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Le positionnement des Marsien(nes) lors des élections législatives notamment, conduit Duportal à alimenter le site "Vu de Saint Mars" considérant que chaque voix de Marsien(nes) comptera lors des élections présidentielles et bien sûr lors des élections législatives.
C'ETAIT ECRIT  - mercredi 26 avril 2017
Nous avions dit que les chances de François Fillon étaient minces et nous pensions que M. Macron subirait un tassement de même que Mme Le Pen.
François Fillon est totalement responsable de son échec, sa personnalité ayant été mise en cause et avec des certitudes et non pas seulement des rumeurs. Certes, il n'est pas le seul à être blâmable dans son comportement, d'autres le sont sans doute tout autant que ce soit à droite, au centre, ou à gauche. Mais certains tiennent encore caché le pot de confitures ou ne sont pas assez dérangeants pour qu'on s'y intéresse. Ainsi que nous l'avons dit et répété, la corruption est assez généralisée et plus ou moins « consternante » depuis les passe-droits du « tous les jours » jusqu'aux petits arrangements facilitant un marché, une embauche, un petit surplus d'attention qui graisse parfois la nappe des restaurants…
Mais si François Fillon est responsable, les membres dirigeants de son parti le sont encore plus. Des mises en garde avaient été faites en temps encore suffisant pour changer de monture, des demandes de modifications du projet avaient été formulées notamment par le courant juppéiste afin d'assouplir le projet Fillon.
Des responsables ont déserté le bateau et n'ont pas fait campagne : on peut citer - entre autres - M. Le Maire (qui réapparaît…l'odeur de la soupe), on peut aussi ajouter ces tristes représentants de l'UDI qui oscillent toujours entre la morale et leur moral…
Quand on regarde les résultats du vote, on constate bien que peu de points séparent François Fillon de Marine Le Pen. C'était parfaitement jouable et Nicolas Dupont-Aignan, malgré tout l'intérêt que sa candidature présentait, n'aurait sans doute pas dépassé les 2 % compte-tenu de l'enjeu.
Au deuxième tour, avec un peu d'assouplissement du programme Fillon, la partie était gagnable pour celui-ci même face à Emmanuel Macron.
Le programme Macron est aussi dangereux que celui de Marine Le Pen, mais pour des raisons diamétralement opposées. Seul celui de François Fillon, même en demandant plus de mesure, restait acceptable pour les Français. 
Il suffit de voir la Bourse, les Marchés en général, Mme Merkel, pour constater le soulagement de voir M. Macron qui conduira une politique répondant au souhait des grands financiers.
Le programme Macron, c'est le libre-échange qui va écraser l'économie française. Pour qu'elle tienne tête, il faudra asphyxier le modèle de protection sociale français : on commence par l'allègement des charges sociales, mais qui paiera pour la protection sociale ? L'Etat ? Non point car l'Allemagne et l'Europe demanderont que le budget de l'Etat soit rogné. Alors, les mutuelles ? Mais oui mon bon monsieur, c'est ainsi : pendant que le procès était fait à M. Fillon qu'il allait enrichir les mutuelles (c'est-à-dire essentiellement les groupes d'assurances), on ne voyait pas l'hypocrite représentant des lobbies européens s'approcher du pouvoir en évitant d'être précis pour expliquer les transferts sociaux auxquels il procéderait en « loucedé».
Avec Macron : minoration des droits sociaux, étatisation de l'assurance chômage qui devient ainsi de l'assistanat échappant totalement au contrôle des partenaires sociaux (et Macron qui veut établir le dialogue social !). Ce transfert rend totalement « officiel » le déficit de l'assurance chômage en l'incluant dans la dette publique : ainsi, l'Europe bien ancrée à Berlin, pourra exiger du « pouvoir » français de rogner encore plus sur ce droit créé sous Pompidou…
Une parenthèse : bien du plaisir à M. Macron qui devra expliquer aux intermittents du spectacle que la belle vie est terminée… à moins que c'était l'objet de la rencontre Macron avec Pierre Arditi, Stéphane Bern, Line Renaud, dimanche soir à La Rotonde ? Quant à la présence de Cohen-Bendit et d'Attali… c'est pour affiner d'une part le programme économique, d'autre part le projet d'intégration complète dans l'Europe allemande ?
Pensez au parcours de ces derniers : Attali, le « monsieur je sais tout », le génie de l'économie reconnu comme tel depuis les énormités faites sous Mitterrand lorsqu'il était son « conseiller spécial » en 1981 ! Son fils putatif  Macron fut aussi conseiller spécial d'un autre fils putatif de Mitterrand. Les gènes sont là…
Donc M. Attali qui n'en peut plus d'être toujours conseiller, conseilleur, mais jamais payeur, qui enseigne, préside, assène des vérités et qui a encore le temps d'écrire des dizaines et dizaines de livres !
Donc M. Cohen-Bendit, l'apatride de toujours, récemment redevenu Français puisque son âge le met à l'abri d'être poursuivi pour faire son service militaire ; donc M. Cohen-Bendit, anarchiste, rouge et vert, verbeux et versatile, politicard de salles enfumées mais donnant maintenant dans le décontracté bobo de centre gauche…Alors M. Macron, que vous a-t-il dit au sujet des centrales nucléaires? De l'aéroport de Notre Dame des Landes ? Est-il d'accord pour que vous bottiez le derrière de ces zadistes – dont un certain nombre sont allemands – que vous reconquériez une petite parcelle du territoire français ? Au fait, qu'en pense l'Europe ? Un petit voyage auprès de Maman Merkel s'impose (quittez quelques jours Brigitte, le repos s'impose, vous l'avez tellement exposée dans les meetings comme si c'était une prise de guerre. C'est bizarre dans notre pays : les candidats croient de plus en plus que nous élisons un couple présidentiel ! Mais non, seulement un Président ou une Présidente ! Un seul suffit pour notre budget)
Avec Macron, on poursuit le gel des retraites, et à ces retraités qui ne votent pas pour lui (à l'exception notable d'une certaine Brigitte peut-on supposer), on augmente la CSG pour compenser la suppression de la cotisation chômage. On sait bien qu'un vieux ne coûtera rien aux caisses de chômage, comme les bonnes sœurs qui cotisaient pour l'assurance maternité…
On peut même se demander si M. Macron ne devrait pas pousser son raisonnement économique plus loin : réformer la Loi Leonetti. Une disparition anticipée allègera encore plus la dette de la Sécu.
M. Macron ment en ce qui concerne les retraites. Certes, un alignement des droits et contributions de tous est à réaliser à terme. C'est ce que François Fillon avait commencé à faire.
Mais cet alignement ne peut se faire sur la base du principe tel qu'énoncé par M. Macron : un euro, un point de droit. La mécanique est beaucoup plus complexe et ne se joue pas sur un coup comme à la Bourse : les régimes spéciaux ne pourront être réformés sans concertation, ce qui demande temps et compétence (la compétence n'est pas la suffisance comme le démontre régulièrement son porte-parole M. Griveaux), ni sans contrepartie. La refonte du régime des fonctionnaires nécessitera aussi au moins autant de concertation  et, de plus, sera source d'augmentation de la charge de l'Etat et des Collectivités Locales. En effet, il appellera l'intégration des primes et donc le versement de cotisations correspondantes. Si la recherche de l'équilibre des régimes de retraites est nécessaire, elle doit se faire dans l'indépendance c'est-à-dire selon nos règles sur lesquelles repose le système français. M. Macron fait toujours état de ce qu'il se passe hors de nos frontières, mais il est vrai que sorti des bureaux feutrés, il ne doit pas beaucoup connaître le monde réel qui vit généralement avec moins de 25.000 euros par couple, ce qui est loin évidemment des 130.000 euros qui semblent nécessaires à M. Macron pour qu'il puisse vivre décemment. M. Macron, vous êtes pire que M. Fillon : celui-ci augmentait l'âge de départ à la retraite et maintenant le taux des retraites. Vous, vous augmentez cet âge et de plus vous réduisez les droits…Et malgré tout, les Français vous « veulent ». La chute va être dure pour vos électeurs, et votre règne sera encore plus dur que celui de votre ancien mentor dont les conseils de modération vous seraient bien utiles.
Avec Macron, c'est l'accélération de l'intégration européenne avec un ministre des Finances et du Budget, une gouvernance économique européenne (sous-entendu à Berlin), et une défense commune (sous-entendu à Washington avec l'OTAN). – Nous reviendrons sur la politique étrangère car c'est un des points majeurs et qui peut le plus inquiéter chez ce Président en puissance.
Avec Macron, c'est la porte ouverte à toute l'immigration du monde et surtout du monde arabe, celle qui par revanche, rappellera à la France que les Croisades et la Colonisation se font désormais à l'envers. Il est vrai que la France et l'Occident en général n'ont pas à être trop fiers de ce passé, mais ce n'est pas une raison pour se mettre constamment à genoux par repentance, en attendant les coups de fouet pour la femme adultère, la main coupée pour le voleur, et la bastonnade pour le roumi…
Décidément M. Macron, on peut parfois douter de la compréhension que vous avez eu de l'enseignement pourtant long que vous avez reçu.
A suivre







UN PREMIER TOUR A HAUTS RISQUES - Lundi 17 avril 2017

Le jour du scrutin approche. Notre rubrique d'analyse des propositions n'a pas été exhaustive, loin s"en faut. Elle a omis certains sujets pourtant d'importance, elle n'a pas analysé les programmes autres que ceux de François Fillon et Emmanuel Macron.
C'est un parti pris : chacun peut lire et analyser en détail le programme de chaque candidat publié sur leur site, tout en regrettant que les émissions de Télé n'aient que peu porté sur les programmes.
C'est aussi un choix de notre part : les programmes des autres candidats nous paraissent, pour partie voire totalement, tellement inconsistants pour certains, tellement irréalistes pour d'autres, tellement dangereux pour notre niveau de vie pour d'autres encore, que nous avons délibérément décidé de n'en point parler.
Le choix de vote sera difficile pour les Français qui s'expriment après mûre réflexion : ce qui est bon pour eux, ce qui est bon pour la France; peut-être sera-t-il plus facile pour ceux qui votent d'abord par esprit de clan ou par idéologie...
Dans tous les cas, il semble bien qu'il faille voter et éviter le vote blanc. Qui ne vote ne peut ensuite venir pleurer sur l'avenir.

Alors que nous écrivons ces lignes, plusieurs hypothèses sont encore crédibles. Quid de Fillon, Le Pen, Macron, Mélanchon ??
L'ordre alphabétique a parfois du bon…Mais au bénéfice de l'âge, en cas d'égalité parfaite, nous aurions Mélanchon/Fillon ? Que disent les textes ?
Mais le vote parlera, et nous serons devant plusieurs alternatives : celles-ci ne sont pas classées dans  l'ordre des  probabilités actuelles, mais des cas de figure pouvant se présenter en tenant compte des marges d'erreur des sondages ; ce classement fait mieux apparaître les « chances » de chaque candidat, toujours en l'état actuel.
1/Le Pen/ Mélanchon : avantage Mélanchon ?
2/Mélanchon/Fillon : avantage Mélanchon ?
3/ Mélanchon/Macron : avantage ??
4/Le Pen/Macron : avantage Macron ?
5/Macron/Fillon : avantage ??
6/Le Pen/Fillon : avantage Fillon ?
Sur la base des estimations huit jours avant le premier tour, on relève que l'avantage serait plutôt à Mélanchon dans deux voire trois cas de figure, Macron n'ayant une chance plus forte qu'en cas de confrontation avec Le Pen, et une plus faible possibilité face à Fillon.
L'avantage Fillon ne pourrait se présenter qu'en présence de Le Pen, et plus faiblement face à Macron.
On voit donc que le vote utile s'impose dès le premier tour pour qui veut voir son poulain l'emporter. Il est très probable que Le Pen sera présente au second tour car son assise électorale est assurée, contrairement à celle de Macron qui est plus volatile, plus incertaine.
Nous pensons d'ailleurs que Macron va faiblir un peu, augmentant encore les chances de Mélanchon. Et Mélanchon a encore plus de chances d'être présent au second tour si Hamon continue à s'affaisser.
Une possibilité pour Fillon réside uniquement dans :
  • Le maintien de son socle, ce qui semble assuré,
  • L'absence de progression, voire une baisse des intentions de vote chez Dupont-Aignan et Asselineau, sachant qu'un ou deux points grignotés peuvent assurer le maintien de Fillon au second tour,
  • L'arrêt de divulgations nauséabondes concernant Fillon, afin que ceux qui reconnaissent la qualité générale de son programme, sa compétence,  son expérience, votent pour lui dès le premier tour (même avec un masque sur le nez), augmentant ainsi sa base, considérant que leur candidat saura désormais se tenir « étant sous surveillance ». (ne donnons pas plus d'importance qu'il n'a au mouvement "Sens Commun'"- ce n'est que Boutin et ses amis ripolinés - ils ont déjà été au Gouvernement mais très minoritaires. Il faut mieux les voir "cadrés" que vagabondant sur les places publiques! et Fillon a dit qu'il ne remettrait pas en question l'IVG et le mariage pour tous.)
L'affrontement Le Pen/Fillon demeure encore envisageable, sur le fil du rasoir.
Alors, dès le premier tour, il est nécessaire de voter pour Fillon, lequel disposera d'un chèque barré, mais pas du chéquier.
Nécessité fait loi !! Comme en 2002 pour ceux qui avaient voté Chirac de mauvais gré.
Toutefois, pour rassurer ceux qui « devront » porter leur suffrage sur Fillon, le programme de celui-ci, sa connaissance du passé, son état de santé apparent, son dynamisme, doivent lui permettre d'être plus clairvoyant pour la mise en œuvre de son programme. De plus, il aura une majorité parlementaire même si celle-ci sera sans doute moins importante qu'initialement envisagée.





 

MELANCHON - LE PEN

DANGER !!! l'un ou l'autre : C'est la ruine du pays, c'est la ruine des classes moyennes,
C'est aussi la ruine pour les gens modestes qu'ils prétendent défendre
Car avec une économie en ruine, qui trinque en premier ? LES PLUS FAIBLES
MEFIEZ-VOUS DE CES DEUX BATELEURS DE FOIRE : avec eux, c'est la grande faucheuse !



L'EUROPE - Lundi 17 avril 2017
Elle doit exister; elle doit être refondue; elle doit s'occuper des points essentiels de la communauté européenne.
Elle doit articuler son action autour d'un axe central constitué par quelques pays appartenant d'une part à la zone euro, partageant d'autre part le même niveau de développement économique.
Elle doit cesser de régenter le quotidien des Européens,
Elle doit avoir une politique drastique de purge : purge de fonctionnaires, purge d'élus européens en surnombre, purge des interventions financières et réglementaires, purge des avantages fiscaux et de salaires des fonctionnaires, scandaleux au regard des salaires et impôts des fonctionnaires nationaux et des Français en général.
Comment peut-on demander aux Français de réduire leurs effectifs de fonctionnaires, de participer encore plus en matière d'impôts, de reculer l'âge de départ en retraite, etc...quand des fonctionnaires européens bénéficient d'avantages exorbitants et sans aucun rapport avec leur utilité sociale, en un mot avec leur apport à la société?
La purge ne peut se faire en France sans un coup de balai encore plus fort au niveau de l'Administration européenne qui a développé son fromage sans contrôle d'élus souvent absents et encore plus incompétents. En effet, sauf exceptions, les élus européens sont des "recasés" des élections nationales, ou des "préretraités" de la politique, recasés aussi dans les Assemblées Européennes faute d'avoir des maisons de retraite spécialisées.
Ne parlons pas de Commissaires Européens eux-même recasés et souvent inconnus ou inaudibles.(Moscovici en est un exemple - beau "costar" lui aussi...mais on en parle moins; pourtant son "ami" fournissait en vins de propriété certains palais de la République...)
Les Français ne sont pas anti-Européens, de même qu'ils ne sont pas anti-parlementaires. Mais ce sont les "élites" qui les poussent dans des impasses que l'on constate aujourd'hui où le premier électeur de France sera le vote blanc ou nul !!
LES PROGRAMMES (suite) - Lundi 17 avril 2017
Politique Etrangère
 
La France eut une politique étrangère indépendante pendant des siècles.
Depuis au moins trois décennies, elle est inféodée aux Etats-Unis d'Amérique et bridée par son appartenance à l'Europe et surtout à l'OTAN. Une seule rébellion eut lieu sous Jacques Chirac refusant l'aventure criminelle des Etats-Unis et de l'Angleterre en Irak.
La politique d'équilibre entre les blocs tracée par De Gaulle, ce qui serait normalement aujourd'hui une action recherchant le dialogue et l'équilibre entre les Etats-Unis, la Russie, la Chine, et enfin les puissances émergentes (Inde, Brésil, etc…), n'est plus.
François Fillon entend reprendre le chemin du dialogue avec la Russie et améliorer notre partenariat avec la Chine. Le maintien de sanctions contre la Russie du fait de l'affaire de Crimée et du conflit séparatiste en Ukraine doit être réexaminé avec réalisme, en sachant faire comprendre aux Etats-Unis qu'ils ne sont pas les gendarmes du monde (ils en seraient plutôt les voleurs), et que leur présence militaire en Pologne n'est pas acceptable par la Russie. Il n'y a aucune intention prouvée que la Russie essaie de déstabiliser la Pologne, mais il faut se méfier de la Pologne qui a toujours contribué à déstabiliser l'Europe faute de trouver une évolution médiane entre les extrêmes.
Les intentions de François Fillon avec Israël, les pays arabes, et la Turquie, sont évidemment à soutenir, même s'il fait preuve d'angélisme vis-à-vis d'Israël qui demeure un fauteur de troubles tant que ce pays niera la nécessité d'accepter l'existence d'un véritable Etat palestinien et évidemment vidé des colonies israéliennes qui le tendent non viable.
En ce qui concerne la Turquie, l'opposition viscérale et non raisonnée de Sarkozy a poussé ce pays vers un repli et même un retour vers un certain obscurantisme politique et religieux. Peut-être ne fallait-il pas promettre à ce pays une intégration européenne, mais il fallait cesser les atermoiements qui ont contribué à ce repli aujourd'hui observé alors que ce pays avait depuis cent ans entrepris une longue marche vers la démocratie et la laïcité…Avec l'Iran, le réalisme doit l'emporter sur les convictions idéologiques, et nous devons arrêter le suivisme derrière les Etats-Unis qui sont particulièrement responsables de l'impasse actuellement constatée.
Vis-à-vis des pays arabes, il faut réexaminer totalement notre politique : avoir beaucoup plus de clairvoyance avec le Qatar et l'Arabie Saoudite, pays où le fondamentalisme religieux est particulièrement présent, soutenant des mouvements extérieurs y compris en France, dangereux pour notre culture. Quant au problème syrien, la chute d'Assad ne donnera rien de bon tant qu'une vraie solution de rechange ne sera pas clairement établie et en plein accord avec la Russie qui a autant que les Etats-Unis, droit à intervenir pour protéger ses intérêts stratégiques.
Les Etats-Unis ont déstabilisé toute cette région, non pas pour des motifs humanitaires (c'est l'apparence, l'habillage constant des faucons et des financiers états-uniens), mais pour des raisons d'influence géopolitique et économiques. Ils sont quand même responsables de la guerre d'Irak, puis de l'écroulement de la Libye, plongeant ces deux pays dans l'anarchie. Si pour l'Irak la France s'est abstenue, pour la Libye, Sarkozy, général en chef de deuxième classe, s'appuyant sur le Tartuffe Henry-Levy, a encore accéléré la décomposition d'une partie du monde arabe, exacerbant l'idéologie folle des arriérés fondamentalistes qui ont déversé vers l'Europe leur haine, entraînant en même temps des mouvements migratoires qui déstabilisent notre économie et notre vie quotidienne,  et créent une insécurité particulièrement dangereuse.
Et la politique européenne ? Il faut considérer que ceux qui paient ont leur mot à dire en premier : et c'est la France qui paie : en hommes (militaires tués), en financement, en termes de réaction des djihadistes. Alors, il faut que les principaux pays européens participent plus fortement et aident la France. La politique étrangère européenne devrait donc beaucoup plus s'articuler autour de l'axe franco-allemand, les Etats fondateurs de l'Europe, ainsi que l'Espagne, devant s'associer à une démarche plus cohérente et plus lisible. C'est à ce prix que l'Europe fera entendre sa voix et cessera d'être la roue de secours de l'Otan.
La lecture des propositions de M. Macron en matière de politiques étrangère et européenne est un catalogue d'intentions qui sembleraient presque tirées d'une épreuve de grande école… Le catalogue (voir page 21 de son programme) fait bien apparaître qu'il n'y a pas de maîtrise du sujet, sans doute faute de référents compétents dans son équipe, mais aussi parce que M. Macron n'a jamais paru à l'aise et clair sur ces sujets.
Alors comment penser qu'il aura la capacité à discuter, à argumenter, et surtout à affronter des interlocuteurs aussi retors que les Etats-Unis, aussi matois que les Chinois, aussi rudes que les Russes, aussi fourbes que les représentants de certains pays arabes fondamentalistes, aussi rigoureux que les Allemands, aussi égoïstes que les Anglais. Bien parler la langue anglaise est une chose, mais les mots ne sont pas tout ! Regardons Ayrault dans sa langue de Goethe. A-t-il infléchi en quoi que ce soit Mme Merkel dans ses positions ?


LES PROGRAMMES (suite) - Lundi 17 avril 2017
Education - Enseignement

Les programmes Fillon et Macron comportent tous les deux des idées qui nous semblent positives et c'est heureux !
Nous ne les reprendrons donc pas.
Toutefois quand M. Macron propose de limiter à 12 élèves par enseignant la taille de 12000 classes de CP et CE1, a-t-il estimé le coût ? Car le redéploiement d'enseignants ne suffira pas, il faudra largement recruter, et il faudra aider des communes à investir, ce qui ne se fait pas en un jour : il faut des terrains, restructurer des écoles, dégager des financements, lancer des appels d'offre, construire, etc…M. Macron, un petit mandat de maire dans une commune ayant déjà des difficultés d'intégration, et vous verrez que ce n'est pas simple !
Un autre point : le « Pass Culture » : 500 euros pour chaque Français de 18 ans… Versés comment ? Sous quelle forme ? Comme les chèques déjeuners dont on connaît l'énorme détournement de destination ? Sans contrepartie ? Il y a certainement d'autres formes d'aide moins démagogiques et plus formatrices à prévoir pour des jeunes qui abordent leur majorité de citoyen !
LES PROGRAMMES (suite) - Lundi 17 avril 2017
Energie – Environnement

Le programme Macron est étrangement léger dans ce domaine…Le programme Fillon est plus élaboré et comporte un certain nombre d'ambitions légitimes et bien ciblées. Certes, en matière de nucléaire, il n'est pas spécialement ouvert : le réalisme l'emporte sans aucun doute sur les effets d'annonce. Certains candidats annoncent la réduction de la part du nucléaire de 50 % en une dizaine d'années, mais il faut prévoir de nouvelles énergies suffisamment efficaces et suffisantes pour notre économie et notre vie quotidienne. Certes, les Vietnamiens créaient l'électricité nécessaire dans les tunnels pendant la guerre contre les Américains, mais les « Verts » d'aujourd'hui sont-ils aptes à pédaler pour leurs propres besoins domestiques ? Mme Cosse ou Mme Duflot  vont ronchonner, c'est sûr…
Alors, soyons malheureusement raisonnables, faisons confiance à l'évolution technologique et scientifique, accompagnons-là dans ses recherches d'innovation, préparons les transferts de technologie et les mutations professionnelles pour les hommes et les femmes qui vivent de la production nucléaire.
Cà, c'est de la politique responsable. Ce n'est pas mouliner dans le vide comme le font les Ecolos et autres adeptes de la France insoumise (1)
(1) Au fait, avez-vous remarqué que la France Insoumise a collé des milliers d'affiches sur tous les poteaux ou  endroits disponibles, sans vergogne, sans souci de la propriété privée, et dénaturant le paysage. Pour des adeptes de l'environnement, ils ne sont guère attentifs aux paysages qu'ils dénaturent et pour des années !!
LES PROGRAMMES (suite)* - Dimanche 16 avril 2017
Les Institutions
Plusieurs points essentiels sont soulignés dans le programme de M. Macron :
1) Une loi de moralisation publique qui éviterait les dérives observées jusqu'ici dans les différents partis (et non pas seulement chez M. Fillon), savoir notamment ;
  • l'interdiction pour un parlementaire d'employer un proche : le principe est intéressant mais les abus vont bien au-delà : combien d'élus – petits et grands – placent qui, leur compagne du moment, qui, l'un de leurs enfants ou autres parents, et pas uniquement dans les emplois « visibles » pour le public. Faites le tour des mairies ou des intercommunalités : vous verrez des noms qui ne sont pas uniquement homonymes des élus en place. La moralisation passe par un contrôle beaucoup plus large des nombreuses prébendes existantes !
  • l'interdiction du cumul de plus de trois mandats identiques successifs : cela nous semble insuffisant car cela représente 15 ans pour un député, 18 ans pour un maire. Un Président de la République ne peut exercer plus de deux mandatures, soit 10 ans. Le même renouvellement devrait s'appliquer pour tous les mandats : deux mandats successifs seulement. On évitera l'appropriation excessive de certaines collectivités qui non seulement deviennent le fonds de commerce de l'élu mais sont aussi parfois « transmises » à un héritier, et rarement pour apporter un plus aux citoyens. Le renouvellement plus fréquent, sans avoir des mandatures trop courtes, est positif pour l'évolution du paysage politique et permet d'éviter des pantouflages souvent négatifs sous de nombreux aspects.
Après tout, sur environ 25 millions d'individus pouvant exercer de telles fonctions, on peut bien en trouver 300.000 à 400.000, chiffres maximaux, dès lors qu'on devient raisonnable en réduisant les effectifs des Conseils municipaux et des Conseils communautaires qui sont pléthoriques : avec des membres moins nombreux dont on connaîtrait mieux la fonction, et dont la responsabilité,  la compétence – ou l'incompétence - seraient plus visibles ; les risques de collusion, de conflit d'intérêt pourraient être plus difficiles à camoufler (1)
(1) Un cas type de conflit d'intérêt : un président d'intercommunalité, maire de sa commune, fait attribuer une subvention pour la création d'une bergerie. La dite bergerie appartient à l'un des adjoints du Maire, et la dénomination « bergerie » permet l'attribution de cette subvention alors qu'en fait, il s'agit d'un manège équestre qui n'aurait pu être subventionné. Et, comme dans les jeux de dominos, l'avis favorable de l'intercommunalité emporte l'accord supplémentaire du Conseil Général…Combien de cas de même nature où il y a détournement. Quant aux manipulations de zonages de P.LU., mieux vaut se boucher le nez, et il est très très difficile pour un élu de rester droit dans ses bottes !
2) Un renouvellement de la vie politique par :
  • la suppression du régime spécial des retraites des parlementaires. Il faudrait y ajouter la soumission à l'impôt de toutes les sommes perçues, en prévoyant un abattement de  30 % comme c'est le cas dans d'autres fonctions comportant des frais de représentation.
  • la réduction du nombre de parlementaires d'environ un tiers, ce qui permettrait d'être un peu moins République bananière…
  • une modification du fonctionnement parlementaire, mais encore faut-il avoir des moyens de contrôle et de coercition pour éviter que des parlementaires soient trop souvent absents des groupes de travail en Commissions.
Mais M. Macron ne fait pas état dans son programme de la représentation proportionnelle. C'est pourtant une demande récurrente de nombreux partis, y compris de François Bayrou !
Il aurait été intéressant de connaître la pensée de M. Macron sur les sujets qui fâchent. Ce que Duportal croit, c'est que seule une dose de proportionnelle doit être instillée afin que les grands partis soient présents, et pas uniquement dans la rue, mais en veillant à conserver le principe d'une majorité suffisante pour gouverner.
3) Une présentation par le Président de la République, de son bilan national et européen chaque année devant le Congrès. Pas sûr que cela soit une bonne idée. Mettre sur la sellette chaque année le Président…Aux élus et aux citoyens de se faire entendre. Il y a suffisamment de relais pour ce faire : le Parlement et les médias si nombreux et pleins d'experts…
Quant à la présentation par les communes de leur projets, etc… ; la publication plus fréquente et plus intelligible de leur action et de l'utilisation de l'argent public est sans doute possible et la Loi devrait les y contraindre (la présentation de l'action des communes ou des intercommunalités est toujours positive pour l'auteur du document !)
M. Fillon est moins disert sur le sujet et c'est dommage. On peut comprendre sa réserve sur la moralisation de la vie publique même s'il doit assumer.
Il maintient le non-cumul des mandats mais ne s'engage pas sur le nombre de mandats possibles.
Quant aux Collectivités Locales, il nous semble que proposer d'assouplir les modalités du contrôle de légalité en supprimant la transmission des actes au Préfet, est une erreur.
En effet, la transparence des actes du Maire ou d'une autre Collectivité n'est pas le souci premier ou souvent avec décalage dans la mise à disposition du public. En outre, la compétence de nombre d'élus est souvent déficitaire en matière de respect des lois et règlements. Et quand il n'a pas ce déficit de connaissance ou d'appréciation, danger ! car la liberté de décision est grande dans de nombreuses collectivités… (grandes ou petites !)
Enfin, en cas de méconnaissance des droits et obligations, les services sont omni-présents et de plus en plus de collaborateurs (avec un statut hors fonction publique) peuvent avoir une éthique évolutive ou incertaine.
En conclusion, sur les aspects institutionnels, M. Macron nous paraîtrait plus complet mais la Constitution est une vieille dame qui ne doit pas être bousculée. Jusqu'ici, elle a permis la stabilité du pays même face à des agressions (internes bien souvent) et il peut être dangereux de faire accroire au bon peuple que tout se bouscule…Mieux vaudrait sans doute des débats sereins et en dehors des temps de compétition.
Après tout, ce qui préoccupe les Français, c'est le pouvoir d'achat, le chômage, la sécurité.


LES PROGRAMMES (suite) – Samedi 15 avril 2017
La Santé
Le programme « santé » de François Fillon a fait couler beaucoup d'encre : mal présenté, puis mal expliqué (se rappeler Chartier avec ses rhumes remboursables ou non selon la toux grasse ou sèche…vraiment nul !). Il y a des soutiens qui font crouler et c'est le cas de certains aides de François Fillon, sans doute de bonne foi mais à conserver au frais (Chartier, Boyer, Ciotti et d'autres hélas)
Le programme exposé dans son projet sur le site « Fillon2017 » nous paraît clair, bien construit, cohérent, et adapté aux enjeux que nous rencontrons : maintien d'un système de santé ouvert à tous, prévention, suppression des déserts médicaux – ruraux ou urbains - mais aussi rechercher à privilégier la qualité au détriment d'un excès de proximité qui ne se justifie pas toujours, assurer une complémentarité contrôlée entre la Sécurité Sociale de base et les assurances complémentaires, veiller à aider les catégories plus vulnérables socialement et médicalement.
Tout cela par la négociation avec des partenaires publics, libéraux et privés, et non pas par des décisions nationales qui ne rencontrent pas souvent l'adhésion des acteurs ou des patients.
A chacun de lire ce programme « santé » : clair et facile de compréhension.
Il restera bien sûr à François Fillon à s'assurer de la mise en application des promesses : ne pas agir comme un autre François, son probable prédécesseur ; ne pas agir non plus dans ce domaine par voie d'ordonnances !!
Sous ces réserves, ce projet soutient la comparaison avec celui de M. Macron : ce dernier reste imprécis sur le volet complémentarité entre la Sécurité Sociale et les « mutuelles, et  s'il est précis et plus « généreux » que celui de F. Fillon en matière de remboursement des frais auditifs, d'optique ou dentaire, il peut paraître peu crédible en l'absence de chiffrage !
LES PROGRAMMES (suite)  - Samedi 15 avril 2017
L’Immigration  - La Laïcité
Ces deux sujets sont réunis car ils sont -hélas - assez étroitement liés !
En matière d’immigration, le programme Macron est un modèle du vide sidéral : la création de 5000 garde-frontières en accord avec nos partenaires européens pour garder les frontières extérieures. Combien de kilomètres de frontières ? Projet ridicule. C’est au niveau de chaque Etat de l’Union européenne qu’il faut surveiller les frontières, avec une coordination européenne. Car le seul contrôle au niveau du contour de l’Europe restera une passoire. Il faut un deuxième rideau de contrôle au niveau de chaque Etat pour tout ressortissant d’un pays extérieur à l’Union Européenne.
M. Macron prévoit aussi l’examen des demandes d’asile en moins de six mois avec reconduite sans délai dans leur pays des immigrés n’ayant pas le statut de réfugié. Belles promesses : tout individu entré clandestinement en France se dira réfugié politique, alors qu’ils sont essentiellement des immigrés économiques. Et, lorsqu’il s’agit de réfugiés qui fuient leur pays en guerre, ils n’ont pas vocation à rester en France : des négociations, y compris fianancières, doivent être engagées avec ces pays et les pays limitrophes pour leur accueil dans des camps décents avant leur retour dans leur pays d’origine. (1)
L’Europe devrait avoir dans ce domaine une action forte et coordonnée. Les propositions de François Fillon sont le fruit de réflexions cohérentes, articulées et pouvant être mises en œuvre. Elles respectent la personne humaine, mais n’autorisent pas chaque migrant à se créer un droit dans notre pays. Que ceux qui ne comprennent pas la démarche proposée par M. Fillon aillent dans la majorité des pays, ils constateront vite que sans moyens personnels d’existence, ils n’auront qu’un choix : rentrer en France !
Il est temps de mettre un coup d’arrêt sévère et brutal à l’immigration : la France n’a pas les moyens de les accueillir ni de leur procurer un travail. Or, sans travail, on ne peut s’intégrer. Les jeunes sont alors des délinquants en puissance, et on assiste à la création de ghettos, de lieux interdits à la communauté française, puisqu’ils sont « privatisés » par des communautés reproduisant leur style de vie.
L’assimilation ne peut se faire que par la langue, par des moyens d’existence décents, par l’adoption des principes essentiels de la République et bien sûr de notre culture occidentale.
Assimilons déjà les ressortissants des communautés étrangères en situation régulière ; c’est déjà une tâche importante et coûteuse. Et, parallèlement, n’oublions pas que de nombreux individus, de nombreuses familles vivant au-dessous du seuil de pauvreté sont Français, et ont quelques droits à être entendus, à être logés, à bénéficier d’un travail ou d’une retraite décente !
Non, M. Macron, vous n’êtes pas dans ce domaine la solution. Vous êtes un cautère sur une jambe de bois.
Quant à la laïcité, la volonté « macronnienne » laisse perplexe. Ne pas interdire le voile à l’Université, c’est en fait l’autoriser ? Organiser pour les ministres du Culte une formation à la laïcité, aux valeurs de la République, et à la langue française ! Ce n’est pas çà la laïcité.
Il appartient à chaque religion d’assumer ses formations, qu’il s’agisse des curés, des pasteurs, des rabbins, des imams, et pourquoi pas des francs-maçons… Il appartient à chaque individu qui réclame la nationalité française de connaître la langue. Il doit être exigé de chaque « prêcheur » de respecter nos valeurs et de « prêcher » en français. Bien qu’avec beaucoup de retard, même l’Eglise catholique - omni présente et malheureusement dans une partie des troupes fillonnistes - ne garde plus le latin que pour un minimum de liturgie.
L’expulsion de prêcheurs d’origine étrangère devrait être radicale et il n’y a pas à apporter à ces individus plus de droits qu’ils n’en respectent dans leurs prêches haineux et arriérés.
M. Macron, sur tous ces points, vous n’êtes pas crédible. Quant à M. Fillon, c’est à voir au pied du mur…
(1) C'est étonnant que tous ces migrants en provenance des pays arabes et africains affluent essentiellement vers l'Europe. Pourquoi pas vers l'Asie, où souvent ils retrouveraient leur religion musulmane. Que ce soit l'Europe et notamment la France pour les ressortissants africains ou maghrébins cela peut s'entendre compte tenu de notre passé colonial. Mais les pays arabes, tant ceux de la péninsule arabique que ceux d'Asie centrale? Pourquoi vers l'Europe, où la culture est très différente? Poser la question donne la réponse : on croit y trouver argent et liberté...Mais ne faudrait-il pas que les élites qui figurent parmi les migrants se battent et fassent évoluer leur pays en restant chez eux ??
LES PROGRAMMES (suite) - Samedi 15 avril 2017
La Sécurité des Français  - La Justice  -
Certains candidats sont offusqués des propositions de François Fillon. A croire qu’ils vivent dans une bulle et que tout ce qui punit relève de la sphère du fascisme.
Les propositions n’ont rien de scandaleux ou d’attentatoire aux libertés. Elles ne limitent que la liberté des fauteurs de trouble et c'est bien le moins. L’angélisme des Taubira et autres culs bénis du pardon ont conduit la France à l’état d’insécurité dans lequel elle est depuis au moins une décennie.
Certes, M. Fillon (sous la houlette Sarkozy) porte la responsabilité d’avoir supprimé :
  • des postes de policiers et de gendarmes,
  • la police de proximité,
  • les renseignements généraux,
D’avoir été plus « diseux » que « faiseux » en manquant d’efficacité dans les reconduites dans leurs pays d’origine de la grande majorité des individus qui sont entrés en France pour des raisons économiques.
M. Fillon, comme dans d’autres domaines, se repent et va donc recréer ce qu’il avait contribué à détricoter. Bien, attendons pour voir ?
De même, il indique qu’il n’y aura plus d’impunité « zéro ». O.K. Là aussi, attendons pour voir ?
Il faudrait d’ailleurs pour atteindre ce but que les effectifs de la Justice soient augmentés de même que le nombre de places de prison et bien sûr de surveillants pénitentiaires. Il faudrait aussi la mise en oeuvre de moyens supplémentaires pour l’accompagnement des détenus et notamment préparer leur retour à la vie civile - mais uniquement pour ceux qui le méritent et non pas pour ceux qui ont « racheté leurs péchés » par leur comportement bien analysé par moult psychologues et assistants sociaux.
Les propositions de M. Fillon prévoyant l’échange d’informations plus confidentielles avec les Maires sont dangereuses car pour qui connaît le fonctionnement des mairies, qu’elles soient petites, moyennes ou importantes, la confidentialité ne reste pas au niveau du Maire car les informations transitent par trop de circuits internes : personnels administratifs et techniques, élus municipaux, etc…, donc de nombreuses personnes imbriquées dans le tissu social local et n’ayant pas toujours le sens d’une déontologie adaptée. Alors non, évitons la sortie d’informations des cercles de justice et de police nationale, évitons la tentation des polices politiques à la soviet !
Concernant la lutte contre le terrorisme ou la criminalité, on  ne doit pas s’encombrer plus qu’il ne faut d’arguties pseudo-juridiques. Quand un individu est condamné pour des faits de crimes ou pour des délits importants et répétés, la sanction doit être d’effectuer la peine prévue suivie de l’expulsion dans le pays d’origine avec déchéance systématique de la nationalité française lorsqu’il y a la double nationalité.
Il faut savoir choisir : on est Français ou on reste étranger. Il est d’ailleurs insupportable d’avoir de plus en plus de ministres ou parlementaires ayant la double nationalité. Pour les fonctions électives ou de responsabilité publique, on doit faire un choix, avec une exception pour les bi-nationaux ressortissants de la Communauté Européenne. Etre Français ne devrait  pas s’acquérir uniquement par le fait que la mère de nationalité étrangère a accouché sur le sol français. Peu importe ce que pensent les « bien-pensants de la pensée unique », nous assumons pleinement cette position. F. Fillon devrait être plus ferme et plus précis dans ce domaine. Peu importe ce que pense "l’élite intellectuelle" qui estimera de toute façon que le programme Fillon est voisin du programme Le Pen : qu’ils prennent le temps de les analyser et ils verront que les deux programmes n’ont pas le même impact en matière de libertés individuelles de Français.
Il faudrait parler un peu du programme Macron pour la justice et la sécurité. A part la proposition de renforcer les effectifs de policiers, on trouve peu de chose. Ah ! Si ! L’impossibilité pour les délinquants de fréquenter les quartiers où ils ont commis des délits. Et comment cela pourra être contrôlé ? Où iront se loger ces individus ? Des idées comme celle-ci montrent bien l’amateurisme des conseillers et experts de l’équipe Macron.
De même, il ne tolèrera plus les incivilités telles: insultes, crachats, harcèlement des femmes, etc...C’est bien. Mais qui va sévir ? Qui va punir ? Duportal a connu en Union Soviétique - c’était en juillet 1968 - la manière dont les incivilités de comportement étaient contrôlées sur la voie publique. Mais dans  ce pays, on ne rigolait pas, et même si c’était une vieille dame qui venait vous prendre par la manche pour ramasser votre mégot, vous saviez qu’il fallait mieux être obéissant.
Dans notre pays, on ne peut même pas arrêter un individu cagoulé. Même plus, les cagoulés s’affichent au grand jour par exemple en Guyane Française ; sans parler des niquabs qui fleurissent et pas qu’aux balcons - aussi dans les rues.
Alors, M. Macron qui voulez aussi autoriser le voile dans les Universités ! Ataturk l’avait interdit il y a près de cent ans en Turquie pour laïciser son pays. Erdogan l’autorise à nouveau, mais c’est son pays : il y fait ce qu’acceptent ( ?) ses concitoyens. Mais nous, en France, pays de tradition chrétienne et aussi laïque, on recule ! Pour quel avenir démocratique, quelle laïcité, quelle liberté de la femme ?? M. Macron, vous mettez en danger notre civilisation, vous êtes un pur produit de la réussite marchande sans vous soucier de notre culture. Seule l’économie compte pour vous sachant que vous n’êtes pas concerné par les problèmes de sécurité quotidienne puisque vous vivez dans un autre monde.
François Fillon demande aussi le réexamen des relations avec la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Il est plus que temps de récupérer un minimum de pouvoir en la matière : la société française est basée sur une culture qui lui est propre et ne peut être en tous points celle des Allemands ou des Polonais ou des Espagnols et vice-versa. Il est aberrant de voir contestées au niveau européen des décisions de justice prises déjà par plusieurs juridictions françaises, y compris en appel ou en cassation! Et que d’énergie ! Que de finances publiques dépensées pour quelques individus qui refusent la Loi française. Dans ces cas-là, on quitte son pays pour aller là où on peut tout faire…si ces pays existent !
En conclusion, la relecture attentive du chapitre consacré à la Justice par M. Fillon apparaît cohérent, mesuré et somme toute, d’une ambition assez modeste notamment quant aux moyens prévus pour sa mise en œuvre.

MELANCHON « LA TERREUR ROUGE »  - 13 avril 2017
Nous allons cracher du sang si Fillon, Macron, ou Le Pen arrivent au Pouvoir ! C'est le nouveau slogan du Chavez français.
Mais nous savons encore plus qu'avant que Mélanchon crache du venin.
Le seul antidote consiste à le laisser aux portes du second tour, crachant ses poumons juste derrière Fillon. Après avoir pourri la partie de la gauche qui voulait évoluer vers le progrès et le modernisme,  il pourra ainsi cracher dans la soupe qui l'a si bien nourri jusqu'ici, lui qui est le plus huppé des candidats…Et  ses aficionados pourront crier :
Adios Chavez en peau de conejo

LES PROGRAMMES (suite)  Jeudi 13 avril 2017
Suppression de La Taxe d'habitation ?
Emmanuel Macron a donc créé la divine surprise : la suppression de la taxe d'habitation pour 80 % des foyers.
Cette taxe est perçue par les communes et les intercommunalités. Pour les communes, elle représente souvent près des deux-tiers des impôts locaux. Autant dire que sa suppression mettra les communes sous le « rasoir » de l'Etat. Certes, l'Etat rembourserait à l'euro près les communes, dixit M. Macron. Dans la réalité, tous les transferts de charges de l'Etat se sont traduits rapidement par une dépréciation du montant du remboursement.
Il en sera de même si ce projet aboutit. Et, inévitablement, les communes auront la fâcheuse tendance à majorer encore plus les taux supportés par les malheureux 20 % de contribuables  qui ne bénéficieront pas de l'exonération.
La détermination des 80 % "d'heureux bénéficiaires" ne sera sans doute pas simple ! sur quelles bases ? avec des révisions possibles ? selon quel fait déclencheur ? Si le projet est aussi finement étudié que celui portant sur le transfert des cotisations chômage vers la CSG, les fonctionnaires n'ont pas fini de plancher...Il ne faudra pas supprimer d'effectifs !
Et ne nous y trompons pas, il n'y aura pas que les catégories  « moyennes et moyennes supérieures »  qui seront taxées. Tout propriétaire d'un bien à forte valeur locative se trouvera taxable, par tel ou tel biais que l'Administration saura inventer.
Rappelons que la redevance contributive pour l'audiovisuel est prélevée en même temps que la taxe d'habitation. Un appel à paiement séparé sera donc à prévoir? Au fait, qui la paie ? les braves gens honnêtes...et pour un service public fréquemment en grève...
M. Macron, décidément vous n'avez aucune connaissance de la vie réelle et encore moins de la vie fiscale des communes. Mais qui vous entoure ? Qui vous conseille ?
LES PROGRAMMES (suite)  Mercredi 12 avril 2017
L'Assurance Chômage – Les Retraites
Le programme Fillon prévoit le maintien du système paritaire de l'assurance chômage, tout en exigeant des partenaires sociaux le redressement des comptes.
La recherche de l'équilibre se fera inévitablement par des modifications à la baisse des droits actuels, mais au moins on sera toujours dans un système d'assurance avec des droits acquis, et non pas dans le système calamiteux figurant dans le programme Macron.
Celui-ci prévoit de supprimer le système actuel pour le transformer en service public étatisé et financé par l'impôt. Cela montre bien le cadre dans lequel on s'enfermerait : "le chômage est inéluctable, et même s'il se réduit, l'impôt reste toujours présent". Il n'y a plus la notion de droit acquis par l'individu, mais la notion d'octroi d'une assistance par l'Etat.
Actuellement, tout le système de notre protection sociale est basé sur le principe de la répartition et de droits acquis par l'individu. Afin de tempérer ces principes, l'Etat intervient pour imposer des minimas.
Le système étatique proposé par Emmanuel Macron est le début du démantèlement de la protection sociale : on commence par l'assurance chômage, on poursuit par l'assurance maladie, la retraite, etc…
Le projet Macron est dangereux à terme d'autant qu'il est la création de technocrates et de banquiers ignorants de la réalité, et nous en apportons la preuve :
L'équipe Macron a été interrogée par les soins de Duportal sur l'impact financier de cette réforme pour les retraités.
Le projet Macron est en effet de supprimer la cotisation chômage sur les salaires, ce qui entraînerait – paraît-il - une augmentation substantielle du salaire net.
Mais du fait de l'étatisation du système, le financement serait assuré par la CSG par augmentation du taux actuel de 1,7 %, portant la cotisation minorée actuelle de 3,8 à 5,5 % et la cotisation majorée à 8,3%.
Pour le salarié, l'avantage qu'il a d'un côté sur son bulletin de paie est repris en tout ou partie sur sa feuille d'impôt dans la ligne « CSG ». Pour le retraité par contre, on ampute carrément ses revenus puisqu'il a une retenue supplémentaire et pas de contrepartie sur un bulletin de paie…C'est d'autant plus violent que normalement le retraité ne sera plus jamais au chômage…
Le 6 avril lors du J.T. de 19h45 sur M6, M. Macron interrogé sur l'assurance chômage, répond qu'elle sera financée par une augmentation de 3,1% sur la CSG.
Le même soir, au JT de 20 heures sur France 2, le journaliste François Lenglet fait état d'un transfert de 1,7 % comme indiqué dans le programme Macron ; ce dernier confirme, mais ne s'est sans doute pas rendu compte que lors de son entretien sur une autre chaîne de TV, il avait fait état de 3,1 % (en fait, il s'agit de la réduction qui serait appliquée pour le salarié)
Qu'est-ce que c'est pour un jeune banquier qui a fait valser les millions qu'il avait gagnés dans une « vie » précédente, qui dit avoir vécu avec 1000 euros par mois lorsqu'il était étudiant il y a une quinzaine d'années… ce qui représente en valeur actuelle près de 1200 euros… Pauvre étudiant…
Posant la question pour savoir si le montant de déductibilité de la CSG sur les revenus imposables – actuellement de 4,2 % – serait augmenté, l'équipe Macron ne peut actuellement répondre : elle doit se renseigner…Belle préparation pour des experts aussi confirmés !!
Vous qui lisez cet article, suivez bien ce qui suit :
Actuellement, pour 1 part avec un revenu imposable :
  • entre 10996 et 14375 euros, la CSG est de 3,8 %
  • supérieur à 14375 euros, la CSG est de 6,6 %
Pour 2 parts avec un revenu imposable :
  • entre 16868 et 22051  euros, la CSG est de 3,8%
  • supérieur à 22051 euros, la CSG est de 6,6 %.
Et dans tous les cas de figure, vous pouvez ACTUELLEMENT déduire 4,2% de cette CSG sur vos revenus : c'est un cas remarquable en France où l'on paie des impôts sur des impôts. Les Socialistes ne sont jamais revenus sur ce qui est un vol manifeste.
Quelques exemples pratiques de l'impact du projet Macron sur les retraites:
  • Personne seule : 1500 euros de retraite mensuelle : majoration prévue sur la CSG : 306 euros par an
  • Couple 2 parts : 3000 euros    «              «        :                «          «            : 612          «
  • Couple 2 parts : 5000 euros    «              «        :                «          «            : 1020 euros  «
  • Couple 2 parts : 10000 euros  «              «        :                «        «            : 2040 euros  « 
(la CSG se calcule sur la retraite brute et non pas nette ! donc, il faut rajouter environ 18% à la retraite perçue pour calculer la CSG)
Alors, nombreux retraités qui avez déjà un blocage des retraites depuis trois ans, c'est vous qui voyez !!
Nous aurions besoin aussi d'autres éclaircissements sur la nature et le taux des réductions de charges sur salaires : actuellement, le taux de la cotisation chômage est de 6,4 % dont 4 % à charge de l'employeur et 2,4 % à charge du salarié. Il faut aussi ajouter l'AGS (garantie de salaires) dont le taux est de 0,25 % à charge de l'employeur.
Si nous prenons en compte les majorations de cotisations patronales pour les embauches en CDD, les exonérations des mêmes cotisations pour les embauches en CDI des jeunes de moins de 26 ans, il faut se demander comment est calculé l'équilibre financier entre les cotisations en moins sur les salaires (seule partie du salarié ?? ou faut-il inclure une partie des cotisations patronales ?) et la majoration de la CSG !
Alors, nombreux salariés, que vous soyez cadres, ouvriers ou employés, c'est vous qui voyez !!

**Mais il est dommage que François Fillon n'ait pas contré cette partie du programme Macron : son électorat potentiel aurait besoin d'être éclairé !!*

Revenons maintenant aux propositions moins injustes  concernant la retraite :
François Fillon estime nécessaire de repousser progressivement l'âge de la retraite, avec des aménagements pour les carrières longues. Sans doute faudra-t-il aussi négocier pour les carrières avec pénibilité sans refaire l'usine à gaz créée par les socialistes.
Par contre, et nous l'avons déjà écrit, le projet de majoration de 300 euros des petites retraites ne peut se faire sans un déblocage des autres retraites, car il ne faut pas oublier que le montant des retraites est lié à l'activité de l'individu et aux efforts souvent consentis (les cadres connaissent rarement les 35 heures …)
Quant à la recherche d'harmonisation progressive des régimes de retraite, s'accompagnant nécessairement de la suppression de quelques régimes folkloriques eu égard au nombre de bénéficiaires, c'est une bonne démarche et sans doute plus réaliste que celle de M. Macron dont la crédibilité est douteuse : si le principe d'aligner les règles d'attribution pour tous est en soi intéressant, les exceptions prévues telles que le maintien de spécificités dans certains régimes avec des taux de cotisations différents laissent pantois. On n'aligne pas, on ne simplifie pas, on rend encore moins clair ce qui est déjà extraordinairement complexe. Il est vrai que si les experts qui préparent ces dossiers dans l'équipe Macron sont d'essences aussi diverses que Les Hue ou Madelin ou Cohen-Bendit, ou De Rugy, et autres cervelles multi-cartes….
Mais, de grâce, M. Fillon, ne laissez plus parler des retraites M. Retailleau qui indique que la durée de vie augmentant, il est normal de travailler plus longtemps. C'est ridicule : ce qu'il faut considérer, c'est l'augmentation de la durée de la vie en « bon état ». Attention M. Retailleau, un début de délitement du cerveau vous guette et pourtant vous ne pourrez avoir votre retraite avant 65 ans voire 67 (il est vrai plus payée par les fonds publics que par une activité privée).
A SUIVRE




LES PROGRAMMES (suite)    Mercredi 12 avril 2017
Agriculture - Fonction publique – Dette publique – Pouvoir d'achat & Fiscalité – TVA -
Concernant l'agriculture, le projet d'encadrement par la Loi des contrats entre les producteurs et les industriels, est ambitieux, mais risque bien de se heurter à deux écueils : l'Europe d'une part, les puissants lobbies industriels d'autre part. La main de l'Etat devra être sans faiblesse et François Fillon sera pris au piège de devoir montrer sa fermeté et son audace face à des lobbies qui sont au moins aussi puissants que les syndicats salariés quand on touche aux « avantages » de ces derniers.
Nous avons déjà parlé de la fonction publique et nous y revenons : la suppression progressive du statut de la fonction publique doit être accélérée pour ne réserver ce statut qu'aux personnels responsables de services relevant du droit régalien de l'Etat, et encore à des niveaux de responsabilité et de décision. Il faut aussi aligner les règles relatives au Droit du Travail et imposer le retour à la durée moyenne et générale du travail hebdomadaire ; il faut en finir avec le cadeau des jours de carence ; il faut en finir avec la sur-représentation syndicale dans la fonction publique donnant un quasi pouvoir de décision dans les nominations, promotions, ou changement d'affectations dans certains grands services : Police, Services pénitentiaires, Education Nationale, pour ne citer que les Institutions où cet abus est le plus flagrant.
Les ambitions de François Fillon concernant la dette publique justifient plus de réserves. D'autres grands pays ont des dettes importantes (Japon) sans pour autant que l'économie du pays soit bloquée ou trop impactée.
Considérons déjà que le Pouvoir arrête l'augmentation de la dette : ce que ni François Fillon avec Nicolas Sarkozy, ni François Hollande par la suite n'ont réussi.
Arrêtons la dérive mais ne tuons pas les services publics, ne tuons pas le modèle social de la France : les grandes réformes proposées auront déjà un impact non négligeable sur les grands équilibres de notre économie.
Que François Fillon se méfie de tous ces stratèges, experts, et autres génies des cabinets conseils ou des Universités, qu'on voit trop fréquemment dans des émissions de T.V. mais jamais « aux manettes ». N'ayons pas la cruauté de rappeler à notre souvenir (parmi bien d'autres) Alain Minc, « visiteur du soir » de l'Elysée sous plusieurs présidences et toujours capable d'expliquer que son analyse était bonne mais la mise en pratique sabotée par les acteurs politiques ou par des évènements imprévus…
Après tout, en son temps, nous vîmes René Monory, ministre de l'Education Nationale, puis de l'Economie, ayant réussi de manière plus qu'honorable dans ses fonctions, bien qu'étant patron d'un garage – et peut-être pour cela -et non point diplômé d'une Grande Ecole.
Les propositions en matière de pouvoir d'achat et fiscalité sont intéressantes, même si nous avons déjà émis des réserves en ce qui concerne le montant de 300 euros prévu pour le relèvement des seuls retraités modestes jusqu'à 1000 euros.
Le relèvement du plafond du quotient familial, en supprimant la réduction qui avait été mise en place par les socialistes, ne serait que justice : les allocations familiales de base sont universalistes. Par contre, comme tout revenu, elles devraient être fiscalisées.
La mensualisation généralisée du paiement de l'impôt sur le revenu est à prévoir étalant ainsi la charge pour les ménages et aidant l'Etat à poursuivre la réduction des effectifs relevant de Bercy.
François Fillon prévoit aussi de ne pas mettre en application le projet socialiste de retenue à la source de l'impôt sur le revenu. Espérons qu'il tiendra parole : la mise en place de ce système sera source d'injustices.  En effet, les forts mouvements de revenus tant en plus qu'en moins ne seront pas pris en compte dès l'année calendaire suivante, générant des charges difficiles pour les ménages en cas de moindres rentrées ou de charges imprévues et déductibles, mais générant un manque à gagner immédiat pour l'Etat en cas de rentrées financières plus fortes pour un ménage, sachant que ledit ménage devra être bon gestionnaire pour faire face l'année N+2 à un surplus d'impôt…
Certes de nombreux Etats ont ce système en place, et les socialistes adorent copier pensant ainsi être de vrais progressistes…On peut conserver des types de fonctionnement sans pour autant être rétrogrades ou conservateurs ! Par exemple, contrairement à ce que pense Benoît Hamon, le travail n'est pas inhumain et contraire à la vie harmonieuse de l'homme ; le tout est de savoir le doser et le contrôler.
La réforme qui fâche : le projet de majorer de deux points la T.V.A. – Cà fait tousser et pas seulement dans les chaumières. Le relèvement d'un point pour passer à 20,6 % voire au plus à 21 %, aurait déjà un impact important sur le pouvoir d'achat, sans aider à la relance de la consommation qui reste malgré tout un des éléments essentiels de notre croissance actuelle. Le maintien du taux minoré actuel pour les travaux est primordial pour la relance de l'économie locale (petites entreprises et artisanat notamment).
//A SUIVRE


ELECTIONS : AUSTERLITZ ou LA BEREZINA ?      Mardi 11 Avril 2017
Quand on écoute les candidats, il y a deux catégories :
  • celle des « y a qu’a » et des « faut qu’on »
  • celle des « projets sûrs »
La première catégorie ne nécessite guère que l'on s’arrête sur les programmes : démagogiques,  avec des mesures irréalistes, parfois fantaisistes, pour ne pas dire ineptes dans certains cas. Pour être honnête, il faut dire que certaines réflexions sont sensées et méritent attention mais elles sont portées par un candidat dont le plus grande partie du programme n’est pas réalisable et souvent pas souhaitable pour une évolution la moins cahotique possible de notre société.
La seconde catégorie regroupe peu de candidats : nous y rangerons François Fillon, Emmanuel Macron, et Nicolas Dupont-Aignan.
N’en déplaise à de nombreux Français qui se veulent rebelles et intellectuellement plus évolués que la moyenne des Français, je n’y rangerai pas Jean-Luc Mélanchon ou Benoît Hamon.
Nous n’y rangerons pas Marine Le Pen, car outre de nombreux inconvénients qui la mettraient dans la première catégorie ci-dessus, elle est représentante « fille bâtarde » de la France vichyste, porteuse de germes de guerre civile, de corruption, de danger autant pour les libertés publiques que pour les libertés individuelles. En un mot, son programme ne vaut rien et est dangereux pour la vie des gens, pour l’économie en général, pour la place de la France dans le Monde.
Il nous reste à discuter des  propositions de Nicolas Dupont-Aignan, de François Fillon, d’Emmanuel Macron, et à apprécier le degré de faisabilité de ces programmes.
Les propositions de Dupont-Aignan sont globalement intéressantes mais si on pense vote utile et majorité de gouvernement, la réponse est non. Certes, il ne cesse de prédire une remontée spectaculaire dans les intentions de vote, mais la méthode Coué a ses limites !!
Alors, il nous reste François Fillon et Emmanuel Macron.
Les programmes sont à étudier, les personnalités sont à observer et à décrypter, les capacités à gouverner avec une majorité certaine et sûre sont à évaluer.
LES PROGRAMMES : Hélas, les candidats, essentiellement ceux du premier groupe ci-dessus, ont passé plus de temps à débattre des affaires, à écarter les sujets qui peuvent les « fâcher » où les mettre en difficulté, à « taper » sur les adversaires, qu’à exposer clairement leurs propositions.
Lorsque au cours de certaines émissions, qui sont parfois un peu confidentielles, un candidat essaie de développer un thème qui lui semble majeur, le débat ou l’interview  est parfois abscons à volonté - mais  pas toujours par la seule faute des candidats - souvent par l’intervention brouillonne ou orientée du journaliste.
Le citoyen se retrouve donc avec la seule connaissance du slogan sans avoir pu être éclairé sur l’impact réel de la proposition. Si des orientations générales se conçoivent pour de nombreux sujets et notamment ceux touchant à la vie internationale, il n’en est pas de même sur ce qui touche le quotidien des Français : leur pouvoir d’achat, leurs revenus, leur sécurité.
L’horizon premier du citoyen est son porte-monnaie, son environnement immédiat, sa sécurité. Il n’est pas un « demeuré » pour autant.
Le projet « Fillon », dans ses propositions « d’urgence » heurte par sa brutalité en termes de suppression d’emploi dans la fonction publique. Il manque de précision pour déterminer ce qui relève des Collectivités Locales ou de l’Etat.
Le mal de la fin du XXème siècle et des premières années de ce siècle est créé par les élus locaux qui n’ont aucune retenue dans la création de services, dans la création d’emplois, et étendent à tour de bras leurs compétences dans des domaines qui pourraient rester dans la sphère privée quand ils ne sont tout simplement pas indispensables.
Les élus locaux cèdent à la démagogie des demandes exprimées par leurs concitoyens qui, de plus, sont assez souvent hors d’état de payer…mais veulent toujours plus de « services », ou sont des concitoyens « bobos » incapables de faire cent mètres à pied, mais demandent des pistes cyclables pour leur détente après leur « journée harassante » ou pour meubler leur journées de RTT.
Nous exagérons un peu mais un peu seulement.
François Fillon sait donc très bien qu’il ne pourra procéder à cette « purge » dont une grande partie est justifiée. Il n’en sera pas le maître, et devra céder aux Collectivités Locales et aux puissants syndicats de la fonction publique.
Même s’il joue du chantage sur les dotations de l’Etat, ce procédé souvent utilisé d’ailleurs, montre toujours ses limites.
Ses propositions en matière de compétitivité, de droit du travail (attention à être plus précis sur les 48 heures….), d’assurance chômage, de formation professionnelle, de retraite vont dans le bon sens.
Un mot cependant sur les retraites : augmenter les retraites de base de 300 euros pour les porter à 1000 euros nous semble un peu démagogique et mérite réflexion plus globale notamment en terme de financement et par rapport aux revenus d’autres catégories sociales.
Il ne faudrait pas que cette ambition ait pour contrepartie le maintien du blocage des revalorisations des retraites, blocage observé depuis trois années…
Emploi des jeunes : cent fois « oui » mais attention aux associations, maisons de l’emploi, missions locales, et autres entités locales, brouillonnes, multi-services, peu efficaces car dirigées soit par des « associatifs » qui ont besoin d’exister, ou qui n’ont aucune approche de gestion, soit pilotées ou animées par des personnels sans aucune expérience avec le monde du travail qu’il soit privé ou public. La supervision de l’Etat ou des Régions est tout aussi inopérante puisque les élus laissent les « rênes » entre les mains de fonctionnaires, faute d’être eux-mêmes compétents, ou faute de disposer du temps d’examen nécessaire, pris dans le tourbillon des cumuls de toutes sortes.
Concernant les artisans, petits entrepreneurs, etc…, le projet de garantir des régimes sociaux cohérents et financés, adossés à une Caisse dédiée à ce type d’activité est plus judicieux et plus juste que le projet d’étatisation de Macron dont on parlera plus tard.
Les propositions pour l’agriculture sont réalistes, fortes et prometteuses, sans altérer la nécessaire conviction que l’Europe doit être « forcée à la négociation » mais pas  absente.
A SUIVRE


MELANCHON, LE PETIT PERE DES PEUPLES, LE PETIT FRERE DES PAUVRES - 25 Mars 2017
Mélanchon, candidat Président de la République Française, bloque un fastfood McDonalds à Paris, au milieu d'une dizaine d'énergumènes de la C.G.T.
Motif : plainte a été déposée auprès des instances française et européenne pour dissimulation de bénéfices et par voie de conséquence, fraude à l'impôt.
Il est très probable que les plaintes soient fondées, mais peut-on approuver les méthodes de voyous de la C.G.T. ? Et que penser du comportement d'un individu qui se veut être « Homme d'Etat » ! Un pitre et un pitoyable homme politique que guette la sénilité.
Au fait, on parle beaucoup de Fillon ou Le Roux, et à juste titre, mais Mélanchon n'avait-il pas acheté un appartement à Paris payé avec ses indemnités de frais lorsqu'il était sénateur?
Normalement ces frais servent – entre autre - à régler des loyers d'une permanence comme le font beaucoup de parlementaires. Mais lui, le Mélanchon du pauvre, aurait préféré acquérir sa permanence…Peut-il prouver le contraire ?
Ce fait est paru dans la presse il y a plusieurs années et bizarrement les journalistes ressortent certaines affaires mais pas toutes… Certes, ce n'est pas illégal, mais c'est au moins peu élégant d'augmenter son capital immobilier avec l'argent de l'Etat.
Au passage, relevons que Mélanchon dispose du patrimoine le plus important parmi tous les candidats (1). Pour un homme qui n'a pratiquement fait que de la politique à part un assez bref passage comme professeur de lycée professionnel, et dont les parents étaient pratiquement des gueux si on l'en croit, on constate que la politique a eu du bon pour son ascension sociale et financière.
Reprenant d'ailleurs sa déclaration de patrimoine, on observe qu'il rembourse toujours un emprunt sur 15 années fait auprès du Sénat fin 2004, alors qu'il n'est plus sénateur depuis janvier 2010 …
Allez Méluch' , même si la pratique n'est pas illégale, faites comme Fillon qui a rendu les costumes, remboursez dès maintenant le solde de votre emprunt au Sénat et engagez-vous à faire voter une loi qui supprime ces avantages nombreux du Parlement et si peu connus du grand public. Il y a des banques pour faire des prêts.
On relève que les remboursements mensuels déclarés  par Mélanchon sont de 1529 euros, ce qui n'est pas excessif mais quand même significatif et justifie le maintien de revenus substantiels dans les années à venir : d'où la nécessité de pouvoir toujours évoluer d'un poste politique à l'autre, le scrutin par liste permettant souvent aux « recalés » de conserver un poste par exemple au Parlement européen ou dans les Conseils régionaux ou départementaux.
Le même raisonnement peut s'appliquer pour Hamon, social-gauchiste, qui rembourse sur le long terme plus de 3500 euros par mois…Il faut que la banque ait confiance dans les revenus assurés de la compagne de Benoît Hamon, ou dans la solidité du couple, ou encore dans la pérennité dudit Hamon dans des postes politiques bien rémunérés.
Allez, plus d'hypocrisie ; ne pleurez pas sur les pauvres ni sur les classes moyennes : vous ne les voyez que dans le fond des salles de meeting – car les premiers rangs sont réservés à ceux qui ne font pas tâche.
(1) J'exclus volontairement celui de Dupont-Aignan, lequel a bénéficié de donations de droit privé
DEBATS (1) - Jeudi 23 Mars 2017
La druidesse Le Pen mène la danse avec aplomb, le culot vissé dans la calotte blonde qui cache la vastitude de son inculture et de son incapacité à justifier la moindre de ses assertions,  agitant un graphique n'ayant aucune signification et totalement absurde - sauf pour elle - et ses contradicteurs n'émettant aucun commentaire par décence envers une agitée du cervelet, hélas seule et peu digne  représentante du sexe « opposé ».
En regard, le Kerensky vêtu à la Trotsky, pour faire vrai, et populo cultivé. Mélanchon le beau parleur, prisonnier de ses certitudes, convaincu de la justesse de ses analyses et bien sûr des propositions qui coulent de source, jonglant avec des milliards imaginaires en plus et en moins, rendant perplexe le joueur de loto du quartier. Avec lui, on arrive sur les pneus, on repart sur les jantes (et encore !).
Plus près de lui que des autres candidats, écrasé par la faconde du professeur de philosophie, on trouve « Petit Benoît », Hamon Tour selon les socialistes en survivance, directeur de centre de loisirs pour adolescents, bien préparé pour passer l'oral du Bafa. Hélas, c'est le grand oral pour la Cour de l'Elysée.
S'en éloignant très sensiblement mais sans vouloir rejoindre l'homme aux beaux costards, on trouve le jeune et branché Macron, peu habitué à côtoyer les militants besogneux et obscurs, et encore moins à discuter avec la harengère du F.N.
Trop vif, trop fougueux dans ses réactions face à la Thénardier, il s'essouffle : son talent, ses démonstrations, sa pédagogie s'enlisent dans les sables sous les pas rageurs de la chamelle lepeniste.
Il lui faudra vite se faire coacher par des survivants du Paris-Dakar, pour apprendre non seulement la survie mais aussi à éviter les ornières, sinon les chemins du pouvoir lui seront fermés. Les autres petits camarades mâles ne seront guère disposés à l'aider face à la druidesse.
Et le seul homme d'Etat réellement prêt à exercer les fonctions, n'ayant pas à le démontrer contrairement au jeune Macron, capable aussi de valoriser son programme pourtant peu réaliste sur certains points (notamment la suppression de 500.000 postes de fonctionnaires) et même socialement dangereux par son extrême rudesse, donc le Saint François Bienassis reste un peu en deça de ses moyens au cours du débat, serrant les lèvres à l'idée que les regards ne se portent sur son beau costard.
Passant entre les gouttes, il sort quasi indemne du débat, ne gagnant rien, mais ne perdant rien.
Alors, un débat pour rien ? Sans doute pas. Il a permis d'évoquer les programmes (un peu) mais surtout de confirmer auprès du grand  public les personnalités des candidats.
Globalement sans surprise : Mélanchon éclipse Hamon et les socialistes perdront l'Elysée et l'Assemblée Nationale. Le Pen éclipse son père : plus dangereuse car le père ne courait pas après la Présidence, contrairement à la fille ; mais ses limites sont évidentes, son électorat reste essentiellement basique et la relève Maréchal va lui « scier les pattes » après les Présidentielles.
Fillon avait un boulevard comme avait dit Juppé. Il a tout « salopé ». Apre au gain, avide et menteur, il n'est plus crédible pour être un Président respecté. Déjà la mise en oeuvre de certains de ses projets aurait été sans doute très compliquée, mais habillé comme il l'est : costard impeccable mais sales casseroles à ses basques, c'est mission impossible.
Alors Macron ? L'homme ni gauche ni droite, la réincarnation de Bayrou ? Hum ! Du chemin à parcourir pour convaincre des indécis encore nombreux ; des précisions à apporter en ce qui concerne les problèmes régaliens et notamment dans les domaines de l'international. Les grandes déclarations, c'était bien et c'était bon pour l'étrange ministre des Affaires Etrangères que fut Ayrault… Mais les Français veulent en savoir plus.
Il a suffisamment de capacités intrinsèques pour relever le challenge, mais encore faut-il que les mangeurs de soupe (De Rugy, Pompili, et autres socialistes peu inclins à rejoindre Pôle Emploi ou un poste de travail), ne perturbent pas l'équilibre du "non/non" qu'il recherche.
(1) Débat télévisé entre les cinq candidats « pré-selectionnés » par T.F.1. le lundi 21 mars
LA  ROUSSE N’ETAIT PAS AU PARFUM - 22 Mars 2017
Bruno Le Roux nourrissait donc ses filles de l’Intérieur…brillantes, toutes jeunes lycéennes de 15 à 16 ans, rémunérées combien et pour quel niveau de travail ??
Cà doit être facile de répondre à quelques questions toutes simples : est-il normal de rémunérer des  gamines, a fortiori ses filles avec l’argent de l’Etat ? Ces activités rentrent-elles dans le cadre communément admis pour des activités d’Eté ? N’y a-t-il pas une forme d’esclavagisme à faire travailler l'une d'elles en plus de ses activités de stage en Belgique ?
Quel était le montant mensuel alloué pour chaque contrat ? Les déclarations ont-elles été faites auprès des différentes administrations concernées ?
Lors de déclarations antérieures, le député Le Roux se voulait pourtant aussi pur que l’enfant au sein, sans toutefois se précipiter pour accélérer la mise en œuvre de textes plus rigoureux dans ces matières d’emplois familiaux.
Dans le cas Fillon,  enrichissement sans cause et utilisation des privilèges - c’est ce que pense la grande majorité des gens -
Dans le cas Le Roux, utilisation des privilèges - c’est ça qui apparaît dès maintenant.
Alors peu importe les jugements qui interviendront, lesquels seront d’ailleurs sans réel effet sur le devenir de ces gens-là,
Le jugement des gens (je n’aime pas dire le « peuple » car c’est honteusement galvaudé par les politiques) est déjà fait : il est sans appel : ces politiques, ainsi que d’autres qui ne sont pas encore débusqués, se nourrissent sur la bête ET n’ont aucune conscience de leur décalage avec la morale communément répandue dans le « peuple ».
Congelés dans le système, mariés, paxés, unis au sein des mêmes clans à partir de l’argent, des partis politiques, des organisations syndicales, etc…, de véritables dynasties sont créées et ont des ramifications dans toutes les strates de la société.
Il y a des dynasties dans le monde des affaires et de l’industrie, mais lorsque c’est avec l’argent apporté par des entrepreneurs et leur appartenant, on peut l’admettre même s’il y a des dérives condamnables.
Mais quand c’est avec l’argent public de l’Etat ou des Collectivités Locales, ou des associations subventionnées (et on ne le dit pas assez pour ces dernières), les individus qui en profitent sont regroupés en véritables clans installés comme des pieuvres dans les couloirs des Administrations et autres Services Publics ou para-publics : Ils usent et abusent de privilèges qu’ils créent à volonté sans contrôle réel car ces « organes » sont opaques et bien verrouillés.
Pour autant, ce n’est pas la VIème République de Mélanchon ou de Hamon qui apportera des solutions. Outre une forme de dictature larvée, avec un  contrôle permanent sur nos faits et gestes, ce type de régime recrée des privilèges au profit de nouvelles castes parfois beaucoup plus dangereuses car elles se parent de la « Vertu citoyenne »
Il n’est pas nécessaire de changer de Constitution : il suffit de la modifier sans détricoter ce qui assure une stabilité des Institutions.
La seule et véritable révolution dans ce domaine réside dans une réforme importante de notre système politique forçant au renouvellement des décideurs, interdisant le cumul des mandats, limitant le nombre de renouvellement de mandats ; obligeant au retour dans une activité professionnelle tout élu arrivé au terme de deux mandats successifs au maximum, ou vers une paisible retraite lui laissant ainsi tout le temps de la réflexion ou lui permettant un engagement dans telle ou telle structure n’accordant ni pouvoir ni rémunération.
Il n’est pas sain de voir des individus demeurer dans les arcanes du pouvoir, même au niveau local : on voit rapidement le profil de ces petits politiciens passant d’un mandat à l’autre, d’un plus petit à un plus « important », tissant avec constance leur toile pour « arriver ». Même le médiocre y parvient, certes en profitant de circonstances, en « collant » à tel ou tel parrain quitte à le trahir lorsque c’est nécessaire, mais enfin parfois au bout d’une vingtaine d’années, le but est enfin atteint …sauf gamelle qui se met en travers de la route ou encore choix d’un mauvais cheval…
Bonnes gens, observez bien autour de vous ; c’est valable à tous les niveaux : local, départemental, régional, et bien sûr national. Ceci explique par exemple les valses hésitations des « Ecolos » et des "UDI" notamment, se demandant comment sauver leurs sièges ou comment les « piquer » aux détenteurs actuels attachés à des écuries en souffrance…
En effet, on retrouve ces canassons de l’ambition soit dans les écuries : grands partis ou syndicats - soit dans les clubs équestres : micros partis, groupuscules fédérés un jour dans tel groupement, demain dans un autre…en fonction du chemin le moins risqué pour parvenir au pouvoir - d’autres disent  aux affaires - ou du chemin le plus rapide.


LE PRIX D’UNE VESTE - 14 Mars 2017

Les candidats vus d’en bas, les candidats vus de l’extérieur,
    Les électeurs vus d’en haut, les électeurs vus de l’extérieur.

Parlons plus spécialement de M. Fillon, l’un des plus intelligents des candidats à la Présidentielle, mais aussi l’un des plus impardonnables de faire perdre son camp.
Aucune de ses explications, aucun de ses repentirs hypocrites, aucun mea culpa, ne pourront lui redonner la capacité à assumer avec autorité et élégance la fonction de Président de la République.
Il a déconsidéré la France à l’étranger; il ne pourra engager aucune réforme en France sans être immédiatement chahuté, insulté, contesté, et malheureusement très probablement avec des outrances dans certaines situations qui ne le justifieraient pas.
Comment en effet croire cet homme ?
Ce n’est pas le fait de vivre au manoir de Beaucé qui pose problème, c’est le fonctionnement de la S.N.C. Fillon (société en Nom Collectif Fillon)
M. Fillon a toujours été dans la politique, tout jeune élu après une période d’assistant parlementaire. Admettons que ses revenus soient depuis près de 30 ans, d’environ 10 à 15.000 euros au maximum procurés par ses mandats. Il faut alors :
  • rembourser les emprunts faits pour l’achat du manoir de Beaucé,
  • sans doute rembourser les emprunts contractés pour rendre habitable une bâtisse assez ancienne et justifiant probablement des travaux  d’un certain coût eu égard à l’état lors de l’achat, et à la surface habitable,
  • disposer d’argent pour les besoins domestiques de la famille, comptant notamment cinq enfants à élever puis à entretenir pendant leurs études universitaires,
  • entretenir la propriété de plusieurs dizaines d’hectares, avec des dépendances habitables d’environ 1000 m², ce qui justifie l’emploi de personnels d’entretien et sans doute le recours à des entreprises pour certains travaux nécessitant technique et matériels adaptés (à moins que M. Fillon ait eu des disponibilités de temps, et des compétences manuelles variées),
  • entretenir l’intérieur du manoir (22 pièces) justifiant au moins une personne à temps plein, sauf à considérer que Mme Fillon pouvait s’occuper des tâches ménagères, de l’éducation de ses enfants, et enfin assurer le secrétariat de son époux, tout en réfléchissant sur l’avenir de la Revue des Deux Mondes.
  • disposer de revenus pour assurer un certain niveau de vie : vacances, voyages, matériel ménager, matériel d’entretien extérieur, véhicules, tenues vestimentaires (ce dernier poste devant être important à en juger par les dernières informations connues),
  • enfin régler les impôts sur le revenu ; impôts fonciers et taxes d’habitation.
Encore faudrait-il ajouter quelques menues dépenses pour les deux maisons que possède M. Fillon en indivision, et pour l’appartement parisien que le couple occupe…
Comptablement parlant, c’est très simple à calculer : la S.N.C. Fillon ne pouvait fonctionner sans apports de fonds en plus de ceux du Député, Sénateur, Ministre, Premier Ministre.
Ces fonds supplémentaires étaient nécessaires : ils provenaient bien évidemment des salaires versés pour l’assistance parlementaire « assurée » par Mme Fillon… Or, celle-ci n’en avait pas le temps matériel et n’a pu justifier sa participation à de réels travaux dans ce domaine - et n’en déplaise à M. Fillon, il y a des tâches inévitables et constantes chez un assistant parlementaire qu’il soit de droite, du centre ou de gauche ; tâches tout à fait justifiables pour une grande partie d’entre elles.
La S.N.C. organise en plus tout un fonctionnement pour bénéficier de rentrées d’argent supplémentaires : les « salaires » de Mme Fillon ne sont pas suffisants : alors on « salarie » les enfants, étudiants prometteurs, puis pour approvisionner la S.N.C., ceux-ci reversent la majeure partie des fonds perçus, avec des prétextes aussi naïfs qu’ils se veulent futés.
Il est bien évident que M. Fillon ne pouvait percevoir directement ces fonds, il fallait donc créer un circuit court mais sûr…
Et quand le pot aux roses est découvert, on fait dire aux enfants qu’ils ont remboursé les parents, l’une pour des frais de mariage, l’autre pour participation aux frais d’études…
Plus c’est gros, plus ça passe mais là, c’est ENORME.
Alors, les costumes à près de 7000 euros offerts par un généreux donateur…le prêt de 50.000 euros fait par un « employeur » de Mme Fillon - homme estimable et ayant rendu de grands services à la France car il est créé « commandeur de la Légion d’Honneur », ce qui est le signe d’une reconnaissance justifiée par ces services importants (en effet, il doit y avoir environ 85 individus ainsi décorés), tout cela ne fait que charger une barque qui devait déjà couler.
Alors, M. Fillon est-il apte à comprendre l’immense majorité des Français ? Est-il porteur des valeurs  de probité, de courage, de travail, de l’immense majorité des Français ?
Est-il le reflet des valeurs chrétiennes qu’il sait invoquer ??
Non M. Fillon, vous ne pouvez représenter les Français, vous ne pouvez incarner les valeurs de la France républicaine, tant auprès de vos concitoyens qu’auprès des pays étrangers.
Place, place, M. Fillon ! Vous avez tout gâché : la possibilité de croire à nouveau dans certaines valeurs, et la possibilité de mettre en œuvre un projet politique - contestable sur certains points importants - mais enfin qui se voulait concret et pour le service du redressement de la France…
Non, on ne peut voter pour un homme, fut-il porteur d’un projet estimable, s’il ne l’est pas lui-même.
Vous l’aviez dit : peut-on imaginer le Général de Gaulle, etc…
Mais pouvait-on imaginer un tel culot et une telle impudeur chez le candidat Fillon ??


J’AI FAIT MON EXAMEN DE CONSCIENCE - 6 Mars 2017

François Fillon dimanche 5 mars au Trocadero….Le chauffeur de salle Retailleau commence par se démener, piaule, glapit, annonçant 200.000 personnes sur une place qui peut contenir au mieux 60.000 personnes
En fait, environ 45.000 personnes, ce qui est déjà beaucoup et montre bien que la France réactionnaire est très active et présente. Le comportement laxiste des gouvernements socialistes a contribué à réveiller cette France passéiste.
Sur le fond, rien de nouveau : Fillon pugnace, entouré d’une garde rapprochée composée désormais presque uniquement de seconds couteaux hormis peut-être Baroin qui se demande si le fruit est mûr, s’il est prêt à être cueilli, mais peu enclin à sortir du bois : traître et ambitieux, il attend que d’autres fassent le sale boulot. Sans doute pas facile pour Fillon de sentir cette présence dans le dos pendant son discours.
Fillon pense pouvoir rester en s’appuyant sur la légitimité de nombreux sympathisants qui le soutiennent, mais sachant que d’autres essaient de l’abattre tout en n’étant pas d’accord sur une solution de rechange. On ne voit pas les sarkozystes mettre en selle Alain Juppé, mais faute d’avoir un réel poulain - à part Baroin - les sarkozystes vont peut être aussi continuer à appuyer Fillon, contraints et forcés….
A moins que les présidents des grandes régions : Bertrand, Pécresse, Estrosi, ne réussissent à peser sur une décision du Comité politique, appuyés par d’autres responsables ne pratiquant pas l’ostracisme envers Juppé, lequel ne peut se porter candidat que si l’appui est franc et groupé, et SI son programme n’est pas édulcoré au point de ne plus être le sien.
Attendons une décision qui se doit d’être prise au plus tard dans les deux à trois jours. A défaut, il est quasi certain que la droite sera éliminée, et la porte peut s’entrouvrir pour le clan Le Pen.
Et soyons certains que l’arrivée des Le Pen, c’est bien autre chose que la droite de Fillon : c’est la catastrophe économique, mais aussi la perte de tout repère moral.
Si Fillon, contrairement à ce qu’il a affirmé au Trocadero, ne peut être considéré comme « profondément honnête », la tribu Le Pen est profondément malhonnête, confondant bien public et patrimoine personnel.

QUI FAIT PERDRE LA DROITE REPUBLICAINE MODEREE ? - 5 Mars 2017
Sans aucun doute François Fillon et son entourage immédiat : les Chartier, Retailleau, Ciotti, Chatel,Longuet, pour ne citer que les plus connus, et d’autres personnages dans l’orbite du mouvement « sens commun », un groupuscule extrêmement bien structuré et tissant sa toile au sein de la société civile et aussi des « Républicains » malheureusement.
Aujourd’hui, c’est l’hallali mais comme les dictateurs dans leur bunker, l’équipe ultra droitière des fillonistes ne veut pas se rendre, préférant prendre le risque de faire rater une alternance pourtant nécessaire.
Il ne faut pas s’y tromper, les responsables des « Républicains » réussiront à faire renoncer Fillon, mais au prix d’empoignades terribles qui laisseront des traces lors de la recomposition du mouvement après les élections, mais encore, et c’est plus grave, lors des élections législatives à suivre.
Seul le choix d’Alain Juppé peut encore laisser une chance pour la droite laïque et modérée d’accéder au pouvoir et ainsi balayer tant la meute Front National que les aventuriers de l’arche d’Emmanuel Macron et ses apôtres de toutes confessions mais aussi bons « nageurs ».
Les responsables restant aux commandes de l’appareil  des « Républicains » feront en sorte de brider Alain Juppé le forçant à droitiser son programme au lieu de le préserver afin de permettre une réforme plus acceptable par les Français, et ne reprenant pas la brutalité de celui de Fillon. Pour ces raisons, la solution Juppé demeure bien incertaine.
Il faut le rappeler : le programme Fillon, c’est à terme et de manière insidieuse, la réduction de la Sécurité Sociale à la portion congrue : en un mot, pas plus de protection pour le Français qui travaille ou qui est retraité, que pour le sans-papier, à charge ensuite pour le Français en question d’avoir recours à des Mutuelles qui n’en ont que le nom puisqu’en réalité, elles sont pour 80 pour 100 d’entre elles, des émanations d’assurances privées telles qu’Axa, dont l’ex-P.D.G. De Castries est un soutien très actif de Fillon (ce dernier ayant d’ailleurs mené dans cette société, une mission de conseil largement rémunérée….)
C’est aussi une suppression massive de fonctionnaires mais uniquement dans les services d’Etat car les moyens de pression sur les Collectivités Locales sont très faibles : Or, c’est dans celles-ci qu’il y a eu la plus forte augmentation de fonctionnaires souvent pour pallier l’incompétence des élus (ainsi dans telle collectivité, chaque adjoint délégué est doublé d’un fonctionnaire missionné pour l’épauler (pour ne pas dire souvent le remplacer dans des réunions y compris sur le terrain !) Quant au maire, nous seulement il dispose d’un directeur de services -ce qui est normal -mais aussi d’un attaché, d’un collaborateur, etc….quelle qu’en soit l’appellation - mais aussi souvent fortement rémunéré hors de la grille des salaires des fonctionnaires. Le maire est en effet souvent un « héritier » ou un individu propulsé par les appareils et donc sans compétence, et de surcroît, souvent cumulard avec des présidences ou vice- présidences de toutes sortes de syndicats ou autres entités communautaires (1)
Le programme Fillon, c’est encore une remise en cause des droits acquis par les femmes notamment dans le domaine de la liberté de l' IVG, c’est aussi une contestation du mariage civil des homosexuels. Certes, beaucoup penseront que Fillon a des propos apaisants dans ces domaines, mais il y a de multiples moyens parallèles pour biaiser et en fin de compte limiter ces droits.
La conception sociétale de Fillon et encore plus de son entourage immédiat est très traditionaliste, conservatrice et arriérée, portée par des mouvements comme la « Manif pour tous », Sens Commun, et autres suppôts vendéens dont Retaillaut, transfuge de chez De Villiers qui l’a "fait".
(1) Ceci permet à des maires de petites ou moyennes communes de disposer ainsi de revenus souvent substantiels qu’une activité professionnelle ne leur apporterait pas. Cela n’atteint pas les sommes en jeu comme dans le cas Fillon, mais ce n’est pas négligeable pour de nombreux petits élus. Ainsi, rien que la présidence d’un syndicat d’eau ou de telle ou telle autre nature… permet de se faire rémunérer 500 euros par mois, bien qu’à part quelques signatures, c’est un fonctionnaire qui fait le boulot, analyse les dossiers et prépare les réunions décisionnelles…Duportal a souvent eu connaissance de ces situations y compris chez des individus qui sont encore en fonction même dans le Département de Loire-Atlantique (ainsi un « petit maire » qui n’aurait eu qu’un salaire d’environ 1500 euros par mois, se retrouve avec près de 5.000 euros, par le seul jeu de ces multiplications de « casquettes ».  Mais on peut trouver encore beaucoup mieux : par le jeu de mandats politiques qui se diversifient mais au sein d’une famille, auquel peut s’ajouter l’attribution de fonctions dans des organismes privés ou para-publics - fonctions sans doute peu prenantes puisqu’on peut cumuler avec un mandat électif -  on peut donc passer d’un revenu  annuel de 70 à 80.000 euros à près de 500.000 euros….Le cas Fillon est exemplaire, mais le népotisme a de multiples visages.
Et cette façon de faire n’est pas propre aux mairies de gauche ; à droite il y a la même débauche de moyens…payée par le contribuable. Ajoutons aussi que le seul transfert de missions vers les collectivités ne justifie pas ces augmentations d’effectifs : en effet, les collectivités exercent de plus en plus de missions qui normalement relèvent du secteur privé : piscines, lieux de loisirs, zones d’activités, services d’emplois… ne faisant pas mieux que Pôle Emploi…, services conseils pour l’isolation, pour l’aide à la personne, etc. Sans compter les multiples subventions à des associations dont la finalité est sans doute intéressante mais ne justifie pas ces fonds publics qui, de fait, financent une partie du personnel de ces associations. De facto, ce sont donc des fonctionnaires même s’ils n’en ont pas le statut. Certes les municipalités de gauche sont des orfèvres en la matière et font donc un clientélisme intéressant notamment lors d’élections, mais les municipalités de droite ne sont pas plus vierges de tout reproche même si leur terrain de prédilection est plus dans la communication et le sport…chacun ses faiblesses, mais le résultat est le même pour le portefeuille du contribuable.


TAÏAUT…TAÏAUT…OU LA LOGORRHEE DE M. RETAILLEAU - 5 MARS 2017
M. Retailleau, président de la région Pays de Loire et sénateur, président de groupe au Sénat (un surhomme pour assumer  autant de fonctions importantes…mais il est vrai qu’il a le gabarit d’un catcheur), transfuge de chez De Villiers, catholique romain bon teint formé chez les frères de Saint Gabriel à Saint Laurent sur Sèvre, est le plus fidèle soutien de François Fillon.
Croyant enfin pouvoir décrocher un poste ministériel, après une déception sous Sarkozy, il défend son nouveau mentor contre les « attaques » des médias et demande au bon peuple de se poser les bonnes questions (discours d’Aubervilliers le 3 mars).
Mais le bon peuple ne se pose plus de questions : il a compris et même les fidèles militants suivant toujours Fillon ont bien compris ; mais les fidèles, abêtis à force de slogans, ont donné l’absolution à leur poulain : il s’est confessé publiquement (mais comme un Jésuite : j’ai fauté mais je ne le savais pas) et l’absolution suit, tellement il est important pour les tenants de cette idéologie conservatrice et traditionaliste d’accéder enfin au pouvoir.
Car, si M. Retailleau demande à ses ouailles de ne pas être naïfs, Duportal demande que les électeurs de la droite modérée ne soient pas, eux, naïfs : « Les Républicains » a été infiltré peu à peu par les traditionalistes ultras-conservateurs et les autres responsables politiques, de Sarkozy à Juppé ou Le Maire, n’y ont pas pris garde.
Cette infiltration sournoise est pourtant une pratique bien connue : souvent utilisée par les partis communistes, utilisée aussi par le parti gaulliste à la fin de la Quatrième République, elle l’est de nouveau aujourd’hui et de manière très conséquente ; même au Conseil régional des Pays de Loire, on trouve aux côtés de Retailleau, un nommé Sébastien Pilard, adhérent des « Républicains » mais aussi de "Sens Commun"….
Alors, si la curée est de plus en plus proche, et même si les formes et l’intensité peuvent sembler excessives, le premier responsable est l’auteur de la faute qui est morale mais aussi juridique : contrats sans contrepartie d’une activité prouvée, utilisation de fonds publics dans des proportions démesurées, mise en place depuis plusieurs décennies d’un système d’enrichissement personnel.
Le bon peuple passe sur les péchés véniels, mais n’accepte plus des mensonges et des comportements aussi éhontés de la part de politiques qui demandent des sacrifices mais ne se les appliquent pas à eux-mêmes.
M. Fillon est déconsidéré après avoir déconsidéré la France : mais ses proches, Retailleau, Chartier, Ciotti, Chatel, etc… se déconsidèrent aussi car leur morale s’accommode aisément de ces faits :
Il leur appartient de se désengager. Ils ne le font pas : soit parce que leur morale est très accommodante, soit parce que leur combat idéologique est encore plus important dans le but de prendre le pouvoir pour tenter de mettre en oeuvre  leurs idées réactionnaires.


PRESIDENTIELLES PESTILENTIELLES - 2 mars 2017
Pénélope tricote
Mme Portelli, maire de Taverny, porte parole de François Fillon, a décidément une bonne connaissance des fonctions d'un (e) assistant (e) parlementaire. Il est vrai qu'elle fût collaboratrice de son père, sénateur; puis maire et vice présidente de la communauté de Paris, ainsi assurée de substantiels revenus, sans avoir eu à passer par la case départ...
Voilà donc qu'elle déclare lors d'une émission sur BFMTV, qu'une collaboratrice peut même tricoter si son patron en décide ainsi...qu'elle trouve aussi normal  qu'une collaboratrice passe son temps à rechercher de la documentation pour le livre que va écrire le député...qui va ainsi conserver pour lui les droits d'auteur...Ce qu'ont fait les enfants Fillon grassement rémunérés sur les fonds de l'Etat...
Il est bien évident pour les Français que Mme Fillon n'a jamais exercé une fonction d'assistante parlementaire au sens où cette fonction est communément pratiquée. Si elle avait exercé cette fonction, il y aurait de nombreux témoignages de personnes ayant eu recours quasi quotidiennement à Mme Fillon.
Quant aux salaires versés, ils sont tout simplement démesurés par rapport aux moyennes observées. Et pour les enfants, c'était un niveau de "bourses d'études" que souhaiteraient avoir de nombreux étudiants.
Nous pourrions évoquer aussi les infractions au Code du Travail... si ces contrats avaient eu une réalité : contrats à temps plein auprès du mari ou du suppléant (au fait, est-il toujours vivant celui-là ? on ne l'entend pas), et auprès d'une revue (où le responsable ne voit pas Mme Fillon... mais il est vrai que cette revue a trois employés, aussi on ne peut connaître tout le personnel même à la Revue des Deux Mondes)
Et les indemnités de licenciement de Mme Fillon ? Justifiées et conformes aux règles de l'Assemblée selon Mme Clergeau, questeuse de l'Assemblée, députée socialiste de Loire-Atlantique (1), sans que pour autant soient précisées les modalités de calcul.
Comme le monde est petit surtout dans ce petit monde qui partage souvent les mêmes "valeurs" tant à droite qu'à gauche et au centre.
Tout ce monde utilise donc sans vergogne les fonds publics, qui pour s'enrichir, qui pour créer sa petite entreprise familiale. Morale chrétienne et morale laïque, même combat ! La morale est quelque chose de malléable qui n'a de sens que pour le citoyen lambda: celui-ci subit les Lois alors que les hauts responsables politiques édictent leurs règlements, fixent leurs rémunérations, établissent leur régime de retraite, etc... comme dans les régimes communistes de sinistre mémoire.
Mais revenons pour l'instant vers M. Fillon : il a tout simplement érigé en système ce que permet un règlement élaboré par et pour le service des parlementaires.
Dans son cas, il s'agit tout simplement de faux contrats générateurs de détournement de fonds publics (2)
Une partie des fonds a sans doute permis de faire vivre la nombreuse famille chrétiennement, d'entretenir la propriété et sans doute les personnels nécessaires, et enfin de rénover le manoir de Beaucé.
Car qui penserait que les émoluments d'un parlementaire, et uniquement ceux-ci, permettraient d'assumer tout cela avec un certain niveau de vie??
Pour l'Etat,il s'agit maintenant, à défaut d'obtenir une restitution de tout ou partie des fonds détournés de leur but (et François, fils de notaire, ne semble pas enclin à les lâcher!), d'exiger l'ouverture au public du manoir comme tout monument subventionné. Ainsi la morale publique et même la morale à géométrie variable de M. Fillon seront en paix.
(1) dont deux enfants sont ses assistants parlementaires, sachant qu'un autre fils est conseiller régional après en avoir été vice-président socialiste, élu quasi à la fin de ses études sur une liste socialiste.
(2) M. Fillon fut ministre du Travail.


Les candidats défilent
  • Passons sur les « petits » candidats dont certains sont estimables (Lassalle, Guaino) et d’autres franchement ridicules (Poutou, Rama Yade, Alliot-Marie), d’autres encore qui mériteraient plus de prise en compte par les électeurs : ainsi en est-il de Dupont-Aignan, seul authentique gaulliste avec Guaino, même s’il existe des nuances. Enfin d’autres qui figurent dans l’annuaire des Postes et encore ce n’est pas certain…Tiens j’ai omis les Ecologistes…
  • Arrêtons-nous quelque peu sur Mélanchon et Hamon :
. D’une part, un vieux roublard populiste à la faconde « marchaisienne » mais plus intelligent et cultivé ce qui le rend encore plus impardonnable d’abuser d’une rhétorique dépassée, aventuriste et dangereuse pour les équilibres sociaux et économiques déjà si profondément perturbés.
. D’autre part, un boy scout qui a puisé ses idées dans les patronages laïques et n’en revient toujours pas, lors de chaque meeting, de ne plus être en culotte courte, et affichant son bonheur avec des étoiles dans les yeux. Mais… il n’avait pas su résister aux pantalonnades de « Monsieur » Montebourg, le créateur d’entreprise (?) formé en quatre semaines de séminaire… L’élection de Benoît Hamon à la fonction présidentielle serait aussi dangereuse que celle de Mélanchon même si les conséquences en seraient différentes : avec Mélanchon, un désastre institutionnel, une catastrophe économique, un déséquilibre sociétal, en un mot, un écroulement des bases sociales et économiques, s’ajoutant à une déconsidération totale du rôle de la France et à une décomposition d’une Europe déjà bien malade.
Avec Hamon, la catastrophe serait moindre mais chaque mise en chantier d’une idée développée par lui au cours de la campagne, serait suivie d’un rétropédalage, ou d’un cafouillage durable générateur de mouvements incontrôlables et perturbant la vie économique et nos relations internationales.
Faute d’une majorité constante et fiable, Hamon serait dans la nécessité de gouverner à la pagaie, ajoutant ainsi pendant cinq années au désordre du quinquennat Hollande, et donc renforçant les partis extrêmes et notamment le parti lepeniste.
. Passons à Le Pen, Fillon (ou Monsieur X ?), et Macron.
Sur ces trois prétendants, il faut prendre le temps d’approcher:
  • leur personnalité, car cela compte beaucoup dans cette fonction sous la Cinquième République,
  • leur programme, car cela est majeur tant pour la France que pour l’Europe, mais il ne vaut que par la personnalité qui est à la tête de l’Etat,
  • leur capacité à disposer d’une majorité suffisamment forte et surtout cohérente et fiable, car même un programme intéressant pour l’évolution du pays, porté par une personnalité affirmée et acceptée, ne sauraient être suffisants en l’absence d’une vraie majorité d’action.
Nous verrons ces questions lors des prochains articles.


La C.G.T.  - mai 2016

La C.G.T. (Chienlit Garantie au Travail), l'avenir de la France…
En 1947, Jules Moch avait pris les moyens nécessaires pour sauver la France de la chienlit organisée par les sbires de Thorez, alors aux ordres de Staline.
Aujourd'hui, si la C.G.T. n'est pas aux ordres de la Russie, elle a conservé ses méthodes staliniennes d'intimidation contre les salariés des entreprises où elle détient des pouvoirs excessifs, bloquant ainsi toute évolution de l'économie française. 
Duportal a connu le fonctionnement de cette organisation au cours de ses  nombreuses années de gestion et d'affrontements avec les délégués du personnel, délégués de comités d'entreprise, délégués syndicaux, délégués de CHSCT, etc… Enfin de tous ces individus « postés » hors de la production de l'entreprise, où ils se planquent et tissent leurs filets pour entraver toute évolution dans les méthodes de travail ou dans la gestion de l'entreprise.
Leur but : bouffer du patron, bouffer du cadre…
Ces gens-là sont des professionnels de l'activisme et n'ont que deux buts : sauver leur statut (permanents syndicaux à vie, protégés par le Code du Travail), et maintenir leur emprise sur leurs troupes constituées majoritairement des salariés les plus fragiles ou les plus influençables (parfois on en retrouve  dans les partis d'extrême droite, la ligne étant ténue entre ceux-ci et les groupuscules d'extrême gauche).
Aujourd'hui, jusqu'au boutisme, ils se moquent de la nécessité de modifier les structures économiques et une partie de notre mode de fonctionnement, pour répondre aux défis de la mondialisation.
Ils veulent d'abord sauver leurs privilèges : planqués des appareils syndicaux, courroies de transmission des idéologues de la gauche radicale, responsables syndicaux dans les entreprises les mieux protégées de la Nation : SNCF, EDF/GDF, RATP, Energie nucléaire, Dockers, Raffineries, Contrôleurs de l'aviation, etc… ou dans les administrations les plus « sûres » en matière d'emploi telle que l'Education Nationale.
Ces organisations syndicales, et plus particulièrement la CGT, sont nocives pour l'économie, malsaines pour la mentalité des salariés, désastreuses pour la sauvegarde des droits essentiels des travailleurs de ce pays.
Réfutant la démocratie, niant aux autorités légitimes le droit d'exercer le pouvoir légalement obtenu,  la CGT veut que la « rue » et la force l'emportent : ses sbires sont aussi dangereux que les casseurs qui se déploient régulièrement dans les « manifestations » organisées par ces syndicats et notamment par la CGT.
Son discours est basé sur le mensonge et la manipulation, en faisant croire qu'elle défend les droits des travailleurs : Où sont leurs responsables quand des entreprises ne peuvent plus répondre aux exigences économiques ? Etant protégés par le Code du Travail, ils sont les derniers à être licenciés, et pourtant dans la majorité des cas, ils n'occupaient plus de poste de travail depuis de nombreuses années.
Aujourd'hui, utilisant leur force physique, leurs gros bras, ils prennent en otage la population, contribuent à stopper la croissance qui redémarrait, sont les responsables des difficultés de vie de nombreux Français qui ne demandent qu'à travailler, libres qu'ils sont d'adapter leur vote à ce qu'ils croient le meilleur pour eux, mais dans le cadre de la Loi, et non pas comme des brutes épaisses qui s'agitent dans les piquets de grève.
Duportal se demande comment la population serait soignée dans les hôpitaux et autres établissements de soins, par les infirmiers, médecins, etc…si des individus chargés de ces missions étaient en train de brûler des pneus…
Espérons que toutes ces professions auront eu assez d'essence pour répondre aux besoins des malades ou personnes âgées…
Oui décidément la CGT n'a pas sa place en tant qu'organisation reconnue par la puissance publique, et elle devrait être dissoute car elle porte atteinte trop régulièrement à la vie normale du pays, et à l'équilibre de sa population. Cette organisation devrait être mise hors la loi et interdite dans les entreprises vitales pour l'économie et la vie des Français.