximité,
  • les renseignements généraux,
D’avoir été plus « diseux » que « faiseux » en manquant d’efficacité dans les reconduites dans leurs pays d’origine de la grande majorité des individus qui sont entrés en France pour des raisons économiques.
M. Fillon, comme dans d’autres domaines, se repent et va donc recréer ce qu’il avait contribué à détricoter. Bien, attendons pour voir ?
De même, il indique qu’il n’y aura plus d’impunité « zéro ». O.K. Là aussi, attendons pour voir ?
Il faudrait d’ailleurs pour atteindre ce but que les effectifs de la Justice soient augmentés de même que le nombre de places de prison et bien sûr de surveillants pénitentiaires. Il faudrait aussi la mise en oeuvre de moyens supplémentaires pour l’accompagnement des détenus et notamment préparer leur retour à la vie civile - mais uniquement pour ceux qui le méritent et non pas pour ceux qui ont « racheté leurs péchés » par leur comportement bien analysé par moult psychologues et assistants sociaux.
Les propositions de M. Fillon prévoyant l’échange d’informations plus confidentielles avec les Maires sont dangereuses car pour qui connaît le fonctionnement des mairies, qu’elles soient petites, moyennes ou importantes, la confidentialité ne reste pas au niveau du Maire car les informations transitent par trop de circuits internes : personnels administratifs et techniques, élus municipaux, etc…, donc de nombreuses personnes imbriquées dans le tissu social local et n’ayant pas toujours le sens d’une déontologie adaptée. Alors non, évitons la sortie d’informations des cercles de justice et de police nationale, évitons la tentation des polices politiques à la soviet !
Concernant la lutte contre le terrorisme ou la criminalité, on  ne doit pas s’encombrer plus qu’il ne faut d’arguties pseudo-juridiques. Quand un individu est condamné pour des faits de crimes ou pour des délits importants et répétés, la sanction doit être d’effectuer la peine prévue suivie de l’expulsion dans le pays d’origine avec déchéance systématique de la nationalité française lorsqu’il y a la double nationalité.
Il faut savoir choisir : on est Français ou on reste étranger. Il est d’ailleurs insupportable d’avoir de plus en plus de ministres ou parlementaires ayant la double nationalité. Pour les fonctions électives ou de responsabilité publique, on doit faire un choix, avec une exception pour les bi-nationaux ressortissants de la Communauté Européenne. Etre Français ne devrait  pas s’acquérir uniquement par le fait que la mère de nationalité étrangère a accouché sur le sol français. Peu importe ce que pensent les « bien-pensants de la pensée unique », nous assumons pleinement cette position. F. Fillon devrait être plus ferme et plus précis dans ce domaine. Peu importe ce que pense "l’élite intellectuelle" qui estimera de toute façon que le programme Fillon est voisin du programme Le Pen : qu’ils prennent le temps de les analyser et ils verront que les deux programmes n’ont pas le même impact en matière de libertés individuelles de Français.
Il faudrait parler un peu du programme Macron pour la justice et la sécurité. A part la proposition de renforcer les effectifs de policiers, on trouve peu de chose. Ah ! Si ! L’impossibilité pour les délinquants de fréquenter les quartiers où ils ont commis des délits. Et comment cela pourra être contrôlé ? Où iront se loger ces individus ? Des idées comme celle-ci montrent bien l’amateurisme des conseillers et experts de l’équipe Macron.
De même, il ne tolèrera plus les incivilités telles: insultes, crachats, harcèlement des femmes, etc...C’est bien. Mais qui va sévir ? Qui va punir ? Duportal a connu en Union Soviétique - c’était en juillet 1968 - la manière dont les incivilités de comportement étaient contrôlées sur la voie publique. Mais dans  ce pays, on ne rigolait pas, et même si c’était une vieille dame qui venait vous prendre par la manche pour ramasser votre mégot, vous saviez qu’il fallait mieux être obéissant.
Dans notre pays, on ne peut même pas arrêter un individu cagoulé. Même plus, les cagoulés s’affichent au grand jour par exemple en Guyane Française ; sans parler des niquabs qui fleurissent et pas qu’aux balcons - aussi dans les rues.
Alors, M. Macron qui voulez aussi autoriser le voile dans les Universités ! Ataturk l’avait interdit il y a près de cent ans en Turquie pour laïciser son pays. Erdogan l’autorise à nouveau, mais c’est son pays : il y fait ce qu’acceptent ( ?) ses concitoyens. Mais nous, en France, pays de tradition chrétienne et aussi laïque, on recule ! Pour quel avenir démocratique, quelle laïcité, quelle liberté de la femme ?? M. Macron, vous mettez en danger notre civilisation, vous êtes un pur produit de la réussite marchande sans vous soucier de notre culture. Seule l’économie compte pour vous sachant que vous n’êtes pas concerné par les problèmes de sécurité quotidienne puisque vous vivez dans un autre monde.
François Fillon demande aussi le réexamen des relations avec la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Il est plus que temps de récupérer un minimum de pouvoir en la matière : la société française est basée sur une culture qui lui est propre et ne peut être en tous points celle des Allemands ou des Polonais ou des Espagnols et vice-versa. Il est aberrant de voir contestées au niveau européen des décisions de justice prises déjà par plusieurs juridictions françaises, y compris en appel ou en cassation! Et que d’énergie ! Que de finances publiques dépensées pour quelques individus qui refusent la Loi française. Dans ces cas-là, on quitte son pays pour aller là où on peut tout faire…si ces pays existent !
En conclusion, la relecture attentive du chapitre consacré à la Justice par M. Fillon apparaît cohérent, mesuré et somme toute, d’une ambition assez modeste notamment quant aux moyens prévus pour sa mise en œuvre.

MELANCHON « LA TERREUR ROUGE »  - 13 avril 2017
Nous allons cracher du sang si Fillon, Macron, ou Le Pen arrivent au Pouvoir ! C'est le nouveau slogan du Chavez français.
Mais nous savons encore plus qu'avant que Mélanchon crache du venin.
Le seul antidote consiste à le laisser aux portes du second tour, crachant ses poumons juste derrière Fillon. Après avoir pourri la partie de la gauche qui voulait évoluer vers le progrès et le modernisme,  il pourra ainsi cracher dans la soupe qui l'a si bien nourri jusqu'ici, lui qui est le plus huppé des candidats…Et  ses aficionados pourront crier :
Adios Chavez en peau de conejo

LES PROGRAMMES (suite)  Jeudi 13 avril 2017
Suppression de La Taxe d'habitation ?
Emmanuel Macron a donc créé la divine surprise : la suppression de la taxe d'habitation pour 80 % des foyers.
Cette taxe est perçue par les communes et les intercommunalités. Pour les communes, elle représente souvent près des deux-tiers des impôts locaux. Autant dire que sa suppression mettra les communes sous le « rasoir » de l'Etat. Certes, l'Etat rembourserait à l'euro près les communes, dixit M. Macron. Dans la réalité, tous les transferts de charges de l'Etat se sont traduits rapidement par une dépréciation du montant du remboursement.
Il en sera de même si ce projet aboutit. Et, inévitablement, les communes auront la fâcheuse tendance à majorer encore plus les taux supportés par les malheureux 20 % de contribuables  qui ne bénéficieront pas de l'exonération.
La détermination des 80 % "d'heureux bénéficiaires" ne sera sans doute pas simple ! sur quelles bases ? avec des révisions possibles ? selon quel fait déclencheur ? Si le projet est aussi finement étudié que celui portant sur le transfert des cotisations chômage vers la CSG, les fonctionnaires n'ont pas fini de plancher...Il ne faudra pas supprimer d'effectifs !
Et ne nous y trompons pas, il n'y aura pas que les catégories  « moyennes et moyennes supérieures »  qui seront taxées. Tout propriétaire d'un bien à forte valeur locative se trouvera taxable, par tel ou tel biais que l'Administration saura inventer.
Rappelons que la redevance contributive pour l'audiovisuel est prélevée en même temps que la taxe d'habitation. Un appel à paiement séparé sera donc à prévoir? Au fait, qui la paie ? les braves gens honnêtes...et pour un service public fréquemment en grève...
M. Macron, décidément vous n'avez aucune connaissance de la vie réelle et encore moins de la vie fiscale des communes. Mais qui vous entoure ? Qui vous conseille ?
LES PROGRAMMES (suite)  Mercredi 12 avril 2017
L'Assurance Chômage – Les Retraites
Le programme Fillon prévoit le maintien du système paritaire de l'assurance chômage, tout en exigeant des partenaires sociaux le redressement des comptes.
La recherche de l'équilibre se fera inévitablement par des modifications à la baisse des droits actuels, mais au moins on sera toujours dans un système d'assurance avec des droits acquis, et non pas dans le système calamiteux figurant dans le programme Macron.
Celui-ci prévoit de supprimer le système actuel pour le transformer en service public étatisé et financé par l'impôt. Cela montre bien le cadre dans lequel on s'enfermerait : "le chômage est inéluctable, et même s'il se réduit, l'impôt reste toujours présent". Il n'y a plus la notion de droit acquis par l'individu, mais la notion d'octroi d'une assistance par l'Etat.
Actuellement, tout le système de notre protection sociale est basé sur le principe de la répartition et de droits acquis par l'individu. Afin de tempérer ces principes, l'Etat intervient pour imposer des minimas.
Le système étatique proposé par Emmanuel Macron est le début du démantèlement de la protection sociale : on commence par l'assurance chômage, on poursuit par l'assurance maladie, la retraite, etc…
Le projet Macron est dangereux à terme d'autant qu'il est la création de technocrates et de banquiers ignorants de la réalité, et nous en apportons la preuve :
L'équipe Macron a été interrogée par les soins de Duportal sur l'impact financier de cette réforme pour les retraités.
Le projet Macron est en effet de supprimer la cotisation chômage sur les salaires, ce qui entraînerait – paraît-il - une augmentation substantielle du salaire net.
Mais du fait de l'étatisation du système, le financement serait assuré par la CSG par augmentation du taux actuel de 1,7 %, portant la cotisation minorée actuelle de 3,8 à 5,5 % et la cotisation majorée à 8,3%.
Pour le salarié, l'avantage qu'il a d'un côté sur son bulletin de paie est repris en tout ou partie sur sa feuille d'impôt dans la ligne « CSG ». Pour le retraité par contre, on ampute carrément ses revenus puisqu'il a une retenue supplémentaire et pas de contrepartie sur un bulletin de paie…C'est d'autant plus violent que normalement le retraité ne sera plus jamais au chômage…
Le 6 avril lors du J.T. de 19h45 sur M6, M. Macron interrogé sur l'assurance chômage, répond qu'elle sera financée par une augmentation de 3,1% sur la CSG.
Le même soir, au JT de 20 heures sur France 2, le journaliste François Lenglet fait état d'un transfert de 1,7 % comme indiqué dans le programme Macron ; ce dernier confirme, mais ne s'est sans doute pas rendu compte que lors de son entretien sur une autre chaîne de TV, il avait fait état de 3,1 % (en fait, il s'agit de la réduction qui serait appliquée pour le salarié)
Qu'est-ce que c'est pour un jeune banquier qui a fait valser les millions qu'il avait gagnés dans une « vie » précédente, qui dit avoir vécu avec 1000 euros par mois lorsqu'il était étudiant il y a une quinzaine d'années… ce qui représente en valeur actuelle près de 1200 euros… Pauvre étudiant…
Posant la question pour savoir si le montant de déductibilité de la CSG sur les revenus imposables – actuellement de 4,2 % – serait augmenté, l'équipe Macron ne peut actuellement répondre : elle doit se renseigner…Belle préparation pour des experts aussi confirmés !!
Vous qui lisez cet article, suivez bien ce qui suit :
Actuellement, pour 1 part avec un revenu imposable :
  • entre 10996 et 14375 euros, la CSG est de 3,8 %
  • supérieur à 14375 euros, la CSG est de 6,6 %
Pour 2 parts avec un revenu imposable :
  • entre 16868 et 22051  euros, la CSG est de 3,8%
  • supérieur à 22051 euros, la CSG est de 6,6 %.
Et dans tous les cas de figure, vous pouvez ACTUELLEMENT déduire 4,2% de cette CSG sur vos revenus : c'est un cas remarquable en France où l'on paie des impôts sur des impôts. Les Socialistes ne sont jamais revenus sur ce qui est un vol manifeste.
Quelques exemples pratiques de l'impact du projet Macron sur les retraites:
  • Personne seule : 1500 euros de retraite mensuelle : majoration prévue sur la CSG : 306 euros par an
  • Couple 2 parts : 3000 euros    «              «        :                «          «            : 612          «
  • Couple 2 parts : 5000 euros    «              «        :                «          «            : 1020 euros  «
  • Couple 2 parts : 10000 euros  «              «        :                «        «            : 2040 euros  « 
(la CSG se calcule sur la retraite brute et non pas nette ! donc, il faut rajouter environ 18% à la retraite perçue pour calculer la CSG)
Alors, nombreux retraités qui avez déjà un blocage des retraites depuis trois ans, c'est vous qui voyez !!
Nous aurions besoin aussi d'autres éclaircissements sur la nature et le taux des réductions de charges sur salaires : actuellement, le taux de la cotisation chômage est de 6,4 % dont 4 % à charge de l'employeur et 2,4 % à charge du salarié. Il faut aussi ajouter l'AGS (garantie de salaires) dont le taux est de 0,25 % à charge de l'employeur.
Si nous prenons en compte les majorations de cotisations patronales pour les embauches en CDD, les exonérations des mêmes cotisations pour les embauches en CDI des jeunes de moins de 26 ans, il faut se demander comment est calculé l'équilibre financier entre les cotisations en moins sur les salaires (seule partie du salarié ?? ou faut-il inclure une partie des cotisations patronales ?) et la majoration de la CSG !
Alors, nombreux salariés, que vous soyez cadres, ouvriers ou employés, c'est vous qui voyez !!

**Mais il est dommage que François Fillon n'ait pas contré cette partie du programme Macron : son électorat potentiel aurait besoin d'être éclairé !!*

Revenons maintenant aux propositions moins injustes  concernant la retraite :
François Fillon estime nécessaire de repousser progressivement l'âge de la retraite, avec des aménagements pour les carrières longues. Sans doute faudra-t-il aussi négocier pour les carrières avec pénibilité sans refaire l'usine à gaz créée par les socialistes.
Par contre, et nous l'avons déjà écrit, le projet de majoration de 300 euros des petites retraites ne peut se faire sans un déblocage des autres retraites, car il ne faut pas oublier que le montant des retraites est lié à l'activité de l'individu et aux efforts souvent consentis (les cadres connaissent rarement les 35 heures …)
Quant à la recherche d'harmonisation progressive des régimes de retraite, s'accompagnant nécessairement de la suppression de quelques régimes folkloriques eu égard au nombre de bénéficiaires, c'est une bonne démarche et sans doute plus réaliste que celle de M. Macron dont la crédibilité est douteuse : si le principe d'aligner les règles d'attribution pour tous est en soi intéressant, les exceptions prévues telles que le maintien de spécificités dans certains régimes avec des taux de cotisations différents laissent pantois. On n'aligne pas, on ne simplifie pas, on rend encore moins clair ce qui est déjà extraordinairement complexe. Il est vrai que si les experts qui préparent ces dossiers dans l'équipe Macron sont d'essences aussi diverses que Les Hue ou Madelin ou Cohen-Bendit, ou De Rugy, et autres cervelles multi-cartes….
Mais, de grâce, M. Fillon, ne laissez plus parler des retraites M. Retailleau qui indique que la durée de vie augmentant, il est normal de travailler plus longtemps. C'est ridicule : ce qu'il faut considérer, c'est l'augmentation de la durée de la vie en « bon état ». Attention M. Retailleau, un début de délitement du cerveau vous guette et pourtant vous ne pourrez avoir votre retraite avant 65 ans voire 67 (il est vrai plus payée par les fonds publics que par une activité privée).
A SUIVRE




LES PROGRAMMES (suite)    Mercredi 12 avril 2017
Agriculture - Fonction publique – Dette publique – Pouvoir d'achat & Fiscalité – TVA -
Concernant l'agriculture, le projet d'encadrement par la Loi des contrats entre les producteurs et les industriels, est ambitieux, mais risque bien de se heurter à deux écueils : l'Europe d'une part, les puissants lobbies industriels d'autre part. La main de l'Etat devra être sans faiblesse et François Fillon sera pris au piège de devoir montrer sa fermeté et son audace face à des lobbies qui sont au moins aussi puissants que les syndicats salariés quand on touche aux « avantages » de ces derniers.
Nous avons déjà parlé de la fonction publique et nous y revenons : la suppression progressive du statut de la fonction publique doit être accélérée pour ne réserver ce statut qu'aux personnels responsables de services relevant du droit régalien de l'Etat, et encore à des niveaux de responsabilité et de décision. Il faut aussi aligner les règles relatives au Droit du Travail et imposer le retour à la durée moyenne et générale du travail hebdomadaire ; il faut en finir avec le cadeau des jours de carence ; il faut en finir avec la sur-représentation syndicale dans la fonction publique donnant un quasi pouvoir de décision dans les nominations, promotions, ou changement d'affectations dans certains grands services : Police, Services pénitentiaires, Education Nationale, pour ne citer que les Institutions où cet abus est le plus flagrant.
Les ambitions de François Fillon concernant la dette publique justifient plus de réserves. D'autres grands pays ont des dettes importantes (Japon) sans pour autant que l'économie du pays soit bloquée ou trop impactée.
Considérons déjà que le Pouvoir arrête l'augmentation de la dette : ce que ni François Fillon avec Nicolas Sarkozy, ni François Hollande par la suite n'ont réussi.
Arrêtons la dérive mais ne tuons pas les services publics, ne tuons pas le modèle social de la France : les grandes réformes proposées auront déjà un impact non négligeable sur les grands équilibres de notre économie.
Que François Fillon se méfie de tous ces stratèges, experts, et autres génies des cabinets conseils ou des Universités, qu'on voit trop fréquemment dans des émissions de T.V. mais jamais « aux manettes ». N'ayons pas la cruauté de rappeler à notre souvenir (parmi bien d'autres) Alain Minc, « visiteur du soir » de l'Elysée sous plusieurs présidences et toujours capable d'expliquer que son analyse était bonne mais la mise en pratique sabotée par les acteurs politiques ou par des évènements imprévus…
Après tout, en son temps, nous vîmes René Monory, ministre de l'Education Nationale, puis de l'Economie, ayant réussi de manière plus qu'honorable dans ses fonctions, bien qu'étant patron d'un garage – et peut-être pour cela -et non point diplômé d'une Grande Ecole.
Les propositions en matière de pouvoir d'achat et fiscalité sont intéressantes, même si nous avons déjà émis des réserves en ce qui concerne le montant de 300 euros prévu pour le relèvement des seuls retraités modestes jusqu'à 1000 euros.
Le relèvement du plafond du quotient familial, en supprimant la réduction qui avait été mise en place par les socialistes, ne serait que justice : les allocations familiales de base sont universalistes. Par contre, comme tout revenu, elles devraient être fiscalisées.
La mensualisation généralisée du paiement de l'impôt sur le revenu est à prévoir étalant ainsi la charge pour les ménages et aidant l'Etat à poursuivre la réduction des effectifs relevant de Bercy.
François Fillon prévoit aussi de ne pas mettre en application le projet socialiste de retenue à la source de l'impôt sur le revenu. Espérons qu'il tiendra parole : la mise en place de ce système sera source d'injustices.  En effet, les forts mouvements de revenus tant en plus qu'en moins ne seront pas pris en compte dès l'année calendaire suivante, générant des charges difficiles pour les ménages en cas de moindres rentrées ou de charges imprévues et déductibles, mais générant un manque à gagner immédiat pour l'Etat en cas de rentrées financières plus fortes pour un ménage, sachant que ledit ménage devra être bon gestionnaire pour faire face l'année N+2 à un surplus d'impôt…
Certes de nombreux Etats ont ce système en place, et les socialistes adorent copier pensant ainsi être de vrais progressistes…On peut conserver des types de fonctionnement sans pour autant être rétrogrades ou conservateurs ! Par exemple, contrairement à ce que pense Benoît Hamon, le travail n'est pas inhumain et contraire à la vie harmonieuse de l'homme ; le tout est de savoir le doser et le contrôler.
La réforme qui fâche : le projet de majorer de deux points la T.V.A. – Cà fait tousser et pas seulement dans les chaumières. Le relèvement d'un point pour passer à 20,6 % voire au plus à 21 %, aurait déjà un impact important sur le pouvoir d'achat, sans aider à la relance de la consommation qui reste malgré tout un des éléments essentiels de notre croissance actuelle. Le maintien du taux minoré actuel pour les travaux est primordial pour la relance de l'économie locale (petites entreprises et artisanat notamment).
//A SUIVRE


ELECTIONS : AUSTERLITZ ou LA BEREZINA ?      Mardi 11 Avril 2017
Quand on écoute les candidats, il y a deux catégories :
  • celle des « y a qu’a » et des « faut qu’on »
  • celle des « projets sûrs »
La première catégorie ne nécessite guère que l'on s’arrête sur les programmes : démagogiques,  avec des mesures irréalistes, parfois fantaisistes, pour ne pas dire ineptes dans certains cas. Pour être honnête, il faut dire que certaines réflexions sont sensées et méritent attention mais elles sont portées par un candidat dont le plus grande partie du programme n’est pas réalisable et souvent pas souhaitable pour une évolution la moins cahotique possible de notre société.
La seconde catégorie regroupe peu de candidats : nous y rangerons François Fillon, Emmanuel Macron, et Nicolas Dupont-Aignan.
N’en déplaise à de nombreux Français qui se veulent rebelles et intellectuellement plus évolués que la moyenne des Français, je n’y rangerai pas Jean-Luc Mélanchon ou Benoît Hamon.
Nous n’y rangerons pas Marine Le Pen, car outre de nombreux inconvénients qui la mettraient dans la première catégorie ci-dessus, elle est représentante « fille bâtarde » de la France vichyste, porteuse de germes de guerre civile, de corruption, de danger autant pour les libertés publiques que pour les libertés individuelles. En un mot, son programme ne vaut rien et est dangereux pour la vie des gens, pour l’économie en général, pour la place de la France dans le Monde.
Il nous reste à discuter des  propositions de Nicolas Dupont-Aignan, de François Fillon, d’Emmanuel Macron, et à apprécier le degré de faisabilité de ces programmes.
Les propositions de Dupont-Aignan sont globalement intéressantes mais si on pense vote utile et majorité de gouvernement, la réponse est non. Certes, il ne cesse de prédire une remontée spectaculaire dans les intentions de vote, mais la méthode Coué a ses limites !!
Alors, il nous reste François Fillon et Emmanuel Macron.
Les programmes sont à étudier, les personnalités sont à observer et à décrypter, les capacités à gouverner avec une majorité certaine et sûre sont à évaluer.
LES PROGRAMMES : Hélas, les candidats, essentiellement ceux du premier groupe ci-dessus, ont passé plus de temps à débattre des affaires, à écarter les sujets qui peuvent les « fâcher » où les mettre en difficulté, à « taper » sur les adversaires, qu’à exposer clairement leurs propositions.
Lorsque au cours de certaines émissions, qui sont parfois un peu confidentielles, un candidat essaie de développer un thème qui lui semble majeur, le débat ou l’interview  est parfois abscons à volonté - mais  pas toujours par la seule faute des candidats - souvent par l’intervention brouillonne ou orientée du journaliste.
Le citoyen se retrouve donc avec la seule connaissance du slogan sans avoir pu être éclairé sur l’impact réel de la proposition. Si des orientations générales se conçoivent pour de nombreux sujets et notamment ceux touchant à la vie internationale, il n’en est pas de même sur ce qui touche le quotidien des Français : leur pouvoir d’achat, leurs revenus, leur sécurité.
L’horizon premier du citoyen est son porte-monnaie, son environnement immédiat, sa sécurité. Il n’est pas un « demeuré » pour autant.
Le projet « Fillon », dans ses propositions « d’urgence » heurte par sa brutalité en termes de suppression d’emploi dans la fonction publique. Il manque de précision pour déterminer ce qui relève des Collectivités Locales ou de l’Etat.
Le mal de la fin du XXème siècle et des premières années de ce siècle est créé par les élus locaux qui n’ont aucune retenue dans la création de services, dans la création d’emplois, et étendent à tour de bras leurs compétences dans des domaines qui pourraient rester dans la sphère privée quand ils ne sont tout simplement pas indispensables.
Les élus locaux cèdent à la démagogie des demandes exprimées par leurs concitoyens qui, de plus, sont assez souvent hors d’état de payer…mais veulent toujours plus de « services », ou sont des concitoyens « bobos » incapables de faire cent mètres à pied, mais demandent des pistes cyclables pour leur détente après leur « journée harassante » ou pour meubler leur journées de RTT.
Nous exagérons un peu mais un peu seulement.
François Fillon sait donc très bien qu’il ne pourra procéder à cette « purge » dont une grande partie est justifiée. Il n’en sera pas le maître, et devra céder aux Collectivités Locales et aux puissants syndicats de la fonction publique.
Même s’il joue du chantage sur les dotations de l’Etat, ce procédé souvent utilisé d’ailleurs, montre toujours ses limites.
Ses propositions en matière de compétitivité, de droit du travail (attention à être plus précis sur les 48 heures….), d’assurance chômage, de formation professionnelle, de retraite vont dans le bon sens.
Un mot cependant sur les retraites : augmenter les retraites de base de 300 euros pour les porter à 1000 euros nous semble un peu démagogique et mérite réflexion plus globale notamment en terme de financement et par rapport aux revenus d’autres catégories sociales.
Il ne faudrait pas que cette ambition ait pour contrepartie le maintien du blocage des revalorisations des retraites, blocage observé depuis trois années…
Emploi des jeunes : cent fois « oui » mais attention aux associations, maisons de l’emploi, missions locales, et autres entités locales, brouillonnes, multi-services, peu efficaces car dirigées soit par des « associatifs » qui ont besoin d’exister, ou qui n’ont aucune approche de gestion, soit pilotées ou animées par des personnels sans aucune expérience avec le monde du travail qu’il soit privé ou public. La supervision de l’Etat ou des Régions est tout aussi inopérante puisque les élus laissent les « rênes » entre les mains de fonctionnaires, faute d’être eux-mêmes compétents, ou faute de disposer du temps d’examen nécessaire, pris dans le tourbillon des cumuls de toutes sortes.
Concernant les artisans, petits entrepreneurs, etc…, le projet de garantir des régimes sociaux cohérents et financés, adossés à une Caisse dédiée à ce type d’activité est plus judicieux et plus juste que le projet d’étatisation de Macron dont on parlera plus tard.
Les propositions pour l’agriculture sont réalistes, fortes et prometteuses, sans altérer la nécessaire conviction que l’Europe doit être « forcée à la négociation » mais pas  absente.
A SUIVRE


MELANCHON, LE PETIT PERE DES PEUPLES, LE PETIT FRERE DES PAUVRES - 25 Mars 2017
Mélanchon, candidat Président de la République Française, bloque un fastfood McDonalds à Paris, au milieu d'une dizaine d'énergumènes de la C.G.T.
Motif : plainte a été déposée auprès des instances française et européenne pour dissimulation de bénéfices et par voie de conséquence, fraude à l'impôt.
Il est très probable que les plaintes soient fondées, mais peut-on approuver les méthodes de voyous de la C.G.T. ? Et que penser du comportement d'un individu qui se veut être « Homme d'Etat » ! Un pitre et un pitoyable homme politique que guette la sénilité.
Au fait, on parle beaucoup de Fillon ou Le Roux, et à juste titre, mais Mélanchon n'avait-il pas acheté un appartement à Paris payé avec ses indemnités de frais lorsqu'il était sénateur?
Normalement ces frais servent – entre autre - à régler des loyers d'une permanence comme le font beaucoup de parlementaires. Mais lui, le Mélanchon du pauvre, aurait préféré acquérir sa permanence…Peut-il prouver le contraire ?
Ce fait est paru dans la presse il y a plusieurs années et bizarrement les journalistes ressortent certaines affaires mais pas toutes… Certes, ce n'est pas illégal, mais c'est au moins peu élégant d'augmenter son capital immobilier avec l'argent de l'Etat.
Au passage, relevons que Mélanchon dispose du patrimoine le plus important parmi tous les candidats (1). Pour un homme qui n'a pratiquement fait que de la politique à part un assez bref passage comme professeur de lycée professionnel, et dont les parents étaient pratiquement des gueux si on l'en croit, on constate que la politique a eu du bon pour son ascension sociale et financière.
Reprenant d'ailleurs sa déclaration de patrimoine, on observe qu'il rembourse toujours un emprunt sur 15 années fait auprès du Sénat fin 2004, alors qu'il n'est plus sénateur depuis janvier 2010 …
Allez Méluch' , même si la pratique n'est pas illégale, faites comme Fillon qui a rendu les costumes, remboursez dès maintenant le solde de votre emprunt au Sénat et engagez-vous à faire voter une loi qui supprime ces avantages nombreux du Parlement et si peu connus du grand public. Il y a des banques pour faire des prêts.
On relève que les remboursements mensuels déclarés  par Mélanchon sont de 1529 euros, ce qui n'est pas excessif mais quand même significatif et justifie le maintien de revenus substantiels dans les années à venir : d'où la nécessité de pouvoir toujours évoluer d'un poste politique à l'autre, le scrutin par liste permettant souvent aux « recalés » de conserver un poste par exemple au Parlement européen ou dans les Conseils régionaux ou départementaux.
Le même raisonnement peut s'appliquer pour Hamon, social-gauchiste, qui rembourse sur le long terme plus de 3500 euros par mois…Il faut que la banque ait confiance dans les revenus assurés de la compagne de Benoît Hamon, ou dans la solidité du couple, ou encore dans la pérennité dudit Hamon dans des postes politiques bien rémunérés.
Allez, plus d'hypocrisie ; ne pleurez pas sur les pauvres ni sur les classes moyennes : vous ne les voyez que dans le fond des salles de meeting – car les premiers rangs sont réservés à ceux qui ne font pas tâche.
(1) J'exclus volontairement celui de Dupont-Aignan, lequel a bénéficié de donations de droit privé
DEBATS (1) - Jeudi 23 Mars 2017
La druidesse Le Pen mène la danse avec aplomb, le culot vissé dans la calotte blonde qui cache la vastitude de son inculture et de son incapacité à justifier la moindre de ses assertions,  agitant un graphique n'ayant aucune signification et totalement absurde - sauf pour elle - et ses contradicteurs n'émettant aucun commentaire par décence envers une agitée du cervelet, hélas seule et peu digne  représentante du sexe « opposé ».
En regard, le Kerensky vêtu à la Trotsky, pour faire vrai, et populo cultivé. Mélanchon le beau parleur, prisonnier de ses certitudes, convaincu de la justesse de ses analyses et bien sûr des propositions qui coulent de source, jonglant avec des milliards imaginaires en plus et en moins, rendant perplexe le joueur de loto du quartier. Avec lui, on arrive sur les pneus, on repart sur les jantes (et encore !).
Plus près de lui que des autres candidats, écrasé par la faconde du professeur de philosophie, on trouve « Petit Benoît », Hamon Tour selon les socialistes en survivance, directeur de centre de loisirs pour adolescents, bien préparé pour passer l'oral du Bafa. Hélas, c'est le grand oral pour la Cour de l'Elysée.
S'en éloignant très sensiblement mais sans vouloir rejoindre l'homme aux beaux costards, on trouve le jeune et branché Macron, peu habitué à côtoyer les militants besogneux et obscurs, et encore moins à discuter avec la harengère du F.N.
Trop vif, trop fougueux dans ses réactions face à la Thénardier, il s'essouffle : son talent, ses démonstrations, sa pédagogie s'enlisent dans les sables sous les pas rageurs de la chamelle lepeniste.
Il lui faudra vite se faire coacher par des survivants du Paris-Dakar, pour apprendre non seulement la survie mais aussi à éviter les ornières, sinon les chemins du pouvoir lui seront fermés. Les autres petits camarades mâles ne seront guère disposés à l'aider face à la druidesse.
Et le seul homme d'Etat réellement prêt à exercer les fonctions, n'ayant pas à le démontrer contrairement au jeune Macron, capable aussi de valoriser son programme pourtant peu réaliste sur certains points (notamment la suppression de 500.000 postes de fonctionnaires) et même socialement dangereux par son extrême rudesse, donc le Saint François Bienassis reste un peu en deça de ses moyens au cours du débat, serrant les lèvres à l'idée que les regards ne se portent sur son beau costard.
Passant entre les gouttes, il sort quasi indemne du débat, ne gagnant rien, mais ne perdant rien.
Alors, un débat pour rien ? Sans doute pas. Il a permis d'évoquer les programmes (un peu) mais surtout de confirmer auprès du grand  public les personnalités des candidats.
Globalement sans surprise : Mélanchon éclipse Hamon et les socialistes perdront l'Elysée et l'Assemblée Nationale. Le Pen éclipse son père : plus dangereuse car le père ne courait pas après la Présidence, contrairement à la fille ; mais ses limites sont évidentes, son électorat reste essentiellement basique et la relève Maréchal va lui « scier les pattes » après les Présidentielles.
Fillon avait un boulevard comme avait dit Juppé. Il a tout « salopé ». Apre au gain, avide et menteur, il n'est plus crédible pour être un Président respecté. Déjà la mise en oeuvre de certains de ses projets aurait été sans doute très compliquée, mais habillé comme il l'est : costard impeccable mais sales casseroles à ses basques, c'est mission impossible.
Alors Macron ? L'homme ni gauche ni droite, la réincarnation de Bayrou ? Hum ! Du chemin à parcourir pour convaincre des indécis encore nombreux ; des précisions à apporter en ce qui concerne les problèmes régaliens et notamment dans les domaines de l'international. Les grandes déclarations, c'était bien et c'était bon pour l'étrange ministre des Affaires Etrangères que fut Ayrault… Mais les Français veulent en savoir plus.
Il a suffisamment de capacités intrinsèques pour relever le challenge, mais encore faut-il que les mangeurs de soupe (De Rugy, Pompili, et autres socialistes peu inclins à rejoindre Pôle Emploi ou un poste de travail), ne perturbent pas l'équilibre du "non/non" qu'il recherche.
(1) Débat télévisé entre les cinq candidats « pré-selectionnés » par T.F.1. le lundi 21 mars
LA  ROUSSE N’ETAIT PAS AU PARFUM - 22 Mars 2017
Bruno Le Roux nourrissait donc ses filles de l’Intérieur…brillantes, toutes jeunes lycéennes de 15 à 16 ans, rémunérées combien et pour quel niveau de travail ??
Cà doit être facile de répondre à quelques questions toutes simples : est-il normal de rémunérer des  gamines, a fortiori ses filles avec l’argent de l’Etat ? Ces activités rentrent-elles dans le cadre communément admis pour des activités d’Eté ? N’y a-t-il pas une forme d’esclavagisme à faire travailler l'une d'elles en plus de ses activités de stage en Belgique ?
Quel était le montant mensuel alloué pour chaque contrat ? Les déclarations ont-elles été faites auprès des différentes administrations concernées ?
Lors de déclarations antérieures, le député Le Roux se voulait pourtant aussi pur que l’enfant au sein, sans toutefois se précipiter pour accélérer la mise en œuvre de textes plus rigoureux dans ces matières d’emplois familiaux.
Dans le cas Fillon,  enrichissement sans cause et utilisation des privilèges - c’est ce que pense la grande majorité des gens -
Dans le cas Le Roux, utilisation des privilèges - c’est ça qui apparaît dès maintenant.
Alors peu importe les jugements qui interviendront, lesquels seront d’ailleurs sans réel effet sur le devenir de ces gens-là,
Le jugement des gens (je n’aime pas dire le « peuple » car c’est honteusement galvaudé par les politiques) est déjà fait : il est sans appel : ces politiques, ainsi que d’autres qui ne sont pas encore débusqués, se nourrissent sur la bête ET n’ont aucune conscience de leur décalage avec la morale communément répandue dans le « peuple ».
Congelés dans le système, mariés, paxés, unis au sein des mêmes clans à partir de l’argent, des partis politiques, des organisations syndicales, etc…, de véritables dynasties sont créées et ont des ramifications dans toutes les strates de la société.
Il y a des dynasties dans le monde des affaires et de l’industrie, mais lorsque c’est avec l’argent apporté par des entrepreneurs et leur appartenant, on peut l’admettre même s’il y a des dérives condamnables.
Mais quand c’est avec l’argent public de l’Etat ou des Collectivités Locales, ou des associations subventionnées (et on ne le dit pas assez pour ces dernières), les individus qui en profitent sont regroupés en véritables clans installés comme des pieuvres dans les couloirs des Administrations et autres Services Publics ou para-publics : Ils usent et abusent de privilèges qu’ils créent à volonté sans contrôle réel car ces « organes » sont opaques et bien verrouillés.
Pour autant, ce n’est pas la VIème République de Mélanchon ou de Hamon qui apportera des solutions. Outre une forme de dictature larvée, avec un  contrôle permanent sur nos faits et gestes, ce type de régime recrée des privilèges au profit de nouvelles castes parfois beaucoup plus dangereuses car elles se parent de la « Vertu citoyenne »
Il n’est pas nécessaire de changer de Constitution : il suffit de la modifier sans détricoter ce qui assure une stabilité des Institutions.
La seule et véritable révolution dans ce domaine réside dans une réforme importante de notre système politique forçant au renouvellement des décideurs, interdisant le cumul des mandats, limitant le nombre de renouvellement de mandats ; obligeant au retour dans une activité professionnelle tout élu arrivé au terme de deux mandats successifs au maximum, ou vers une paisible retraite lui laissant ainsi tout le temps de la réflexion ou lui permettant un engagement dans telle ou telle structure n’accordant ni pouvoir ni rémunération.
Il n’est pas sain de voir des individus demeurer dans les arcanes du pouvoir, même au niveau local : on voit rapidement le profil de ces petits politiciens passant d’un mandat à l’autre, d’un plus petit à un plus « important », tissant avec constance leur toile pour « arriver ». Même le médiocre y parvient, certes en profitant de circonstances, en « collant » à tel ou tel parrain quitte à le trahir lorsque c’est nécessaire, mais enfin parfois au bout d’une vingtaine d’années, le but est enfin atteint …sauf gamelle qui se met en travers de la route ou encore choix d’un mauvais cheval…
Bonnes gens, observez bien autour de vous ; c’est valable à tous les niveaux : local, départemental, régional, et bien sûr national. Ceci explique par exemple les valses hésitations des « Ecolos » et des "UDI" notamment, se demandant comment sauver leurs sièges ou comment les « piquer » aux détenteurs actuels attachés à des écuries en souffrance…
En effet, on retrouve ces canassons de l’ambition soit dans les écuries : grands partis ou syndicats - soit dans les clubs équestres : micros partis, groupuscules fédérés un jour dans tel groupement, demain dans un autre…en fonction du chemin le moins risqué pour parvenir au pouvoir - d’autres disent  aux affaires - ou du chemin le plus rapide.


LE PRIX D’UNE VESTE - 14 Mars 2017
Les candidats vus d’en bas, les candidats vus de l’extérieur,
    Les électeurs vus d’en haut, les électeurs vus de l’extérieur.

Parlons plus spécialement de M. Fillon, l’un des plus intelligents des candidats à la Présidentielle, mais aussi l’un des plus impardonnables de faire perdre son camp.
Aucune de ses explications, aucun de ses repentirs hypocrites, aucun mea culpa, ne pourront lui redonner la capacité à assumer avec autorité et élégance la fonction de Président de la République.
Il a déconsidéré la France à l’étranger; il ne pourra engager aucune réforme en France sans être immédiatement chahuté, insulté, contesté, et malheureusement très probablement avec des outrances dans certaines situations qui ne le justifieraient pas.
Comment en effet croire cet homme ?
Ce n’est pas le fait de vivre au manoir de Beaucé qui pose problème, c’est le fonctionnement de la S.N.C. Fillon (société en Nom Collectif Fillon)
M. Fillon a toujours été dans la politique, tout jeune élu après une période d’assistant parlementaire. Admettons que ses revenus soient depuis près de 30 ans, d’environ 10 à 15.000 euros au maximum procurés par ses mandats. Il faut alors :
  • rembourser les emprunts faits pour l’achat du manoir de Beaucé,
  • sans doute rembourser les emprunts contractés pour rendre habitable une bâtisse assez ancienne et justifiant probablement des travaux  d’un certain coût eu égard à l’état lors de l’achat, et à la surface habitable,
  • disposer d’argent pour les besoins domestiques de la famille, comptant notamment cinq enfants à élever puis à entretenir pendant leurs études universitaires,
  • entretenir la propriété de plusieurs dizaines d’hectares, avec des dépendances habitables d’environ 1000 m², ce qui justifie l’emploi de personnels d’entretien et sans doute le recours à des entreprises pour certains travaux nécessitant technique et matériels adaptés (à moins que M. Fillon ait eu des disponibilités de temps, et des compétences manuelles variées),
  • entretenir l’intérieur du manoir (22 pièces) justifiant au moins une personne à temps plein, sauf à considérer que Mme Fillon pouvait s’occuper des tâches ménagères, de l’éducation de ses enfants, et enfin assurer le secrétariat de son époux, tout en réfléchissant sur l’avenir de la Revue des Deux Mondes.
  • disposer de revenus pour assurer un certain niveau de vie : vacances, voyages, matériel ménager, matériel d’entretien extérieur, véhicules, tenues vestimentaires (ce dernier poste devant être important à en juger par les dernières informations connues),
  • enfin régler les impôts sur le revenu ; impôts fonciers et taxes d’habitation.
Encore faudrait-il ajouter quelques menues dépenses pour les deux maisons que possède M. Fillon en indivision, et pour l’appartement parisien que le couple occupe…
Comptablement parlant, c’est très simple à calculer : la S.N.C. Fillon ne pouvait fonctionner sans apports de fonds en plus de ceux du Député, Sénateur, Ministre, Premier Ministre.
Ces fonds supplémentaires étaient nécessaires : ils provenaient bien évidemment des salaires versés pour l’assistance parlementaire « assurée » par Mme Fillon… Or, celle-ci n’en avait pas le temps matériel et n’a pu justifier sa participation à de réels travaux dans ce domaine - et n’en déplaise à M. Fillon, il y a des tâches inévitables et constantes chez un assistant parlementaire qu’il soit de droite, du centre ou de gauche ; tâches tout à fait justifiables pour une grande partie d’entre elles.
La S.N.C. organise en plus tout un fonctionnement pour bénéficier de rentrées d’argent supplémentaires : les « salaires » de Mme Fillon ne sont pas suffisants : alors on « salarie » les enfants, étudiants prometteurs, puis pour approvisionner la S.N.C., ceux-ci reversent la majeure partie des fonds perçus, avec des prétextes aussi naïfs qu’ils se veulent futés.
Il est bien évident que M. Fillon ne pouvait percevoir directement ces fonds, il fallait donc créer un circuit court mais sûr…
Et quand le pot aux roses est découvert, on fait dire aux enfants qu’ils ont remboursé les parents, l’une pour des frais de mariage, l’autre pour participation aux frais d’études…
Plus c’est gros, plus ça passe mais là, c’est ENORME.
Alors, les costumes à près de 7000 euros offerts par un généreux donateur…le prêt de 50.000 euros fait par un « employeur » de Mme Fillon - homme estimable et ayant rendu de grands services à la France car il est créé « commandeur de la Légion d’Honneur », ce qui est le signe d’une reconnaissance justifiée par ces services importants (en effet, il doit y avoir environ 85 individus ainsi décorés), tout cela ne fait que charger une barque qui devait déjà couler.
Alors, M. Fillon est-il apte à comprendre l’immense majorité des Français ? Est-il porteur des valeurs  de probité, de courage, de travail, de l’immense majorité des Français ?
Est-il le reflet des valeurs chrétiennes qu’il sait invoquer ??
Non M. Fillon, vous ne pouvez représenter les Français, vous ne pouvez incarner les valeurs de la France républicaine, tant auprès de vos concitoyens qu’auprès des pays étrangers.
Place, place, M. Fillon ! Vous avez tout gâché : la possibilité de croire à nouveau dans certaines valeurs, et la possibilité de mettre en œuvre un projet politique - contestable sur certains points importants - mais enfin qui se voulait concret et pour le service du redressement de la France…
Non, on ne peut voter pour un homme, fut-il porteur d’un projet estimable, s’il ne l’est pas lui-même.
Vous l’aviez dit : peut-on imaginer le Général de Gaulle, etc…
Mais pouvait-on imaginer un tel culot et une telle impudeur chez le candidat Fillon ??


J’AI FAIT MON EXAMEN DE CONSCIENCE - 6 Mars 2017
François Fillon dimanche 5 mars au Trocadero….Le chauffeur de salle Retailleau commence par se démener, piaule, glapit, annonçant 200.000 personnes sur une place qui peut contenir au mieux 60.000 personnes
En fait, environ 45.000 personnes, ce qui est déjà beaucoup et montre bien que la France réactionnaire est très active et présente. Le comportement laxiste des gouvernements socialistes a contribué à réveiller cette France passéiste.
Sur le fond, rien de nouveau : Fillon pugnace, entouré d’une garde rapprochée composée désormais presque uniquement de seconds couteaux hormis peut-être Baroin qui se demande si le fruit est mûr, s’il est prêt à être cueilli, mais peu enclin à sortir du bois : traître et ambitieux, il attend que d’autres fassent le sale boulot. Sans doute pas facile pour Fillon de sentir cette présence dans le dos pendant son discours.
Fillon pense pouvoir rester en s’appuyant sur la légitimité de nombreux sympathisants qui le soutiennent, mais sachant que d’autres essaient de l’abattre tout en n’étant pas d’accord sur une solution de rechange. On ne voit pas les sarkozystes mettre en selle Alain Juppé, mais faute d’avoir un réel poulain - à part Baroin - les sarkozystes vont peut être aussi continuer à appuyer Fillon, contraints et forcés….
A moins que les présidents des grandes régions : Bertrand, Pécresse, Estrosi, ne réussissent à peser sur une décision du Comité politique, appuyés par d’autres responsables ne pratiquant pas l’ostracisme envers Juppé, lequel ne peut se porter candidat que si l’appui est franc et groupé, et SI son programme n’est pas édulcoré au point de ne plus être le sien.
Attendons une décision qui se doit d’être prise au plus tard dans les deux à trois jours. A défaut, il est quasi certain que la droite sera éliminée, et la porte peut s’entrouvrir pour le clan Le Pen.
Et soyons certains que l’arrivée des Le Pen, c’est bien autre chose que la droite de Fillon : c’est la catastrophe économique, mais aussi la perte de tout repère moral.
Si Fillon, contrairement à ce qu’il a affirmé au Trocadero, ne peut être considéré comme « profondément honnête », la tribu Le Pen est profondément malhonnête, confondant bien public et patrimoine personnel.

QUI FAIT PERDRE LA DROITE REPUBLICAINE MODEREE ? - 5 Mars 2017
Sans aucun doute François Fillon et son entourage immédiat : les Chartier, Retailleau, Ciotti, Chatel,Longuet, pour ne citer que les plus connus, et d’autres personnages dans l’orbite du mouvement « sens commun », un groupuscule extrêmement bien structuré et tissant sa toile au sein de la société civile et aussi des « Républicains » malheureusement.
Aujourd’hui, c’est l’hallali mais comme les dictateurs dans leur bunker, l’équipe ultra droitière des fillonistes ne veut pas se rendre, préférant prendre le risque de faire rater une alternance pourtant nécessaire.
Il ne faut pas s’y tromper, les responsables des « Républicains » réussiront à faire renoncer Fillon, mais au prix d’empoignades terribles qui laisseront des traces lors de la recomposition du mouvement après les élections, mais encore, et c’est plus grave, lors des élections législatives à suivre.
Seul le choix d’Alain Juppé peut encore laisser une chance pour la droite laïque et modérée d’accéder au pouvoir et ainsi balayer tant la meute Front National que les aventuriers de l’arche d’Emmanuel Macron et ses apôtres de toutes confessions mais aussi bons « nageurs ».
Les responsables restant aux commandes de l’appareil  des « Républicains » feront en sorte de brider Alain Juppé le forçant à droitiser son programme au lieu de le préserver afin de permettre une réforme plus acceptable par les Français, et ne reprenant pas la brutalité de celui de Fillon. Pour ces raisons, la solution Juppé demeure bien incertaine.
Il faut le rappeler : le programme Fillon, c’est à terme et de manière insidieuse, la réduction de la Sécurité Sociale à la portion congrue : en un mot, pas plus de protection pour le Français qui travaille ou qui est retraité, que pour le sans-papier, à charge ensuite pour le Français en question d’avoir recours à des Mutuelles qui n’en ont que le nom puisqu’en réalité, elles sont pour 80 pour 100 d’entre elles, des émanations d’assurances privées telles qu’Axa, dont l’ex-P.D.G. De Castries est un soutien très actif de Fillon (ce dernier ayant d’ailleurs mené dans cette société, une mission de conseil largement rémunérée….)
C’est aussi une suppression massive de fonctionnaires mais uniquement dans les services d’Etat car les moyens de pression sur les Collectivités Locales sont très faibles : Or, c’est dans celles-ci qu’il y a eu la plus forte augmentation de fonctionnaires souvent pour pallier l’incompétence des élus (ainsi dans telle collectivité, chaque adjoint délégué est doublé d’un fonctionnaire missionné pour l’épauler (pour ne pas dire souvent le remplacer dans des réunions y compris sur le terrain !) Quant au maire, nous seulement il dispose d’un directeur de services -ce qui est normal -mais aussi d’un attaché, d’un collaborateur, etc….quelle qu’en soit l’appellation - mais aussi souvent fortement rémunéré hors de la grille des salaires des fonctionnaires. Le maire est en effet souvent un « héritier » ou un individu propulsé par les appareils et donc sans compétence, et de surcroît, souvent cumulard avec des présidences ou vice- présidences de toutes sortes de syndicats ou autres entités communautaires (1)
Le programme Fillon, c’est encore une remise en cause des droits acquis par les femmes notamment dans le domaine de la liberté de l' IVG, c’est aussi une contestation du mariage civil des homosexuels. Certes, beaucoup penseront que Fillon a des propos apaisants dans ces domaines, mais il y a de multiples moyens parallèles pour biaiser et en fin de compte limiter ces droits.
La conception sociétale de Fillon et encore plus de son entourage immédiat est très traditionaliste, conservatrice et arriérée, portée par des mouvements comme la « Manif pour tous », Sens Commun, et autres suppôts vendéens dont Retaillaut, transfuge de chez De Villiers qui l’a "fait".
(1) Ceci permet à des maires de petites ou moyennes communes de disposer ainsi de revenus souvent substantiels qu’une activité professionnelle ne leur apporterait pas. Cela n’atteint pas les sommes en jeu comme dans le cas Fillon, mais ce n’est pas négligeable pour de nombreux petits élus. Ainsi, rien que la présidence d’un syndicat d’eau ou de telle ou telle autre nature… permet de se faire rémunérer 500 euros par mois, bien qu’à part quelques signatures, c’est un fonctionnaire qui fait le boulot, analyse les dossiers et prépare les réunions décisionnelles…Duportal a souvent eu connaissance de ces situations y compris chez des individus qui sont encore en fonction même dans le Département de Loire-Atlantique (ainsi un « petit maire » qui n’aurait eu qu’un salaire d’environ 1500 euros par mois, se retrouve avec près de 5.000 euros, par le seul jeu de ces multiplications de « casquettes ».  Mais on peut trouver encore beaucoup mieux : par le jeu de mandats politiques qui se diversifient mais au sein d’une famille, auquel peut s’ajouter l’attribution de fonctions dans des organismes privés ou para-publics - fonctions sans doute peu prenantes puisqu’on peut cumuler avec un mandat électif -  on peut donc passer d’un revenu  annuel de 70 à 80.000 euros à près de 500.000 euros….Le cas Fillon est exemplaire, mais le népotisme a de multiples visages.
Et cette façon de faire n’est pas propre aux mairies de gauche ; à droite il y a la même débauche de moyens…payée par le contribuable. Ajoutons aussi que le seul transfert de missions vers les collectivités ne justifie pas ces augmentations d’effectifs : en effet, les collectivités exercent de plus en plus de missions qui normalement relèvent du secteur privé : piscines, lieux de loisirs, zones d’activités, services d’emplois… ne faisant pas mieux que Pôle Emploi…, services conseils pour l’isolation, pour l’aide à la personne, etc. Sans compter les multiples subventions à des associations dont la finalité est sans doute intéressante mais ne justifie pas ces fonds publics qui, de fait, financent une partie du personnel de ces associations. De facto, ce sont donc des fonctionnaires même s’ils n’en ont pas le statut. Certes les municipalités de gauche sont des orfèvres en la matière et font donc un clientélisme intéressant notamment lors d’élections, mais les municipalités de droite ne sont pas plus vierges de tout reproche même si leur terrain de prédilection est plus dans la communication et le sport…chacun ses faiblesses, mais le résultat est le même pour le portefeuille du contribuable.


TAÏAUT…TAÏAUT…OU LA LOGORRHEE DE M. RETAILLEAU - 5 MARS 2017
M. Retailleau, président de la région Pays de Loire et sénateur, président de groupe au Sénat (un surhomme pour assumer  autant de fonctions importantes…mais il est vrai qu’il a le gabarit d’un catcheur), transfuge de chez De Villiers, catholique romain bon teint formé chez les frères de Saint Gabriel à Saint Laurent sur Sèvre, est le plus fidèle soutien de François Fillon.
Croyant enfin pouvoir décrocher un poste ministériel, après une déception sous Sarkozy, il défend son nouveau mentor contre les « attaques » des médias et demande au bon peuple de se poser les bonnes questions (discours d’Aubervilliers le 3 mars).
Mais le bon peuple ne se pose plus de questions : il a compris et même les fidèles militants suivant toujours Fillon ont bien compris ; mais les fidèles, abêtis à force de slogans, ont donné l’absolution à leur poulain : il s’est confessé publiquement (mais comme un Jésuite : j’ai fauté mais je ne le savais pas) et l’absolution suit, tellement il est important pour les tenants de cette idéologie conservatrice et traditionaliste d’accéder enfin au pouvoir.
Car, si M. Retailleau demande à ses ouailles de ne pas être naïfs, Duportal demande que les électeurs de la droite modérée ne soient pas, eux, naïfs : « Les Républicains » a été infiltré peu à peu par les traditionalistes ultras-conservateurs et les autres responsables politiques, de Sarkozy à Juppé ou Le Maire, n’y ont pas pris garde.
Cette infiltration sournoise est pourtant une pratique bien connue : souvent utilisée par les partis communistes, utilisée aussi par le parti gaulliste à la fin de la Quatrième République, elle l’est de nouveau aujourd’hui et de manière très conséquente ; même au Conseil régional des Pays de Loire, on trouve aux côtés de Retailleau, un nommé Sébastien Pilard, adhérent des « Républicains » mais aussi de "Sens Commun"….
Alors, si la curée est de plus en plus proche, et même si les formes et l’intensité peuvent sembler excessives, le premier responsable est l’auteur de la faute qui est morale mais aussi juridique : contrats sans contrepartie d’une activité prouvée, utilisation de fonds publics dans des proportions démesurées, mise en place depuis plusieurs décennies d’un système d’enrichissement personnel.
Le bon peuple passe sur les péchés véniels, mais n’accepte plus des mensonges et des comportements aussi éhontés de la part de politiques qui demandent des sacrifices mais ne se les appliquent pas à eux-mêmes.
M. Fillon est déconsidéré après avoir déconsidéré la France : mais ses proches, Retailleau, Chartier, Ciotti, Chatel, etc… se déconsidèrent aussi car leur morale s’accommode aisément de ces faits :
Il leur appartient de se désengager. Ils ne le font pas : soit parce que leur morale est très accommodante, soit parce que leur combat idéologique est encore plus important dans le but de prendre le pouvoir pour tenter de mettre en oeuvre  leurs idées réactionnaires.


PRESIDENTIELLES PESTILENTIELLES - 2 mars 2017
Pénélope tricote
Mme Portelli, maire de Taverny, porte parole de François Fillon, a décidément une bonne connaissance des fonctions d'un (e) assistant (e) parlementaire. Il est vrai qu'elle fût collaboratrice de son père, sénateur; puis maire et vice présidente de la communauté de Paris, ainsi assurée de substantiels revenus, sans avoir eu à passer par la case départ...
Voilà donc qu'elle déclare lors d'une émission sur BFMTV, qu'une collaboratrice peut même tricoter si son patron en décide ainsi...qu'elle trouve aussi normal  qu'une collaboratrice passe son temps à rechercher de la documentation pour le livre que va écrire le député...qui va ainsi conserver pour lui les droits d'auteur...Ce qu'ont fait les enfants Fillon grassement rémunérés sur les fonds de l'Etat...
Il est bien évident pour les Français que Mme Fillon n'a jamais exercé une fonction d'assistante parlementaire au sens où cette fonction est communément pratiquée. Si elle avait exercé cette fonction, il y aurait de nombreux témoignages de personnes ayant eu recours quasi quotidiennement à Mme Fillon.
Quant aux salaires versés, ils sont tout simplement démesurés par rapport aux moyennes observées. Et pour les enfants, c'était un niveau de "bourses d'études" que souhaiteraient avoir de nombreux étudiants.
Nous pourrions évoquer aussi les infractions au Code du Travail... si ces contrats avaient eu une réalité : contrats à temps plein auprès du mari ou du suppléant (au fait, est-il toujours vivant celui-là ? on ne l'entend pas), et auprès d'une revue (où le responsable ne voit pas Mme Fillon... mais il est vrai que cette revue a trois employés, aussi on ne peut connaître tout le personnel même à la Revue des Deux Mondes)
Et les indemnités de licenciement de Mme Fillon ? Justifiées et conformes aux règles de l'Assemblée selon Mme Clergeau, questeuse de l'Assemblée, députée socialiste de Loire-Atlantique (1), sans que pour autant soient précisées les modalités de calcul.
Comme le monde est petit surtout dans ce petit monde qui partage souvent les mêmes "valeurs" tant à droite qu'à gauche et au centre.
Tout ce monde utilise donc sans vergogne les fonds publics, qui pour s'enrichir, qui pour créer sa petite entreprise familiale. Morale chrétienne et morale laïque, même combat ! La morale est quelque chose de malléable qui n'a de sens que pour le citoyen lambda: celui-ci subit les Lois alors que les hauts responsables politiques édictent leurs règlements, fixent leurs rémunérations, établissent leur régime de retraite, etc... comme dans les régimes communistes de sinistre mémoire.
Mais revenons pour l'instant vers M. Fillon : il a tout simplement érigé en système ce que permet un règlement élaboré par et pour le service des parlementaires.
Dans son cas, il s'agit tout simplement de faux contrats générateurs de détournement de fonds publics (2)
Une partie des fonds a sans doute permis de faire vivre la nombreuse famille chrétiennement, d'entretenir la propriété et sans doute les personnels nécessaires, et enfin de rénover le manoir de Beaucé.
Car qui penserait que les émoluments d'un parlementaire, et uniquement ceux-ci, permettraient d'assumer tout cela avec un certain niveau de vie??
Pour l'Etat,il s'agit maintenant, à défaut d'obtenir une restitution de tout ou partie des fonds détournés de leur but (et François, fils de notaire, ne semble pas enclin à les lâcher!), d'exiger l'ouverture au public du manoir comme tout monument subventionné. Ainsi la morale publique et même la morale à géométrie variable de M. Fillon seront en paix.
(1) dont deux enfants sont ses assistants parlementaires, sachant qu'un autre fils est conseiller régional après en avoir été vice-président socialiste, élu quasi à la fin de ses études sur une liste socialiste.
(2) M. Fillon fut ministre du Travail.


Les candidats défilent
  • Passons sur les « petits » candidats dont certains sont estimables (Lassalle, Guaino) et d’autres franchement ridicules (Poutou, Rama Yade, Alliot-Marie), d’autres encore qui mériteraient plus de prise en compte par les électeurs : ainsi en est-il de Dupont-Aignan, seul authentique gaulliste avec Guaino, même s’il existe des nuances. Enfin d’autres qui figurent dans l’annuaire des Postes et encore ce n’est pas certain…Tiens j’ai omis les Ecologistes…
  • Arrêtons-nous quelque peu sur Mélanchon et Hamon :
. D’une part, un vieux roublard populiste à la faconde « marchaisienne » mais plus intelligent et cultivé ce qui le rend encore plus impardonnable d’abuser d’une rhétorique dépassée, aventuriste et dangereuse pour les équilibres sociaux et économiques déjà si profondément perturbés.
. D’autre part, un boy scout qui a puisé ses idées dans les patronages laïques et n’en revient toujours pas, lors de chaque meeting, de ne plus être en culotte courte, et affichant son bonheur avec des étoiles dans les yeux. Mais… il n’avait pas su résister aux pantalonnades de « Monsieur » Montebourg, le créateur d’entreprise (?) formé en quatre semaines de séminaire… L’élection de Benoît Hamon à la fonction présidentielle serait aussi dangereuse que celle de Mélanchon même si les conséquences en seraient différentes : avec Mélanchon, un désastre institutionnel, une catastrophe économique, un déséquilibre sociétal, en un mot, un écroulement des bases sociales et économiques, s’ajoutant à une déconsidération totale du rôle de la France et à une décomposition d’une Europe déjà bien malade.
Avec Hamon, la catastrophe serait moindre mais chaque mise en chantier d’une idée développée par lui au cours de la campagne, serait suivie d’un rétropédalage, ou d’un cafouillage durable générateur de mouvements incontrôlables et perturbant la vie économique et nos relations internationales.
Faute d’une majorité constante et fiable, Hamon serait dans la nécessité de gouverner à la pagaie, ajoutant ainsi pendant cinq années au désordre du quinquennat Hollande, et donc renforçant les partis extrêmes et notamment le parti lepeniste.
. Passons à Le Pen, Fillon (ou Monsieur X ?), et Macron.
Sur ces trois prétendants, il faut prendre le temps d’approcher:
  • leur personnalité, car cela compte beaucoup dans cette fonction sous la Cinquième République,
  • leur programme, car cela est majeur tant pour la France que pour l’Europe, mais il ne vaut que par la personnalité qui est à la tête de l’Etat,
  • leur capacité à disposer d’une majorité suffisamment forte et surtout cohérente et fiable, car même un programme intéressant pour l’évolution du pays, porté par une personnalité affirmée et acceptée, ne sauraient être suffisants en l’absence d’une vraie majorité d’action.
Nous verrons ces questions lors des prochains articles.


La C.G.T.  - mai 2016

La C.G.T. (Chienlit Garantie au Travail), l'avenir de la France…
En 1947, Jules Moch avait pris les moyens nécessaires pour sauver la France de la chienlit organisée par les sbires de Thorez, alors aux ordres de Staline.
Aujourd'hui, si la C.G.T. n'est pas aux ordres de la Russie, elle a conservé ses méthodes staliniennes d'intimidation contre les salariés des entreprises où elle détient des pouvoirs excessifs, bloquant ainsi toute évolution de l'économie française. 
Duportal a connu le fonctionnement de cette organisation au cours de ses  nombreuses années de gestion et d'affrontements avec les délégués du personnel, délégués de comités d'entreprise, délégués syndicaux, délégués de CHSCT, etc… Enfin de tous ces individus « postés » hors de la production de l'entreprise, où ils se planquent et tissent leurs filets pour entraver toute évolution dans les méthodes de travail ou dans la gestion de l'entreprise.
Leur but : bouffer du patron, bouffer du cadre…
Ces gens-là sont des professionnels de l'activisme et n'ont que deux buts : sauver leur statut (permanents syndicaux à vie, protégés par le Code du Travail), et maintenir leur emprise sur leurs troupes constituées majoritairement des salariés les plus fragiles ou les plus influençables (parfois on en retrouve  dans les partis d'extrême droite, la ligne étant ténue entre ceux-ci et les groupuscules d'extrême gauche).
Aujourd'hui, jusqu'au boutisme, ils se moquent de la nécessité de modifier les structures économiques et une partie de notre mode de fonctionnement, pour répondre aux défis de la mondialisation.
Ils veulent d'abord sauver leurs privilèges : planqués des appareils syndicaux, courroies de transmission des idéologues de la gauche radicale, responsables syndicaux dans les entreprises les mieux protégées de la Nation : SNCF, EDF/GDF, RATP, Energie nucléaire, Dockers, Raffineries, Contrôleurs de l'aviation, etc… ou dans les administrations les plus « sûres » en matière d'emploi telle que l'Education Nationale.
Ces organisations syndicales, et plus particulièrement la CGT, sont nocives pour l'économie, malsaines pour la mentalité des salariés, désastreuses pour la sauvegarde des droits essentiels des travailleurs de ce pays.
Réfutant la démocratie, niant aux autorités légitimes le droit d'exercer le pouvoir légalement obtenu,  la CGT veut que la « rue » et la force l'emportent : ses sbires sont aussi dangereux que les casseurs qui se déploient régulièrement dans les « manifestations » organisées par ces syndicats et notamment par la CGT.
Son discours est basé sur le mensonge et la manipulation, en faisant croire qu'elle défend les droits des travailleurs : Où sont leurs responsables quand des entreprises ne peuvent plus répondre aux exigences économiques ? Etant protégés par le Code du Travail, ils sont les derniers à être licenciés, et pourtant dans la majorité des cas, ils n'occupaient plus de poste de travail depuis de nombreuses années.
Aujourd'hui, utilisant leur force physique, leurs gros bras, ils prennent en otage la population, contribuent à stopper la croissance qui redémarrait, sont les responsables des difficultés de vie de nombreux Français qui ne demandent qu'à travailler, libres qu'ils sont d'adapter leur vote à ce qu'ils croient le meilleur pour eux, mais dans le cadre de la Loi, et non pas comme des brutes épaisses qui s'agitent dans les piquets de grève.
Duportal se demande comment la population serait soignée dans les hôpitaux et autres établissements de soins, par les infirmiers, médecins, etc…si des individus chargés de ces missions étaient en train de brûler des pneus…
Espérons que toutes ces professions auront eu assez d'essence pour répondre aux besoins des malades ou personnes âgées…
Oui décidément la CGT n'a pas sa place en tant qu'organisation reconnue par la puissance publique, et elle devrait être dissoute car elle porte atteinte trop régulièrement à la vie normale du pays, et à l'équilibre de sa population. Cette organisation devrait être mise hors la loi et interdite dans les entreprises vitales pour l'économie et la vie des Français.